‹ Histoire de Napoléon Ier (volume 2)Chapitre 5 sur 310 · Moniteur du 10 juillet · texte numérisé non relu

Moniteur du 10 juillet

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^^o; sVUKH^^^jA 9^^^i b&ut derindifTérence da public; N>v!ih^ »^/: w K$»it plus ces feuilles délaissées, ce n'était ^^Kv9MiM«l i^r un oubli mal entendu de ses propres ^^'Wl($^ citait par une conviction trop justifiée de >>^ jC^ y trouver l'ombre d'une opinion indépenv^i^U!'. Ces journaux, sévèrement maintenus sous la $^rveillance d'une police ombrageuse et brutale, toujv^urs tremblants pour leur existence qu'un mot pouvait compromettre, n'avaient plus d'autre souci que de tleviner la pensée du mattre et se bornaient à comment r timidement les nouvelles qu'on voulait bien leur permettre de publier. Quant aux livres, les libraires ne devaient les mettre en vente que sept jours après en avoir remis un exemplaire à la police^ t afin qu'on pût les arrêter aussitôt qu'il y avait un mauvais ouvrage tel que le poGme dj la Pitié ou le livre du citoyen de Sales*. » Ce pauvre de Sales avait écrit un livre insignifiant sur la Révolution, et Bonaparte écrivait lettre sur lettre pour qu'on le fit chasser de VInstilut comme dé.^honorant ce corps. Voilà dans quelle dégradation était tombée cette presse de Paris autrefois si brillante et estimée dans le monde entier 1 cette presse qui, quelques années auparavant, comptait dans ses rangs un Mirabeau et un Camille Desmoulins 1 Et celui qui avait tant contribué à la réduire à cet état d'abaissement, loin d'être désarmé par l'impuissance où elle était de lui nuire, semblait ne pouvoir se rassasier du spectacle de son avilissement : la main de la police lui semblait trop légère et trop douce ; il lui reprochait sa lenteur et ses ménagements ; il allait

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