I. CorrapanAantt dtplotni^iqut Aa comte de Hiitlre
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do concessions à la Russie. Chose caractéristiq™
juçeaitcetlealhance tant vantée, notre allié étai de compter sur nos échecsl Loin doncdefiurel dr. objection aux entreprises de son grand an xarcrven parlait sans cesse à Caulainconrt < « * ±o.e du monde la plus naturelle et lap ç ir-, iyi=; tiat fait que de renier son passé î*r.-.:ciî*r a aise quil avait servie, U ne lui n 1 :.:«• rB:ï-i8 hjot afin d'a%oir au moins 1 ^>- ie -ca ..vftiufte. Aussi vit-il avec im a.:. 1 tt-œr =i;-2« et grandir des embam ftv..i«:, -saur; s rosi^on si forte. Dès le miE r^-. V.-...'.ri -.'dlKt calmer l'impatience. ;: ^.>^. ft^rj-ù: i T:Ji:î qa-a était disposé àl -j- - -yr tjus j» Tcc;*. à évacuer la Prna . -v - > >-: Tîis. i i-TSTr-r les aflâires d'Oi -. ' - . .^.-a; MiiuTîTir: avoir avec le Czsr • - -t. ix:s ^ÇK? toutes ces quesl
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oléoD lai fait depuis si longtemps désirer. L'alliance Dsse qui à Tilsit n'était pour l'Empereur qu'une confinance d'ambition, est aujourd'hui pour lui une néapsité. On le sentait d'un côté comme de l'autre; Q88i les deux souverains étaient-ils également impftients de se revoir» Tun pour consolider une alliance i indispensable au succès de ses plans, l'autre pour p retirer enfin les avantages promis. Il fut convenu p conséquence que l'entrevue désirée aurait lieu à grfurt vers la fin de septembre 1808.
: Satisfaire l'ambition russe , obtenir en Europe au l^yen de cette puissante complicité une tranquillité }m quelques mois qui lui permettra d'écraser pour ovûours l'insurrection espagnole, tel est le plan nonr)pau auquel Napoléon s'attache avec son activité halibielle et qu'il a les plus grandes chances de réaliser prftce aux inimitiés qu'il a su faire naître parmi les Siefs de l'ancienne coalition européenne. Divisés dennt lui comme les chefs de la confédération gauloise levant César, ils auraient déjà éprouvé le même sort, A un nouvel acteur, le peuple espagnol, n'était venu |eter son épée dans la balance. C'est de lui seul en ce BM>ment que dépendent les destinées de l'Europe, et ifestcohtrelui que Napoléon va tourner tous ses efforts. D est débarrassé de la Prusse par le traité du 8 septembrOi débarrassé au moins momentanément de l'Autriche au moyen de l'alliance russe, il ramène vers lee Pyrénées les principaux corps de l'immense armée qui occupait l'Allemagne. A d'autres époques de sa carrière on l'a vu accomplir de grandes choses avec de petits moyens, il lui faut aujourd'hui une méthode plus expéditive, plus propre à rapper l'imagination
des iKxnxD». Ce n'est pas one campanile dlUIie, mû aœ exieiitïoQ i U Xerrès qnll prépare cootre ITspipx. G Teai y panAre en cxtenBîoataezry armé de k jboire cojinie an Meii qiii fiendraît tcp^ci sa m^dà
Le 5 septembre 1S08, ses ministres Champags? et Oirke se présentèrent en son nom devant le Ste Cbampizny comme minisire des reiations extérkoR! OKcmcniqi» i cette assemblée les traités condtt î Bajonce atcc les princes dépossédés en Espagne. Ce pièces tristement fameuses étaient aocompagnéesk deax raprorts non moins étranges de ce ministre i L'appui de l'usurpation du trône espagnol. Dansk premirr ce ces rapi^^rts. antidaté du î4 avril, Chiapaçn^ lires avoir exposé tous les nctî&qnîimposaiot a \apolrC3 !e devoir de rr générer TEspa^e et decR" comaîen:er iocvrage de Louis. XIV », émettait «( axiome un peu hasardé qui produisit en Europe ce qu'en appel!; de nos jours une sensation prolongée: » .Tf i^€ .j f<ii:iq:ie conseille^ la justice i'auiorise. • B Xtisait valoir ensuite l'obligation de mettre fin à ces discordes si h.Hbilement fomentées entre le père dk âls, la nécessité de venger la cause des souteraim^i ne pas laisser impuni un outrage à la majesté des irûMS, Je ne pas abandonner l'Espagne à l'avidité de l'Ai- ^eterre: < Votre Majesté, disait ce digne ministre, n.vjj'-ji;-^:;<f ^issrr cetu nouteUe proie à dévorera FA^ »:le:cm*? > 11 n'y avait pas de danger que Napdèoi Iiissiât à d autres une tâche dont il savait si bien s> quitter lui-même !
