Napoléon à Cretet, 3 sept
402 HISTOIRE DE NAPOLÉON r'.
A Metz, à Nancy, à Reims, à Paris, àTours, à Bout à Bordeaus les héros de la grande armée furent kcueillis par des fêtes bruyantes, qui ne parvinrent pas touletoisà leur faire oublier entièrement qu'ils étaieal comme ces hôtes de passage qu'on fait entrer par une porte et sortir immédiatement par l'autre. Napot^o du moins semblait en juger ainsi, car nos soldati n'étaient pas à mi-chemin de leur itinéraire ipfll ■écrivait de nouveau à Cretet pour lui recommaote « de faire faire i l'aris des chansom . destinées s !♦■ chaulTer l'enthousiasme. Mais sur quel sujet écrin CCS chansons? Les tyrans? il n'en fallait plus direda mal. La patrie? tout le monde savait de reste qu'elle n'était pas en danner, La perfide Albion était fort osés. Onyparlera,disaitrEmpereur,delaJi6er/c..,rfMfn*rt'l La liberté des mers, que! stimulant irrésistible pOV l'imagination du poète et pour l'héroïsme du soldall « Vous ferez faire, ajoutait-il, trois sortes de chanson* afin que le soldat n'entende pas chanter les métoa deux fois, n Dans la vie réelle comme au théâtre, M ne doit pas, nous le savons, regarder de trop priai ces ressorts cachés, au moyen desquels s'opèrent kl grands changements de scène, de peur de s'en exagM l'importance; mais cette réserve faite on est forcédl convenir que jamais plus piteuses machines ne minri en jeu un plus lamentable scénario.
L'empereur Alexandre était déjà parti pour EriW sans autre cortège que quelques-uns des grands pe^ sonnagesdesa cour, parmi lesquels son frère legraDdduc Constantin et son ministre le vieux Romanzo^ h