‹ Histoire de Napoléon Ier (volume 2)Chapitre 39 sur 310 · III · texte numérisé non relu

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de l'argent. Leslettres de Drake que le ^onirn/r publia si bruyamment, le 25 mars ISOï, ne dëmantrent qae la parraite innocence de cet agent dipIomal!(|ue dans l'affaire de Georges. Comme son compatriote Spen-, cer Smitb à Munich, Drake s'efforça de travailler à on mouvement semblable à celui que Bonaparte préparait en Irlande contre le gouvernement anglais, mais il resta jnsqu'au bout étranger h la vraie conspiration. Un second débarquement dirigé par )e capitaine Wriglit, qui avait déjà amené Georges en France, eut lieu au mois de décembre ; le troisième eut lieu le 16 janvier. Celte fois, Pichegru faisait partie de l'expédition avec le marquis de Rivière, les deux Polignsc i et les principaux chefs de l'émigration militante. La | comte d'Artois et le duc de Berry ne devaient arriver | qu'au dernier moment et lorsque tous les préparatlU , seraient terminés. Le complot si artilicicusementfaTO- | risé, 5! non organisé par la police consulaire, touchait | à son dénoùmcnt; car, sans connaître ni le point | précis du débarquement ni les lieux de refuge, elle sa- i ^ait que la plupart des conjurés étaient à Paris ou sur le point de s'y rendre. La veille du jour où Pichegru débarquait, le 15 janvier 1804, l'orateur du gouvernement lisait uu Corps législatif son exposé de la situation de ta T6publi([ue, où se trouvaient Ces paroles remarquables : « Le gouvernement britannique imtcra de Jeitr, et il a peut-être déjà jeli, sur nos côtes quelques-uns de ces monstres qu'il a nourris pour déchirer le sol qui les a vus nailrel • Celle prédiction, faite & coup sûr, avait pour but de préparer les esprits h ce qui allait se passer. Le moment était, en effet, venu d'agir, car on ne pouvait, sans s'exposer i des risques

CONSPIRATION 01 G£OaG£S ET DE PICHEGRU. lll

assez sérieux, laisser aux conjurés une plus longue liberté d'action dans Paris. Le 21 janvier, six jours après le débarquement de Picbegru en France, le Premier Consul se décide enCn à faire mettre en jugement les diouans Picot, Lebourgeois, Querelle, etc., qu'il dit être venus de Londres avec mission de l'assassiner, et qu'il a pourtant laissés en prison depuis le mois de septembre. U se décide, a-t-il dit à Saintflélène, au milieu de la nuit, sur un hasard qui lui iait croire que ces hommes doivent tout savoir % sur une sorte d'inspiration^ ont répété ses apologistes ^ avec leur complaisance accoutumée. Cette divination est toute légendaire : < J'ai, dit-il, dans une note adressée à Cambacérès, des renseignemems secrets qui me font croire que Querelle n'était venu ici que pour assassiner ^ > Ceci est plus précis. £t, chose remarquable, il est tellement sûr de son fait qu'il les place de suite dans l'alternative de parler ou d'être fusillés. Les deux premiers, refusant l'aveu qu'on leur demande, iùDi sur-le-champ passés par les armes. Le troisième. Querelle, au moment de subir le même sort, demande i faire des révélations, et sa déposition fournit le point de départ indispensable à toute instruction judiciaire. On peut, grâce à lui, constater juridiquement l'arrivée de Georges en France, et on apprend, ce qu'on avait ignoré jusque-là, l'endroit précis où s'est opéré le débarquement et l'itinéraire suivi par les conjurés. Celte déclaration se trouvant confirmée par celle du nommé Troche qui leur avait servi de

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