I. Pl?«f5 rcaaas^èes au >ênii dans la séance dvi 5 sepleairc*
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Le second rapport daté da l*' septembre était un nposé succinct des actes de monstrueuse ingratitude par lesquels les Espagnols avaient répondu aux bien- Usantes intentions de l'Empereur. L'or corrupteur de rAngleterre, les passions de la populace espagnole^ Tin- Inence des moines^ les intrigues des agents de Finquisi- Uon qui redoutaient une réforme avaient trompé des espérances si justes, si généreuses. Mais < Napoléon permettrait-il que l'Angleterre pût dire : l'Espagne est ne de mes provinces I... Non jamais, Sire. Pour prévenir tant de honte et de malheurs deux millions de Waoes sont prêts sHl le faut à franchir les Pyrénées! »
CJarke avait pour mission de prouver au Sénat que ses derniers mots n'étaient point une vaine métaphore. Le rapport de Clarke commençait par établir < que [emais la France n'avait eu de plus nombreuses et de plus belles armées », et en conséquence de cette asser- Hon il concluait en demandant au Sénat non plus une DODscription ordinaire de quatre-vingt mille hommes, ■lais une levée de cent soixante mille hommes. L'antijBipation n'était plus d'un an, mais de seize mois. Cet ippel exorbitant était frappé à la fois et sur des jeunes gens qui ne devaient être appelés régulièrement qu'en Vluinée 1810, et sur les hommes qui avaient échappé max conscriptions précédentes déjà si onéreuses: < Et jio'y aurait-il d'extraordinaire, disait Clarke, que l'imanense population de la France offrit le spectacle d'un' pBllion d'hommes armés, prêts à punir l'Angleterre? » IBb qui était extraordinaire c'est que ce million d'hommes se levât pour une cause qui n'était pas la sienne» c^est qu'il se laiss&t marquer docilement comme un troupeau qu'on envoie à l'abattoir. On avait dit de la
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S9S HISTOIRE DB HAFOLÉOH I*.
RèToloUoD qu'elle dévorait sesenlaiits commeSatiinie» mais qo*élait-€e que les immolations de la Tareor i cfttë de cet eCDroyable holocauste accompli firoideoMBt avec la traDqniUe satis&iction da moiasoimear qà Crache ses épis?
Uantear de ces mesures homicides s'adressait lui* même au Sénat par un message pour loi Caire miesx sentir la nécessité de l'obéissance: « U imposait» ésût-il, ar«t confiance ces nouYeani sacrifices à sespei» pies; ils étaient nécessaires pour leur en épargnerai plus considérables, pour conduire au grand résoUat de la paix générale. > Chaque guerre était sons lloh pire la dernière guerre, comme sous laTerreor chagie proscription était la dernière proscription. « Fran{aiii ajoutait Napoléon, je n ai dans mes projets qu'un iNiii votrt bonheur el la sécurité de vos enfants,.. Vous m ans dit si souvent iiue vous m'aimiez! je reconnaîtrai b Térité de vos sentiments à l'empressement que Toei mettrez à seconder des projets si intimement liés i Tos plus chers intérêts, à l'honneur de Tempire A i ma gloire s » U n*eûtpas été facile de démontrer cooment ces intérêts, cet honneur, cette gloire pouTaieit consister à couvrir de sang et de ruines la Péninsok espagnole. Si la France aimait en effet Napoléon, dh en était cruellement récompensée, et c'étaient li ifétranges preuves d'amour que réclamait cette lot tendre!
