Moniteur du 10 mars
126 HISTOIRE DB NAPOLiOIf 1^.
vérité. Georges avait protesté avec énergie contre le dessein qu'on tai prétait ; il était venu à Paris non pour assassiner le Premier Consul, mais pour Tafironter à armes égales au milieu de sa garde, et, s'il était possible y s*emparer de sa personne ; il ne devait agir qu'en compagnie d'un prince français qu'on attendait encore, et seulement sous sa direction'. Ihi reste il ne voulut nommer personne.
L'attitude de Picbegm n'était pas moins ferme. Après avoir expliqué son retour en France par le désir de revoir son pays^ Pichegru s'enferma dans un aysl^mo de déni^lion absolue, en se contentant de dire quUi parlerait devant le tribunal. On n'obtenait rien do plus de Moreau ; le fait de ses entrevues avec Pichegru ctait cousIaU par de nouvelles dépositions, nuis eUe$ atteatjùent éjsalemeot son refus de servir la et'^mi.nrtttH^. i)d ne négligea aucun moyen pour leur amn.^lKT \i;'$ an^ux compromettants. Pour parvenir à <v huU ou mit en jeu Tespérance mille fois plus dan- |Kereu,<e que la crainte. Real vint voir Pichegru, lui M)^nui les regrets du Consul de voir le vainqueur de la Hollande rtnluit i unlel excès dbumiliation; il lui annonça qu on avait à son égard les intentions les |i)us gètu^ixHises et les plus clémentes. Pichegru avait iKihitt^ la ttuyane pondant sa déportation , il conoaîs- Mit les n^ssources du pays; Bonaparte avait le prq|et de relevrr et d*agramiir cette colonie , il serait lienit'ux de confier au général cette oqpasion de se rébabiiiter )>ar de nouveaux services rendus à la France^