‹ Histoire de Napoléon Ier (volume 2)Chapitre 37 sur 310 · MoniUur du 30 janvier · texte numérisé non relu

MoniUur du 30 janvier

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n'avait pas été avertie du départ de Georges et de ses nombreux compagnons, hommes beaucoup plus en évidence qo» <^ obscurs aventuriers. Dans tous les cas elle ne tarda pas à connaître leur présence à Pip ris. Sans doute elle ne pouvait pas suivre minutieusement toutes leurs démarches et elle perdait souvent leur piste , mais elle savait le plus important, redoublait de surveillance autour de la demeure de Moreau et de ses amis, de précautions autour de la personne du Premier Consul*. Les confidences de Napoléon à 0*Méara, bien que le plus souvent mensongères, contiennent à cet égard un demi^aveu, qui fait entrevoir la vérité : « Ils restèrent, dit-il, à Paris pendant quelque temps sans être découverts, quoique la police en nU quelque connaissance par Méhée qui était payé par vos ministres *. » Ainsi s'explique nn mot de Desmarest sur ruttitude singulière de Bonaparte lofs* que ses agents lui parlaient du complot avant qu'on sût la participation de Pichegru : « Vous ne connaissez pas, disait-il, le quart de cette aflaire-là. > Méhée raconte de son côté, dans son libelle publié par ordre de Bonaparte, avoir reçu à Londres, de l'évêque d'Arras, la confîdence du projet de débarquement de Monsieur, de Pichegru, et des principaux chefs roya^ listes*. De l'aveu du gouvernement français on était donc instruit à Paris du projet des conjurés longtemps avant sa réalisation. Un fait qui n'est pas moins significatif c'est que ces malheureux dont on connals-

1. Le ùd% est constaté par Mènerai lui-même dans $%» 8ow>§* nirs.

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