‹ Histoire de Napoléon Ier (volume 2)Chapitre 42 sur 310 · Moniteur du 23 février · texte numérisé non relu

Moniteur du 23 février

cissement dans le refus que lui oppoia Hoieaa. Il D'est pas douteux que si Horeau avait consenti à aller demander grâce et à s'humilier pour un crime ^'11 n'avait pas commis, Bonaparte n*e6t été heureux de l'accabler de son pardon et de ses faveurs; mais une telle démarche est difficile & obtenir dHin honnête homme injustement persécuté et fort de son innocence; Bonaparte dut renoncer à cette satisfactio&t non sans dépit II s'en prit à Régnier, ne pouvant admettre que le malheur eût aussi sa dignité : « YoUà ce que c'est que d'avoir aûaire à un imbécile 1 » s'icria-t-il lorsque le grand juge lui annonça le résultat de sa mission ^

Le 17 février, Begnauld de Saint-Jean-d'Angftly vint lire au tribunat le rapport du grand juge sur la conspiration, rapport spécialement dirigé contre Moreauy où sa conduite était odieusement dénaturtet et dans lequel se trouvait cet aveu sigiiiiicatif < que l'œil de la police avait suivi tous les pas des agents de l'ennemi. > On aurait même pu dire qu'elle les avait guidés. L'assemblée écouta cette lecture avec stupeur. Les uns étaient incrédules, les autres indignés; mais personne n'osait plus manifester ses sentiments secrets. Le frère de Moreau, qui était membre du tribunat, éleva seul la voix au milieu d'un morne silence, et avec l'accent de la plus vive douleur : i Je le déclare, s'écria- 1 il, à l'assemblée, à la nation tout entière, mon frère est innocent des crimes atroces qu*on lui impute!... Qu'on lui donne les moyens de se justifler, et il se justifiera. Je demande en son noD}

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