Lacépède fut encore en cette occasion l'interprèb des sentiments du Sénat: • L'anarchie, dit^il, ce monstre aveugle et féroce, dont le génie de Xapoléoa a délivré la France, vient d'ailumer ses brandons et d^élever ses échafauds au milieu des Espagnes ! L'An*
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gleterre s'est empressée d*y précipiter ses phalanges €t de mêler ses drapeaux aux enseignes hideuses des satellites de la terreur... c'est le bras de l'Empereur qui délivrera les Espagnols !.. . Ah ! combien les ombres royales de Louis XIY, de François I^' et du grand Henri doivent être consolées par la résolution généreuse de Napoléon !... Les Français vont répondre à sa voix sacrée. Il réclame un nouveau gage de leur amour. Avec quelle ardeur ils accourront vers lui M »
Tel était le ton de l'époque. Je ne m'arrêterai pas à discuter si un pareil langage pouvait être sincère, n est au moins douteux que des sentiments vrais aient Jamais pu s'exprimer ainsi dans aucune langue. Ce qui est plus intéressant et plus utile c'est de rechercher comment et pourquoi ce langage faisait illusion aux -contemporains, car on est bien forcé d'admettre qu'ils y étaient sensibles dans une certaine mesure puisque le plus grand corps de l'État croyait devoir l'employer. Ce style alors si répandu n'était qu'une application nouvelle de ce goût théAtral et déclamatoire qui a été de tout temps la honte et le fléau de notre nation, mais qui a surtout marqué la décadence de la Révolution française. Substituez le peuple à Napoléon et vous .trouverez dans l'époque qui a précédé l'Empire mille modèles de la harangue de Lacépède. Les flatteurs ont changé de maître, mais la flatterie est restée ce qu'elle était, prétentieuse, emphatique et basse. Napoléon lui-même avait compris dès ses débuts tout ce que cette fausse rhétorique avait de favorable à sa fausse grandeur, aussi l'avait-il encouragée jusqu'à prêcher
1. Discours du comte Lacépède dans la séance du 10 sept. 1808. Archives partementairet.
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d'exemple. L'affectation était uDhenelIe ; du hinta bas tout le monde déclamait, les uns dans le commandement, les autres dans robéissanoe ; et le genre né tard^ pas à tomber au dernier point de h dégre dation, mais peut-être devint-'il encore plus populaire. On a le droit d'affirmer historiquement qoe Tait et les mœurs de l'Empire ont puissanunent fortifié m penchant qui , après avoir altéré la simplicité do génie national et avili nos formes oratoires, a fcit de nos multitudes la proie assurée des pins mistoibles charlatans politiques.
Les cent soixante mille hommes de la nouvelle lerit étaient destinés à remplacer sur le Rhin les vieîlki troupes que Napoléon tirait du fond de TAllemagM pour les diriger vers les Pyrénées; il en laissa toutefois vingt mille en réserve, ne jugeant pas les drcoistances assez ui^entes pour les appeler tous '• Indipendamment des 60,000 hommes qui étaient restés sar rÈbre avec le roi Joseph, des 1 5 à S0,000 qui cecipaient les places de la CSatalogne, il voulait amestf en Espagne 200,000 soldats éprouvés dans lesgnerm du Nord, afin d'écraser d'un seul coup la rébelliai. I calculait que ce prélèvement fait, il lui resteraitoiooA en Allemagne 200,000 Français sous les ordres é« maréchaux Davout et Bernadette, 100,000 honmiesdtf contingents de la Confédération du Rhin, et enfin sar llsonzo 100 autres mille hommes sous les ordres éi prince Eugène, c'est-à-dire une force totale de 400,Otf soldats pour tenhr l'Autriche en respect *. La graik armée fut en conséquence dissoute et réorganiséesoi^
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le nom d'armée du Rhin. L'armée d'Espagne fut divisée d'abord en six, puis définitivement en huit corps d'armée, dont il donna le commandement à ses meilleurs lieutenants, Ney, Lannes, Soult, Victor, Saint-Gyr, Lefebvre, Mortier, Junot. Il y incorpora parmi ses propres troupes de nombreux régiments formés dltaliens, de Polonais, de Hollandais et d'Allemands, contraignant tous ces peuples qui regrettaient leur liberté perdue à combattre pour l'asseryissement de la seule nation dont ils eussent dû imiter l'exemple.
Tous ces soldats à qui l'on avait tant de fois répété qu'ils avaient conquis la paix sur le Niémen, et que ron appelait si tôt à la conquérir de nouveau sur le Gnadalqulvir, allaient s'aviser peut-être qu'on abusait quelque peu de leur crédulité, ils pouvaient se fatiguer de ces promenades glorieuses, mais effroyable- Inent meurtrières, de ces promesses toujours éludées, de cette tflcbe si péniblement accomplie et toujours à recommencer. Il fallait donc prévenir de leur part ces réflexions dangereuses, il fallait les étourdir, leur ôter la sentiment de leur situation, les mener au coupegorge espagnol comme à une fête. Napoléon leur fit préparer une réception magnifique dans les villes ||D'ils devaient traverser du Rhin aux Pyrénées ; et |himme les municipalités n'étaient pas assez riches {pour en faire les frais, il leur fit allouer une indemiHé de trois francs par homme : < Des harangues, des iDoplets, des spectacles gratis, des dîners, voilà, écri- Mdt-il au ministre de l'intérieur, ce que j'attends des iltoyens pour les soldats qui rentrent vainqueurs ^. >