‹ Histoire de Napoléon Ier (volume 2)Chapitre 48 sur 310 · I. l'^d 2» înlcrroéatoire du 9 mars · texte numérisé non relu

I. l'^d 2» înlcrroéatoire du 9 mars

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Picb^gni sembla écouter avec joie ces propositions, mais il fie 6*ounit point à rhomme de police qui n'ayant rien pu lirer de lui, ne lui reparla plus de la Guyane. Béai fut plus heureux auprès de Moreau dont rame simple et bonne n'ayant pas les mêmes secrets à garder, et incapiabla d'une longue défiance, se laissa entraîner à une démarche inopportune. Depuis le jour où il avait refusé de se laisser conduire auprès du Premier Consul, on avait souvent répété à Moreau que Bonaparte n'avait pas de griefs contre lui , qu'il n'en voulait qu'aux royalistes, qu'il ne désirait de lui qn*nne déclaration franche et loyale au sujet de sa conduite dans les derniers événements, et qu'une fois cet aveu obtenu, il serait heureux de tendre la main à son ancien rival de gloire. Ces assurances plusieurs fois renouvelées y les supplications d'une famille au désespoir, la crainte d'obéir à son iusu à des préventions peut-être injustes, décidèrent Moreau à accepter ces avances d'une générosité simulée. 11 écrivit au Premier Consul, non pour lui demander grâce comme OD l'a dits mais pour mettre en quelque sorte les pièces du procès sous ses yeux par un sincère exposé des faits. S^ lettre (en date du 7 mars) , calme et digne, est un récit très-exact de ses rapports avec Pidiegni avant et depuis la conspiration; elle est une lorie de déposition plutdt qu'une apologie ; mais bien que la mémoire de Moreau n'ait rien à en désavouer % OD sent combien elle a dû coûter à sa fierté , car s'a-

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