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Napoléon à Alexandre. 4 juillet

124 HISTOIRE DE NAPOLÉON l*'.

partageront la Turquie. H fait aussi bon marché de la Perse qu'il a également entraînée dans cette guerre et sur le concours de laquelle il a bâti tant de réYes gigantesques : son an\bassadeur (hrdane est à peine arrivé à Téhéran, que tout est déjà défait. Quant à la Pologne, qu'il a encouragée et si largement eiploitée, il ne peut plus en être question ; tout ce qu'il fera pour elle consistera à donner à la Saxe les provinces qui appartenaient à U Prusse. Il agrandira même d'un lot de deux cent mille âmes la part aflérente à la Russie dans les dépouilles de ce malheureux pays. De ce qu*il appelait lui-même nos alliés naturels et nécessaires, reste la Suède entraînée malgré elle par son roi à la guerre contre la Franee. Pourquoi Alexandre ne lui enlèverait-il pas la finlande? Gk>n vient-il que les belles de Pétersbourg entendent de leurs palais le canon suédois ? QuMl ntiisite donc plus à dépouiller un prince qui a si longtemps combattu sous les drapeaux russes I qu*il apprenne à mettre ses intérêts au-dessus de ses sympathies! Voilà la seule politique qui soit digne d'un grand empire. Elle assure à la Russie des avantages certunset positifs, tandis que le donquichottisme d'Alexandre et ses plans de régénération européenne ne lui oot rapporté que des désastres. Et en échange de ces immenses concessions et de l'influence qui en sertie gage y que lui demande-t-on ? Une renonciation i des rêves démontrés chimériques, une neutralité dans des questions qui ne touchent en rien aux Intérêts sérieux de la Russie, une coopération qui n'aura pour ainsi dire qu'à se montrer pour vaincre taot elle sera irrésistible !

Ainsi parle le tentateur à l'oreille du jeune homme qo'il croit éblouir, sans se douter qu'il est dupe luimême de son propre eni\Tement. C'est en effet Napoléon qui fait en réalité tous les frais de cette alliance dont il espère être seul un jour à recueillir les fruits. Que lui donne Alexandre en retour de ces ligrandissements qu'on lui prodigne avec tant de libéralité? des promesses et des paroles, rien de plus, n reconnaît les royaumes nouveaux fondés par Napoléon, mais ce n'est pas sa reconnaissance qui les Tendra plus solides. Il promet de s'associer aux mesures prises contre l'Angleterre, mais c'est là un engagement mal défini, d'une exécution éloignée» d'un sens susceptible de beaucoup d'interprétations et qu'il ne sera pas impossible d'atténuer sinon d'éluder. A la vérité, il laisse sacrifier son ami le roi de Prusse, mais ce sacrifice n'a rien de définitif, on lui laisse une partie de ses États qui pourra servir à recouvrer l'autre. En toute chose 11 ne donne que l'incertain en échange du certain. Ce qu'on lui cède est irrévocable et ce qu'il accorde est provisoire. Et symptôme caractéristique, c*est Napoléon qui s'exécute le premier, ^est lui qui paye d'avance. Ce profond scrutateur do cœur humain semble ne plus se douter qu'on Toit quelquefois des débiteurs ne pas acquitter leurs dettes, il ne sait plus que les hommes sont inconsistants, qu'ils ne se piquent pas d'une reconnaissance étemelle surtout en politique, et lorsqu'ils ont intérêt à être ingrats. Il ne lui vient pas à l'esprit qu'en présence des avantages énormes qu*onIui fait, Alexandre peut de très-bonne foi contracter des engagements qui, lorsqu'il n'aura plus à en tirer aucun

profit, pourront lui paraître très-incommodes à remplir 1

Alexandre n*eut donc aucun effort de duplidté h faire pour paraître séduit et enchanté devant au Tainqueur qui venait à lui les mains pleines de présente au lieu de lui imposer les dures lois de la guerre. On ne lui demandait que « des choses futures, » ce qui ne coûte jamais beaucoup quand l'équivalent est pajé argent comptant. Pour le moment, il s'acquittait eo admiration, en flatteries fines et délicates envers le grand homme qui voulait bien l'associer à ses pUni, lui ouvrir sa belle Ame, lui enseigner les secrets de la grande politique. Alla-t-il dès lors jusqu'à se dire que la conduite de ce héros envers les alliés qui i^étaient compromis pour lui, et particulièrement envtf» la Turquie qu'il avait entraînée à la guerre, lui oflinit à lui-même un exemple utile à méditer et peut-être i suivre plus tard ? Il est permis de supposer que cette leçon ne fut pas perdue pour lui; ce qui est oertûOt c'est qu'au témoignage d'un observateur sagace qoi était son confident, Alexandre ne rapporta de ce commerce intime et prolongé avec Napoléon qu'une impression de crainte et de déGance fondée sur oo^ appréciation très-juste de son caractère '•

