‹ Histoire de Napoléon Ier (volume 2)Chapitre 205 sur 310 · LOISIBS D'OSTERODE ET DB FINKENSTEIN · texte numérisé non relu

LOISIBS D'OSTERODE ET DB FINKENSTEIN

nse commune et pour la reconstitution de l'Europe ; I s'engageaient particulièrement à ne faire aucune nquile pour leur propre compte pendant toute la durée ! la guerre (art. 13). Cet engagement, à coup sûr îsintéresséy mais un peu prématuré peut-être, témoilait assez des illusions qu'avait fait naître dans leur prit Tindécision de h bataille d'Ëylau.

Pendant que ces démonstrations pacifiques s*échan- «ient de part et d'autre, semblables à ces contrearches savantes et à ces mouvements simulés par pqnels les généraux s'étudient à découvrir le côté ible d'un adversaire. Napoléon, établi à Osterode lis au château de Finkenstein (l" avril), s'occupait ftÎTement à relever le moral et le matériel de son mée, à assurer ses approvisionnements d'abord si Ibctueux, à presser l'arrivée de ses renforts, et organisation de ses conscrits. Le 4 avril, Cambacérès Regnault de Saint-Jean d'Angély se présentèrent en n nom devant le Sénat consterné pour obtenir de i l'appel de la conscription de 1808. Cambacérès ra ses grands dieux que ces jeunes gens ne seraient iployés qu'à l'intérieur. Il insista sur la « la bonté ttmelle de Sa Majesté qui n'avait pas voulu que les voTeaux conscrits affrontassent les grands travaux I la guerre avant de s'être par degrés familiarisés ec eux. > On lut ensuite un rapport de Berthier qui ablissait « que jamais les armées de Sa Majesté ivaient été aussi nombreuses, aussi bien exercées mieux organisées; >mais qu'il fallait subvenir aux Tles subies dans les batailles et < à la consommation s maladies^ > parole terrible dans son laconisme, et li exprimait bien le déchet prévu de cette immense

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coupe réglée. Regnault parla le dernier. U s'attendrît sur l'Empereur c qui avait toutfait pour avoir la paix » et dont le cœur saignait en réclamant cette nouvelle conscription. U s'attendrit aussi sur les consente : «Ce ne seront, dit-il, à proprement parler que des garda nationales f des corps où h$ enfants obéissant à la inris de la nature^ remplaceront pour ainsi dire leurs pères sous les aigles départementales.... il en coûte à Sa Hsyesté, témoin ce bulletin d'Bylau où respirait le regret plutôt que la joie de la victoire^ ! »

Cette pastorale larmoyante émut les sénateurs qui étaient trop sensibles pour refuser leur vote à œ Tibulle de la conscription. Gonscrire et proscrire, td était déjà selon l'expression d'un contemporain* le premier et le dernier mot du régime impérial. Napoléon était bien loin de la sentimentalité que lui prêtait Regnault. Sa bonté paternelle en était à rètaUir» par des rigueurs inexorables, la discipline fort ooBipromise dans ces derniers temps : < J'ai vu afec peine, écrivait-il à Soult, qu*un paysan était vaoïi •d'Elditten à Liebstadt. Ne saurons nous donc jasMis servir? pas même un lièvre ne doit passer la Ugne. Le premier qui passera, faites-le fusiller, ûinscMl m coupable*. » C'est par de tels moyens, paratt-il» qu'es fait à la guerre ce qu'on est convenu d'appeler de fnsdes choses. U proûta des loisirs que lui laissait Bmmt sen pour pousser énergiquement le siège des ptaees qui tenaient encore soit en Silésie, comme NéiSB et <jlatz, soit dans la Prusse supérieure, comme Gmdeox

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