LOISIRS D'OSTKRODE ET DE FINKENSTEIN
iogénDité à exiger de Fouché la foi aveugle et persuasive d'un apôtre. C'était constater naïvement que ropinion subornait la police elle-même, ordinairement fi convaincue, et, s'il y avait regardé de plus prèSt il eût découvert qu'elle avait un complice jusque dans sa propre conscience.
L'opinion était tout le monde, c'est là ce qui la rendait à la fois si forte et si insaisissable. De là la singulière et puérile irritation de Napoléon contre les personnes qui représentaient à ses yeux, dans une mesure quelconque, cet être collectif et intangible qa'il poursuivait sans pouvoir l'atteindre. Plus il se tentait impuissant contre cet ennemi impersonnel et anonyme, plus sa haine s'attachait à tout ce qu'il en pouvait voir et toucher. Vers la 0n de mars 1807, ce conquérant, dont les nouvelles levées portent l'ariiée à plus de 600,000 hommes, apprend tout à coup qu'une femme a été vue aux environs de Paris ; il n'en but pas plus pour troubler l'équilibre de ce puissant «prit. Ses lettres se remplissent d'invectives à l'aèresse de cette femme, de reproches à l'adresse des Binistres qui ont toléré sa présence : < J'ai écrit, Bande-t-il à Cambacérès, au ministre de la police de ittivoyer Mme de Sta%l à Genève. .. . Cette femme contiane son métier d'intrigante. Elle s'est approchée de Piris malgré mes ordres. 6'est une véritable peste. Mon istention est que vous en parliez sérieusement au miniltre, car je me verrais forcé de la faire enlever par la Hindarmerie. Ayez aussi Tœil sur Benjamin Constant, je ne veux plus rien souffrir de cette cliquet »