Les conditions de l'accord une fois établies é^ terrain fiié, il ne s'agissait plus que d'en trounrl^ mise en œuvre, de régler en quelque sorte la pioc^ dure à suivre afin de masquer quelque peu aux yeux du monde la soudaineté de ce prodigieux revireme&L

1. Correspondance du prince Czartoryski avec Alexandre, publia parCh. deMazade.

Il fut convenu entre les deux empereurs que cette coalition pour la guerre serait présentée à l'Europe sous la forme d'une démarche en faveur de la paix. Les deux souverains offriraient simultanément leur médiation l'un à l'Angleterre, l'autre à la Turquie, et comme ils prévoyaient que cette médiation ne serait pas acceptée, ils sommeraient ensuite les États européens d'entrer dans leur ligue» ce qui leur permettrait de se pourvoir aux dépens de ceux qui se montreraient récalcitrants.

Tel fut l'esprit qui dicta les fameuses stipulations de Tiisit. La partie du traité qui devait être rendue publique, réglait d'abord la délimitation du nouveau royaume de Prusse. Napoléon c par égard pour S. H. l'Empereur de toutes les Russies » consentait à restituer au roi de Prusse ses provinces situées à la droite de l'Elbe, à l'exception toutefois des provinces polonaises qui étaient données à la Saxe, prélèvement &it de domaines estimés à vingt-six millions dont Napoléon avait déjà disposé en faveur de ses généraux. Il se considérait comme le propriétaire légitime des États prussiens et devenait ainsi le bienfaiteur du roi auquel il daignait laisser quelque chose. Cette clause, si humiliante dans la forme et si dure quant au fond, enlevait au roi Frédéric-Guillaume plus de quatre millions de sujets sur neuf. Il essaya vainement de faire revenir Napoléon à des sentiments plus modérés en s*efforçant de lui démontrer son droit et sa bonne foi dans l'affaire de la violation d'Anspach. En cela il prouva qu'il connaissait bien mal son adversaire, car ce qu'il pouvait faire de plus dangereux pour ses intérêts, c'était d'établir qu'il avait eu rai-

HISTOIRE DE SAPOLÉOK I".

son! Si en elfet il avait la justice pour lui, (pi'étaitce que cette conquête sinon du brigandage! La beik reine de Prusse ne commit pas une moins forte méprise lorsque dans son désespoir elle s'adressa va sentiments chevaleresques de i'homme qui l'avait lî cruellement insultée dans ses bulletins. Napoléon liumème a raconté avec des insinuations peu délictlH ^ les inutiles efforts qu'elle fit pour le fléchir, ftw .. toute concession il lui oITrit une rose : « an moi» » avec Magdebourg ? lui dit la reine suppliante —je It , rai observer à Votre Majesté, lui répondit-il durtonl. que c'est moi qui l'offre, et vous qui la recevez. ■

Le traité stipulait ensuite la double offre de méû- „ tion auprès de l'Angleterre et de la Turquie, et Alenfr j. dre s'engageait à Taire évacuer immédiatemeot [tf ' ses troupes la Moldavie et ta Valachie jusqu'à lad*- ; clusion d'un arrangement déûoilif. Napoléon iTwt introduit celte dernière clause par une sorte der«- ; pect humain pour lui-même plutôt que par mén»î»-Jment pour la Porte, car il ne s'en était pas nioiotU engagé envers Alexandre à lui faire céder <Umi B*V (es cas ces deux principautés. Au reste une rénJo- 1^ tion venait d'éclater à point nommé à Constanlinopl^ , comme pour lui offrir le prétexte dont il avait betf^l et le dispenser même de ce reste de pudeur. L* , malheureux Sélim qui s'était jeté à son instîgit«ti dans cette guerre funeste, avait été détrôné, empri* V( sonné par les Janissaires jaloux d'une milice arniM' L l'européenne qu'il avait organisée sur les conseil) di L Napoléon, Cet événement providentiel était cens^ ifc" lier l'Empereur des Français de tousses engagement! „.. envers la Turquie. Le traité constaUil enfin la rc-

