ïïoniteur du 13 octobre
<;^ «::?rOIRK DE NAPOLEON I**.
4^»^t^i^ Qt"^ foor diriger ses affaires qu*un roi fou et :iii tff^imw ministre qui a le caractère d'une vieiUe
s^ 1»^ se contentait pas de ces basses insultes, on y ^^tib^ît les plus sinistres prédictions, et le journal ^tictol ne se lassait pas de prophétiser la ruine et rhumîliation de l'Angleterre. Il lui annonçait toutes Ws convulsions que nous avions éprouvées pendant !a tourmente révolutionnaire. Dans leur levée en masse, disait-il, les propriétaires anglais n*ont eu d'autre ohjit $n vue que la conservation des trésors quHIs disent mena^ ces par les sans-culottes français; de là l'indifférence des sans-culottes anglais au milieu de ce prétendu mouvement national, et bientôt sans doute leur révolte contre leurs maîtres. Ceux-ci figuraient seuls dans les levées de volontaires ; le peuple se gardait bien de s'y laisser enrégimenter; on aurait donc bonmar* elle de cette armée de parade : « si les légions de Gê* sar ajustent aux visages, gare que cette belle troupe ne s'occupe bientôt de pourvoir à sa sûreté individuelle I » Ces rassurantes prophéties étaient confirmées par des notes qui étaient censées émaner de voyageurs ou de prisonniers français retenus en Angleterre, et dépeignaient comme imminente dans ce pays la révolte du pauvre contre le riche. Maintenant que le pauvre était armé, cette guerre sociale devenait inévitable*.
Aux prédictions se joignirent bientôt les présages. Le Premier Consul étant reparti pour Boulogne vers
1. Voir, entre autres, \e Moniteur des 10, 20 et 22 novembre 1803.