‹ Histoire de Napoléon Ier (volume 2)Chapitre 210 sur 310 · LOISIRS D'OSTERODE ET DE FINKENSTEIN · texte numérisé non relu

LOISIRS D'OSTERODE ET DE FINKENSTEIN

sée est de réunir des hommes qui continuent, non Fhittoire fhUosophique, non Vhistoire religieuse^ mais VhùUÂrt des faits. » L'histoire sans conclusions, c'està-dire l'expérience sans enseignements, la science sans généralisation y la société sans principes, yoilà bien en déGnitire Timpossibilité qu'il rêvait. En tout il visait à supprimer l'idéalité, et en quelque sorte l'âme même des choses, parce qu*il sentait bien que ee principe supérieur était forcément contre lui. ITe&t-ce pas lui qui voulait qu'on parlât de Mirabeau sans parler de ce qui avait fait l'inspiration, la puissance et la grandeur de Mirabeau^ c'est-à-dire de ses idées? Lors de la réception de Haury à l'Académie, le président des immortels, l'abbé Sicard, avait jugé à propos d'exterminer la mémoire de Mirabeau; et cet excès de zèle avait indisposé Napoléon qui voulait qu'on s'absttnt également du blâme et de la louange : « Il y a des choses, dans cette séance de l'Académie, qui ne me plaisent pas, écrivait-il à Fouché. Il n'était pas do ressort du président d'une compagnie savante de parler de Mirabeau. S'il devait en parler, il ne devaU parler que de son style^ cela seul pouvait le regarder '• 9 Ite parler que du style de Mirabeau ! c*était à peu près comme s'il eût voulu que l'avenir ne parlât que de l'orthographe de Napoléon. Et il chargeait lèoché de parler de Mirabeau « avec éloge > afin de rétablir la balance , comme si la gloire d'un grand homme était à la merci des déclamations

1. Napoléon à Fouché, 20 mai. Les éditeurs de la Correspondance ont imprimé ici : i( ne devait pas parler de son style j ce qui n'a aucun sens.

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dune mcidémie ou des apologies d'un homme de police!

Les mojens que Napoléon avait Imaginés pour venir en aide aux souffrances de Tindustrie et du comn*étaient guèfe plus efficaces que les encouraqnll proposait pour la littérature. U avait d abord demandé au conseil d'État une enquête sur les cmoses du mal, et les remèdes qu'on devait y êf* porter. Mais comment espérer d'une assemblée de ionctîoiuiaires une réponse utile à de semblabki 4a«stioDS? Le mal, c*était lui-même, c'était oe qff- (ème insensé de conquête à outrance, de guerre sans an. de compression universelle; c'était le bloc» continental, c'étaient les alarmes du crédit, les COB* âsratîoDs par décret, les conscriptions anticipées, h stérilité de toutes les branches de production. Le conseil d'Etat, fort empêché de détruire TeBet en respectant la cause, répondit par la proposition, asiei ridicule en des drconstances aussi graves, de faire meubler les évéchés et les préfectures afin de fournir du travail aux industries qui chômaient. Cet eipédient lumineux ne fut pas du goût de Napoléon; mais celui qu'il lui substitua ne valait guère mieflx. Il décida qu'une somme de 500,000 francs par mois, soit six millions par an, serait avancée à titre de prêtas! manufactures en souffrance, à la double conditioB que la manufacture continuerait à marcher, et qu'elle consignerait dans un magasin spécial une quantité de marchandises d'un prix équivalent à au moins deux fois la somme prêtée. En communiquant ce projet à Cambacérès, Napoléon disait : « Un prêt ainsi fait, je suppose quil me donne hypothèque. Si nos lois

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