‹ Histoire de Napoléon Ier (volume 2)Chapitre 297 sur 310 · Moniteur A\i%m^x · texte numérisé non relu

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sonnels, mais à des instructions qui devaient répugner à un homme d'un si vrai courage. Cet épisode n'en reste pas moins comme une tache sur sa mémoire. En se rendant à l'appel de l'Empereur, Lannes ne lui apportait plus qu'une gloire ternie, et une ne dont les jours étaient déjà comptés.

Ces renforts, tirés de l'armée d'Espagne, n'étaient qu'une faible partie de ceux que Napoléon se proposait d'envoyer aux troupes qu'il avait conservées en Allemagne sous les ordres des maréchaux Davout et Bernadotte. Les deux conscriptions qu'il avait levées en septembre 1808, l'une sur l'année 1810, l'autre sur les hommes qui avaient échappé aux conscriptions des années précédentes, montant ensemble à cent soixante mille hommes, étaient encore presque mtactes. 11 les organisa sur-le-champ au moyen de ses cidres et de ses dépôts, espèce de gouffre toujours ouvert et susceptible de s'élargir indéfiniment.

Il porta ses régiments d'infanterie à trois mille hommes présents sous les armes, ce qui supposait un efifectif de près de quatre mille ; ses régiments de cavalerie à mille hommes, ce qui en supposait douze cents. Les ofliciers lui faisant défaut pour commander à ces troupes de formation nouvelle, il eut recours à des mesures expéditives qui n'ont pas peu contribué à son renom de grand organisateur, mais que, selon toute apparence, la postérité citera avec moins d'admiration que la génération présente.

Il fît prélever, sur les jeunes gens de 17 à 18 ans qui étudiaient dans les écoles militaires, une sorte de conscription de faveur, en vertu de laquelle ces enfants purent anticiper sur les grades , mais en lais-

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