IV
de .18091 < Je vais armer 80,000 hommes, écrit-il à Talleyrand le 30 mars, au mois de septembre j'en armerai 80,000 autres. > En même temps que par une nouvelle violation des lois qu'il a faites, il soustrait au C(M*ps législatif le vote de cette mesure inique pouf l'imposer à la complaisance de ses sénateurs, il la motive effrontément sur la nouvelle fantastique « que l'Angleterre vient de lever 200,000 hommes*. » Il prévient ses confldents, Cambacérès et Lacuée, que les objections sont inutiles, qu'il les connaît d'avance, qu'il n'écoutera aucune représentati9n, ne souffrira aucun délai, que telle est son immuable volonté. Talleyrand reçoit l'ordre de faire connaître à l'Autriche que nos levées nç sont qu'une réplique à ses propres armements, à sa politique équivoque, « qu'il attend sa réponse i nos ouvertures pour faire faire demi-tour à droite i notre armée de Bretagne et de Normandie..., qu'dle sera bien folle d'attirer chez elle le thé&tre de la guerre..., qu'il est prêt à faire passer la revue de son armée à l'intérieur par un ofQcier autrichien qv verra par ses yeux combien de troupes il peut en* voyer en Bavière avant un mois.... Enfin que l'Autri* che doit concourir à la paix selon les ouvertures qu'il lui a faites, mais qu'il faut qu'elle ne lui donne {dos d'inquiétudes et ne lui fasse plus de menaces. »
De si insolentes provocations succédant tout à coup aux caresses, étaient faites pour pousser à bout lei hommes d'État les plus disposés à la résignation, et peut- être l'Autriche, tout affaiblie qu'elle fût alorSi n'eût-elle pas supporté un pareil langage s'il lui eât