‹ Histoire de Napoléon Ier (volume 2)Chapitre 231 sur 310 · LE COMPLOT DE L'ESCURIAL · texte numérisé non relu

LE COMPLOT DE L'ESCURIAL

seillées, la crainte de voir son ambassadeur tomber' dans les pièges qu*on lui tend *. Mais cette lettre, ou n'était qu'un désaveu anticipé en prévision d'un acci* dent, ou fut annulée par des instructions subséquentes, car Beauhamais, loin de mettre un terme à cette négociation dangereuse, la poursuivit plus vivement que jamais , et la poursuivit avec l'autorisation de son gouvernement. Déjà il l'avait amenée, par ses insistances, à un point où elle n'avait plus rien de ce vague qu'on lui avait d'abord reproché. Le 30 septembre, il se plaignait de n'avoir que des promesses en paroles, il exigeait des garanties avant de s'engager plus avant dans cette affaire. Le 12 octobre, il reçut, enflo, par l'entremise d'Ëscoiquiz, une sorte de supplique datée du 1 1 , et signée du prince des Asturies, à l'adresse de l'empereur des Français. Le jeune prince élevait la voix vers < le héros qui effaçait tous ceux qui l'avaient précédé >, et après lui avoir dépeint l'état d'oppression dans lequel il vivait, implorait < sa protection paternelle; » il le priait < de daigner lui accorder l'honneur de s'allier à la famille impériale. > 11 est inutile de faire ressortir la gravité d'une pareille démarche sous un gouvernement monarchique. La demande en mariage, quelque offensante qu'elle fût pour les droits paternels, n'étiit rien auprès de cette dénonciation d'un père par son fils, de cet appel à rintervention d'un souverain étranger. Cette lettre, rapprochée des pièces encore plus compromettantes que rédigeaient en ce moment même les conseillers do prince des Asturies et qui devaient être avant peu

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