I. Mémoires du prince Eugène, t. IV
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L'snROPB APRÈS BA.TLKH. 393
trer à l'Borope avec des forces de nature à lui ôter renvie de troubler nos opëntioDs dans la Péninsule. X'alliaoced'Alraandre était toujours le plus sûr moyen -àe contenir les puissances européennes. Ualbeureo- ■mment les mécomptes que le Czar avait éprouvés à la .aaite du traité de Tilsit n'avaient pas contribué à .loi donner confiance en Napoléon. On avait réussi upendant quelque temps & occuper l'imagination d'Aij^andre avec des plans fantastiques de partage de la ^rquie et d'expédition dans l'Inde; mais de toutes les
Sossessions qu'on lui avait promises on ne lui avait vré que la Finlande. Cette acquisition prise à main tpnnée sur les Ëtats d'un parent, d'un allié qui s'était i4|tnisé pour la cause commune, avait été mal vue en l|lassie où depuis longtemps on ne craignait plus rien \j^n voisinage de la Suide. L'intimité du Czar avec Na- ^léoa avait toujours été impopulaire anprés de ses .Kgets; elle leur était devenue odieuse depuis les dé- Mi^ions de Tilsit, et l'on parlut tout haut k Péterskoarg d'un recours possible au grand remède atiaUjfiu, remède souverain appliqué déjk k Panl 1** et à f lusieurs de ses prédécesseurs*.
I Les rapports, un moment très-tendus, de Napoléon ^vec la cour de Russie devinrent beaucoup plus bien jMîHants à mesure que les afiairea d'Espagne se comgÀlquèrent. Après la capitulation de Baylen ils deviaivnttoutà fait affectueux. Le Czar avaittropde perspicacité pour ne pas saisir le sens de cette gradation. Il invit bien vite compris que plus Napoléon se créerait de difficultés en Espagne, plus il serait foi ce de faire