‹ Histoire de Napoléon Ier (volume 2)Chapitre 22 sur 310 · A Tallrvr.iml, "2: J août · texte numérisé non relu

A Tallrvr.iml, "2: J août

3. Klles cooififitenl rlaiij^deiix lettre» <-niv)o!t do dmix aniicves trr^prolues, Mlresrtées à Tailcyranil (23 aoûl ISU3].

LA, MÉDIATION RUftSB. 5^

plus à aucun prix consentir à cette cession de Lsbh pèdouse qu'il proposait deux mois auparavant; il réfute de traiter avec IfAnt^eterre des aibires du continent; il est tout prêt à évacuer la Hollande et la Suisse, mais il ne stipulera jamais celte clause dans un artidê. Quant aux indemnités demandées pour le roi de Saxdaigne, il ni'; consenUra • <)ue si l'Angleterre rend Ce;lan à la Hollande oa ta Trinité à l'Espagne. » Il va jusqu'à dire qu'il ne menace ni ne géoe en rien la neutralité des petits États ; s'il j a (ait entrer s<-s troupes, c'est uniquement « parce que FAngleterrea gardé Halte et violé Tindépendance germanique ^ > Ces propositions, ksseules qui sedétachent nettement au milieu d'un flot de déclamations, peuvent faire juger du degré de bonne foi qu'il apportait dans le débat, et des arrière-pensées qui lui avaient dicté sa demande d'arbitrage. Elles mirent fin à la médiation russe ; mais cet avortemeut laissa à Alexandre quelque chose de plus que le souvenir d'une déconvenue ; car il avait échoué pour son propre compte aussi bien que pour celui de TAngleterre.

Le résultat fut presque le même avec la Prusse qui avait pourtant beaucoup de raisons d*être moins susceptible que la Russie. Loin d'être animée contre nous de sentiments agresaiis, cette puissance nous avait toujours témoigné les dispositions les plus amicales. Particulièrement désireuse d'être agréable au Premier Consul, elle lui avait donné récemment une marque non équivoque de son bon vouloir, en se chargeant de nègf cier pour lui une sorte d'abdication de la maison

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