connaissance solennelle des rois de Naples et de Hollande, de la confédération du Rhin, celle de Jérôme en qualité de roi de Westphalie. Ce royaume devait être formé partie avec les dépouilles de la Prusse sur la rive gauche de l'Elbe, partie avec la Hesse-Cassel. A ce traité qui devait recevoir une publicité immédiate, se joignaient d*abord des articles additionnels, et ensuite un traité d'alliance offensive et défensive destinés les uns comme l'autre à rester secrets, et dont même aujourd'hui on ne possède pas le texte authentique, bien qu'on en connaisse la substance. Les articles stipulaient la cession à la France des Iles Ioniennes, des bouches du Cattaro, la reconnaissance de Joseph comme roi de Sicile à charge par Napoléon de fournir au roi Ferdinand une indemnité, telle que les lies Baléares ou Candie. Le traité d'alliance préfoyait le cas de la non-acceptation par l'Angleterre et la Turquie de la médiation qu'on allait leur proposer. Si, comme tout portait à le croire, l'Angleterre répondait par un refus, les deux puissances mettaient mssitôt en commun la moitié de leurs forces, elles ■dressaient leurs sommations aux trois cours de Copenhague, de Stockholm et de Lisbonne, ce qui défait» selon toute probabilité, permettre à la Russie le mettre la main sur la Finlande, à la France d'envahir le Portugal. Quant à la cour de Vienne, on ne la mettait pas aussi impérieusement en demeure de m prononcer, mais on s'engageait < à insister avec inrce auprès d'elle. » Si, de son côté, la Porte n'acceptait pas, on s'obligeait à soustraire au joug des Tores toutes les provinces ottomanes, Constaruinople U la Raumélie exceptées. Pour l'Angleterre le refus c'é-

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taitlftgDeiTeavec toute l'Europe; poar \a Tarqoit c'éttôt le partage' et lamine totale de s» domloaU»

En dehors de ces stipulations dont l'autlientldté iDdiscntable, y eut-il dans l'entrevue de Ttlatt H C(HiTeDtions éventuelles et verbales relativemeot 1 deux questions qui occupaient depuis longtemps S»poléon, celle de Rome et celle d'Espagne? Le f*!' usez probable en ce qui concerne l'Ëspagni qu'on pnis^e toutefois l'afûrnier d'une façoo li lue. La funilledes Bonaparte se trouvant au! sor tant de trânes à celle des Bourbon: même sur des pays que celle-ci n'avait Jamais vernés, il est peu tTaisemblablè que Napoléon lit' mystère à Alexandre de son intention de ratt l'Espagne ft son système et d'établir un nouvean de famille entre les peuples de l'Kurope occident»'''! Quant à la souveraineté temporelle des papes, ou |«* dire qu'elle ne comptait alors presque pour rien Europe, surtout aui yeux d'un empereur scbi tique; elle ne pouvait créer aucune difâculté eut les deux états, et c'eût été une précaution su| que de chercher à obtenir l'agrément d'un rain pour qui elle n'avait aucun intérêt. m

L'œuvre immense qui venait d'être ébauchée il*^ sîlt ne reposait, en dérmitive, que sur des hypott(**)B Elle supposait que l'empereur Alexandre se ferait comme lié par des serments éternels enve» homme qui n'en avait jamais tenu aucun; elle posait que ce jeune souverain qui n'avait pu être

I. Gardeo, lliflnire dis Imitfy, I. X,— BignoD, JKftoi'w'iH' mtUiqtu, — Da Ciurci , Mieuni da f rwM, «M.

ratné que momentanément par les magniflquesavaniges qu'on lui avait assurés, était à jamais convoi, mché de la grflce comme saint Paul à Damas, qu'il ridt pour toujours dépouillé le vieil homme, oublié m passé, ses idées, ses sympathies, qu'il avait subinent changé de nature, de caractère et même de itrie pour devenir sans retour le plus aveugle séide I la politique qu'il avait combattue jusque-là ; elle ipposait que Napoléon serait fidèle à sa parole, qu'il ndrait jusqu'au bout des promesses en partie vertes, qu il ne se repentirait jamais d'avoir conclu un vché de dupe ; elle supposait enfin que les peuples WCfpéens assisteraient jusqu'au bout en spectateurs ■passibles et satisfaits à ce bouleversement arbiiire de leurs institutions, de leurs habitudes, de un liens nationaux , de leurs traditions séculaires; fils se résigneraient à être les instruments de leur opre oppression, qu'une fois les armées détruites les gouvernements renversés tout était dit, et qu'il f avait plus lieu de s'occuper de ce qu'il y avait au- ■80US. Opinion publique, force morale, sentiments iftriotiques, fierté nationale, traditions populaires, Dour de la liberté, tout cela était censé ne pas exisr. En effaçant les anciennes dénominations géograliques on avait cru supprimer les nations, et rEu** ffB entière n'était plus aux yeux de ses dominateurs ^one matière inerte, susceptible de prendre toutes s formes qu'on voudrait lui imprimer.

