O'Môaia, L:is Cases
ASSASSINAT DU DUC D'ENGHIkN. 133
été iiî un régicide comme Fouché, ni un terroriste comme Bonaparte , lui qui était même un des seuls liommes de gouvernement possibles dans Tliypothèse d'une restauration?
A cette fausse et lâche excuse invoquée par un homme qui tantdt reculait devant son propre crime, tantôt s*en glorîGait avec un orgueil cynique , selon qu'il songeait à fléchir ou à étonner Thistoire , les apologistes du règne* ont ajouté des justifications auxquelles il n'avait jamais lui-même pensé, et dont le succès lui eût probablement fourni de nouvelles raisons de mépriser les hommes plus ingénieux que le tyran lui-même pour amnistier la tyrannie. Telle est la légende d'un prétendu quiproquo qui aurait été le motif déterminant de Bonaparte. Ce roman qui paraît avoir été dans Torigine inventé par Real et Savary , personnages fort intéressés à disculper leur maître pour laver leur propre mémoire, consiste à soutenir que Tarrestation du duc d'Enghien ne fut résolue que sur la conviction qu'il. était un certain personnage mystérieux, désigné sous le nom de Charles, que quelques uns des prévenus disaient avoir vu chez Georges, et dont ils donnaient le signalement. D'après cette version, Bonaparte se serait persuadé que ce personnage était le prince qui devait se mettre à la tête de la conspiration pour la diriger, et il n'aurait fait enlever le duc d'Enghien « qu'afin de le faire confronter avec les témoins*; » c'est-à-dire aGn de faire constater son identité avec cet inconnu; de là Terreur fatale qui amena