‹ Histoire de Napoléon Ier (volume 2)Chapitre 21 sur 310 · LA MÉDIATION RUSSE · texte numérisé non relu

LA MÉDIATION RUSSE

en effet flatté de neutraliser la Russie an prix de ce ?ain titre de puissance médiatrice, et d'une suprématie tolérée sur la république des Sept Iles. C*eût été acheter i bon marché la complaisance et les services d'Alexandre. Mais c'était un peu trop compter sur son ingénuité; et ce prince sut déjouer cette façon adroite dç le mettre hors du débat, de lui ôter la pensée d'y intervenir pour son propre compte. Si l'on se rappelle que la Russie n'avait jamais cessé d'intercéder auprès de notre diplomatie en faveur de ses clients de Naples, de. Piémont et d'Allemagne, que nous lai avions toujours répondu par de fausses promesses on par des fins de non recevoir, on n'aura pas de peine à concevoir qu'elle avait trop de griefs communs avec rAngleterre pour s'irriter beaucoup du refus de cette puissance de se soumettre à un arrêt arbitraire et sans appel, qui ne devait trancher qu'une partie des questions engagées dans le débat. Non-seulement Alexandre ne se brouilla pas avec l'Angleterre comme le Premier Consul l'espérait, mais il renouvela en son propre nom ses anciennes réclamations, et protesta avec vivacité contre l'occupation du Hanovre et la nouvelle expédition dirigée contre Naples.

La Russie «^taît représentée à Paris par M. de Markoff, diplomate hautain, fort peu conciliant, mais esprit très-pénétrant, dévoué aux intérêts de son pays, et qui avait vu avec regret et humiliation la duperie dont son souverain avait été l'objet lors de la médiation germanique. Au lieu de chercher à adoucir et à atténuer les représentations dont il était chargé, Markoff les accentua de la façon la plus énergique ; il se sentait fort du mécontentement de sa nation contre la

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nittstfcrs occasioiui il ne craignit pas :« Cur il y avait les Russes, affir- «a lin tragique de Paul P' donnait ,q«ce. L'irritation de Bonaparte en pré- «lUtude de la Russie fui d'autant plus ^"ât 5^ attendait moins de la part d'Alexan- 4^ .«4^tMt,^«iies gens qui étaient alors ses amis et ses Incapable de dissimuler son dépit» il s'en à Varkotl^ renouvela à son égard les avanies 4ti^À anùl iaîi subir à lord Whitworth, et iioit par le 4iiMCK«r directement à Alexandre comme « se mêlant SNifueinment et d'une façon désagréable des intrigues in pays' » ce qui lui donnait le droit de demander W rappel de ce « polisson '. > Malgré celte mauvaise humeur réciproque, la Russie persista à otïrir non plus son arbitrage mais sa médiation.

Elle soumit vers le milieu du mois d'août au gouvernement français un aperçu général des concessions qu'elle jugeait propres h amener une réconciliation entre les parties belligérantes. .Mais le Premier Consul qui avait invoqué Tarbîtrage ne voulait plus entendre parler de la médiation, et les conditions qu'il avait lui-même mises en avant, dans le but unique d'obtenir une suspension d'armes et d'entraîner la Russie, lui paraissaient maintenant d'une absurdité choquante. 11 exprima ses idées à cet égard dans une série de communications dont le désordre et Tincohérence trahissent le trouble de son esprit'. 11 ne veut

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