Jamais apparences n'avaient été plus effrayantes mr la liberté de l'Europe, jamais le césarisme cone nature qu.e Napoléon avait tenté de ressusciter par plus insensé des anachronismes, ne parut plus près

de se consolider qu'à ce moment où il apparat u monde, appuyé d'une part sur le colosse moscovite, (ie l'autre sur une puissance militaire sans préc^ dents. On put croire que tout était perdu, désespéré, et cependant ces plans grandioses, cette Lfîompban^ conception, cetttj ligue formidable n'étaient qu'épouvanlail, vision et chimère. Napoléon n*avait fail » Tilsit que préparer les éléments d'une rivalité noovelle : il avait relevé et fortilié de ses mains un antagoniste plus redoutable pour lui qu'aucun autre, pua qu'il était placé hors de ses atteintes. Dans chacuni des clauses de celte paii était caché un cas it guerre. Ce conl-^mpteur de ridéol(%ie n'avait su ItiK à Tilsit que ce qu'il appelait avec mépris de ■ la politique de l'antaisie. • 11 y était venu pour tromper, A il en repartait dupe de sa propre avidité plutôt qnt de la dupliciti5 d'Alexandre. U y avait cyniquentOl trahi d'anciennes et Qdéles alliances, il n'en rap|)Oitait qu'une amitié douteuse et sans lendemain, b cela il agit non sous la pression d'une nécessité impérieuse, mais de son plein gré, avec une pleine conscience de ce qu'il faisait et poussé seulement par UOô frénésie d'ambition. On n'a pas besoin d'autre ja$t que de lui-même pour apprécier la valeur polit de ces stipulations imprévoyantes : « La Valat la Moldavie, écrivait-il à Alexandre le i» février forment le tiers de la Turquie d'Europe. C'est acquisition qui dte toute force à la Turquie, et on le dire, anéantit ctt empire, mon plus aitci Par pure amitié pour Votre Migeslé, j'ai reconna U réunion de ces belles contrées, mais lans ma con/ùaf dans la continuât-on de son amitié, ptusiturt campo-

0 gnes trls-malheureuses n^eussent pu amener la France à

0 voir dépouiller ainsi son plus ancien allié, » Que'poa- ^ Tait-il dire de plus sévère pour lui-même? Sacrifier ;0 un allié et donner deux provinœs en échange d'une j0 amitié, et d'une amitié de roi, cela était à coup sûr ^ BOOYeau dans les annales de la diplomatie, c J*ai con- ^^lenti, continuait-il, à ce que Votre Uajesté gardât la M^ Finlande qui est un tiers de la Suède et qui est une g^frovince si importante pour Votre Majesté, qu'on

tfàêiîî dire que depuis cette réunion il n*y a plus de Suède, ^mjKmqne Stockolm est maintenant aux avant-postes g^m royaume. Cependant la Suède, malgré la fausse

i^iolitique de son roi, était aussi un des anciens amis de ^jjto France. »

^^ Veut-on enfin avoir son témoignage sur la pos- ^jrilnlité tant controversée d'une reconstitution du -^{^eyaume de Pologne, et sur les motifs qui le portè-

1 ilNDt à abandonner cette nation qui était aussi une ^^iée naturelle de la France? • On fatigue les oreil-

Jm de Votre Majesté de propos calomnieux. Je veux, i^l^it-on, rétablir la Pologne. J'étais maître de le faire à JÊUni. Douze jours après la bataille de Friedland, je ^^iOQfais être à Wilna.... Je le pouvais en 1810 au mo- «r Aent où les troupes russes étaient engagées contre 1-^ Porte. Je le pourrais dans ce moment encore. » Voilà, iQ^Csait-il lui-même , tout ce qu'il avait fait, voilà les Ctiierifices d'orgueil, d'honneur, de loyauté qu'il s'était illtiiiposés, et dans quel but? dans quelle espérance? litans compensation, sans garantie, sans autre corres- ^liectif que Yamit'é d'Alexandre, moins que cela, une ' Iferomesse d'amitié 1 On pouvait théoriquement soutenir que les engagements contractés à Tilsit étaient

IT. lî

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réciproques. Mais dans la pratique cette réciprocité s*évaDOuissait, car les obligations de Napoléon devaient être d'uneexécution immédiate ; celles d'Alexandre étaient d'une échéance à la fois vague et éloignée. L'an donnait, l'autre promettait de faire, selon la vieille formule do tu faciès, source étemelle de tromperie. Pour ne pas voir tout ce qu'un tel pacte avait de désavantageux, Napoléon avait dû être aveuglé par un accès d'infatuation ou de passion inconcevable. C'est qu'il avait cru non pas acquérir une amitié, mais gagner un complice f II avait cru subjuguer i tout jamais l'enthousiaste Alexandre, oubliant que cet enthousiasme avait déjà brûlé sur plus d'un antd. Cette tête froide et positive avait eu elle aussi son quart d'heure de duperie, et dans ce quart d'heure elle avait fait de la politique de sentiment. Ce calculateur avait une fois dans sa vie joué au don Quichotte. Aussi le traité de Tilsit une fois signé, son premier mouvement devait être de l'enfreindre.

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