‹ Histoire de Napoléon Ier (volume 2)Chapitre 211 sur 310 · LOISIRS D'OSTERODE ET DB FINKENSTEIN · texte numérisé non relu

LOISIRS D'OSTERODE ET DB FINKENSTEIN

ne me la donnaient pas, faites un décret qai I la donne ^ » Telle était au juste la connaissance e le grand législateur^ Timmortel auteur du code, jet des admirations de la postérité, avait des lois 'il était censé avoir faites. Mais ce prêt avec ou as hypothèque devait le mener plus loin qu'il ne osait. Après avoir transformé TËtat en préteur sur se et en commanditaire de l'industrie, il fallait aller iqu'au bout et faire de lui un marchand, car les irchandises consignées ne pouvaient que se dételer rapidement et il était urgent de leur trouver placement. Napoléon semble avoir caressé un inmt ce projet en adoptant l'idée de contraindre les rires neutres à réexporter nos produits après nous oir apporté les leurs, mais cette menace n'eut d'au- \ résultat que de les éloigner de nos ports . Ces secours purent avoir leur utilité dans certains i exceptionnels, mais leur inévitable publicité lit le tort grave d'équivaloir, pour le négociant, à e sorte de déclaration de faillite, et il est d'ailleurs itile d'en faire ressortir Tinsuffisance. Six millions or combler un pareil déficit; c'était une goutte aa pour éteindre un incendie. Quant aux mesures mpiémentaires qu'y joignit Napoléon, telles que tablissement à Paris d'un atelier de fournitures ilitaires, l'invitation qu'il adressa à sa femme et à I sceurs d'y faire des dépenses. Tordre de faire mettre à neuf ses appartements des Tuileries, elles mblent être écloses.dans la tête d'un enfant plutôt le dans celle d'un homme d'État, et si on les cite

[. Napoléon à Cambacérès, 36 mars 1807.

d*ordinaire comme des preuves de bonne volonté, on peut y voir aussi un témoignage encore plus firappant d'impuissance. De tels eiïorts ne pouvaient être fructueux qu'à la condition de s'attaquer à la vraie cause de tant de maux, c'est-à-dire à la politique insensée qui les produisait ; or si Ton ne peut croire que Napoléon se faisait illusion à cet égard sans loi dénier toute clairvoyance, on a le droit d'affirmer que ces calamités ne le touchaient qu'autant qu'elles pouvaient atteindre son prestige et sa popularité. Il s'en préoccupait jusqu'à un certain point en France parce qu'il savait quelle force redoutable les souffrances populaires pouvaient à un moment donné communiquer aux rancunes de l'opinion, mais dans les autres piys soumis à notre influence il y était aussi parfaitemect insensible que s'il se fût agi des habitants de Saturne. De tous ces pays la Hollande était celui qui avait le plus à souffrir, parce qu'elle n'était ni riche des produits de son sol comme l'Italie, ni gorgée des dé« pouilles de l'Europe comme la France. Ruiné par It guerre, par la perte de ses colonies, par l'inaction forcée de sa marine, par l'interruption de ses relt tions commerciales, ce petit État, qui possédait on territoire insuffisant pour le faire vivre, avait reçu le dernier coup du blocus continental. On n'en exigeait pas moins de lui qu'il entretint une armée de plus de cinquante mille hommes K Témoin de tant de misères, le roi Louis s'efforçait de les adoucir par sa simplicité, son économie, son respect pour les mœorSt les traditions, les susceptibilités d'un peuple faible,

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