‹ Histoire de Napoléon Ier (volume 2)Chapitre 245 sur 310 · IV · texte numérisé non relu

IV

S54 HISTOIRE DE HAPOLiOH JT.

La crise prévue avait bien commeDcé, en effist» pen- <diiit ces deux jours, mais elle avait fini tout antiement qu*on ne Fespérait.

Mais si Murât n'avait pas d'instruction spédak ea vue d'une complicatioD qui surgissait en dehors de toute prévisioDy il avait des iostructioDs générales qii lui dictaient clairement la détermination qn*il devait prendre, et son ambition exaltée à on point extraordinaire par les fausses espérances qu'on lui avait laissé concevoir, la lui indiquait plus sûrement eih <ore. < Rassurez tout le monde, lui disait NapoléoB 4ans toutes ses lettres, tenez la balance ^le entre bw les partis ; je veux rester l'ami de l'Espagne, mais ^tre en état de surmonter la résistance par la foite; 4ites aux Espagnols que j'arrive, que j'ai les mdlleures intentions pour leur pays; envo}ez-moi ks princes à Burgos et à Bayonne si vous en aperceio la possibilité ^ > Que la fuite de la cour s'accomplit oa non, ces diverses recommandations trahissaient l'arrière-pensée évidente de se présenter à la nation espagnole en arbitre souverain entre les deux partis quib divisaient. L'équilibre se trouvant violemment romiNi au proGt d'un de ces deux partis, Murât était essentiellement dans l'esprit de ses instructions en che^ chant à le rétablir au profit dç l'autre, sans rieo préjuger d'ailleurs du fond même du débat. Hais il s'y prit avec une finesse et un machiavélisme que rambition seule pouvait suggérer à son esprit qui ne brillait pas en général par une grande force de calcul.

Il était aux portes de Madrid lorsqu'il reçut de la

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