‹ Histoire de Napoléon Ier (volume 2)Chapitre 236 sur 310 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

-__ :t î^:- rL'-^r :r^ocnphaie àMiîan le jour même ou : -:cz: iT-Tireri iurtîTement en Espagne. CommeDt :r: .r? ; -t >: i : xrae- occupé à recevoir des fêtes et des .vi:.;i5 iu :r'-.; des acclamatioDs de ses bons peui.çs i I:j^:r, ^ iiirtte à porter ce coup de Jarnacàla c^cJKCùr tsr^^Li'lrT 5i ses troupes violent le terri- ::lpr d Lj;.= -~r. c'rst sans doute par suite de quelque -tlti::i-iu. dr çue.que ordre mal compris. L'im- :.î>>îdf,.T fs: rçiiil ajournera :or:ément ses rédima- : :•T»^ i u" zL::iiz\ :":U5 opp-orlun : quant à préseot, i-nirTr-r f?: --t:: loin eibien distrait pour lesen- : 1^"^^ E: l'zZZÀz.: ce ifmps nos troupes contiDuent . r:ir-r. rlir? .:.:: ir:.: ies provinces espagnoles. Xa- : rj- -i5 >-.: Ju c-ard. ii leur marque leurs éla- :->. ::-: rr.: t: -r. ::iàre:ice aux aiïaires italiennes. ..:rr *JL :--x-.r.: du lonheur de ses peuples. Grâce ^ r.j-jir.rn:. : : , .1 tst à l'abri lies questions indiscrè- .5 .-Siu'â. n: meiit oii il jettera le masque. Ce ^ :> =;e d l:....r v.j.: donc à lui seul un trait de génie. ;...>ir-:d:g:sre5 -if Napoléon (jui n'y ont vu que sod . ;5.r de s'y livrer d des épanchements de îamilleavec <c> irères J seph et Lucien et « d'embrasser sonnls :.:fri > le prin:e Ku?:ène, sont de [lauvres apprêcia- ;-urs de cette âme si riche en combinaisons. Conir.onl peuvenî-iis méconnaître à ce point son genieT \.îp.»léon partant à grand bruit pour l'Italie au moment où ses soldats envahissent TEspairne, cesl le même homme que Napoléon allant s'enfermer à U Malmaison au moment où Ion amène à Paris le duc d'Enghien. C'est encore Napoléon restant dans cette même Italie iia moment où il croit que ses llotîfs Vont se réuvVw àvwvs la Manche pour frapi)er l'.Vn-

JUiXOT EN PORTOGAL. 225

gleterre ; c'est Napoléon s'attardant à Boulogne pendant que son armée débouche dans la vallée du Danube pour frapper FAutriche. Il est là pris sur le vif : on pourrait citer cent autres exemples de ce trait de nature. Jamais personnage ne fut plus fidèle à son caractère, et c'est le diminuer et TafTadir singulièrement que de substituer à ses calculs les mieux conçus tantôt la main du hasard, tantôt les mobiles d'une niaise sentimentalité qu'il aurait reniée avec mépris. n faut protester, au nom du héros lui-même, contre le lyrisme béat qui nous a gâté ce chef-d'œuvre accompli de fourberie et de préméditation.

Junot, stimulé, harcelé par Napoléon qui voulait à tout prix surprendre et capturer la flotte portugaise, poursuivait sa course vers Lisbonne. Ses soldats harassés étaient à peine en état de porter leurs armes. « Je n'entends pas, avait écrit l'Empereur, que, sous le prétexte de manque de vivres, la marche de Junot soit retardée d'un seul jour. Cette raison n'est bonne que pour ceux qui ne veulent rien faire. Vingt mille hommes vivent partout, même dans le désert. » (5 no- Tembre.) Junot, qui, depuis quelque temps, était traité très-durement par Napoléon et qui voyait dans cette expédition une occasion de reconquérir ses bonnes grâces, résolut d'exécuter à tout prix ces dures prescriptions. Ses troupes étaient composées presque exclusivement de jeunes conscrits dont la plupart n'avaient pas encore atteint l'âge requis pour le ser- Tice militaire et avaient été levés par anticipation. C'était avec ces enfants inexpérimentés, incapables de supporter de longues marches, que Junot devait, selon les calculs de Napoléon, franchir en treute-cxiiQi

jours l'espace qui sépare Bayonne de Lisbonne à travers des pays montagneux, des chemins uffreui, tantôt en plein désert, tantôt au milieu d'une population pauvre, hostile, à demi sauvage, sjns vivres, sans ressources d'aucun genre. Enlré en Espagne le 17 octobre, Junot était arrivé dans les premiers jours de novembre à Salamanqtie, ayant deji laissé derrière lui un f;rand nombre de tratoardi. Il se remit en route le 12 novembre, prit par Ciud»;!* Rodrigo, puis par les gorges désolées de la Moraleit, pillant tout sur son passage pour ne pas mourir de faim, abandonnant en chemin des soldatf extéDu^il^ l'atigue bt de privations, qui tombaient presqaeu»sitôt sous le couteau des habitants soulevés. A Alantara, il trouva quelques approvisionnements el pui reposer et refaire ses soldats. A partir d'Alcantan.il longea la rive droite du Tage, mais par des cbeiniiu plus difficiles et plus escarpés que jamais. Ces chemins, courant en festons le long des nombreux contre-forts qui se détachent de la chaîne du Bein H viennent plonger jusque dans le lleuve, présenlaieol une série presque ininterrompue d'aspérités quedes pluies abondantes achevaient de rendre impraticable) en changeant chaque ruisseau en torrent. Ces nouveaux obstacles n'arrélèrenl pas la marche de ionoi- Ce général semblait avoir l'esprit frappé d'on^ idée fiie et se soucier fort peu de laisser toule son armée en route, pourvu que lui-même arrivât au jour désigné. Il poursuivit donc cette course balelsnle suivi de quatre à cinq mille hnmmes, plus semblaM» à des spectres qu'à des soldats, les habits en luD* beaux, les armes hors d'état de servir, les pieds «-

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