Lettre inédite de Moreau
198 HISTOIRE DE KAPOLéON OT.
seule y écrî?it-elle , qui ai désiré que Sa Majesté nous permit de quitter notre patrie. Mon mari n*a fait que se conformer à rarrété qui a été pris; mais U Mail loin de s^attmdre à un exU indé/UdK >
L'empereur fit acheter la terre «t l'hôtel deiforeau et les donna à deux de ses généraux. On jugea nécessaire de précipiter le départ du proscrit, car on savait que si la grande masse était indifférente à son malheur, il avait pour lui tous les coeurs généreux, et l'attitude d'un certain nombre de ses anciens compagnons d'armes n'était pas sans inspirer quelques alarmes. Pendant tout le cours du procès, les soldats de garde lui avaient rendu les honneurs militaires, et le jour où il était rentré dans son cachot après sa condamnation, le prisonnier Tavait trouvé orné de fleurs par des mains amies, touchants et discrets homma^s qui ne s'adressaiefDt plus qu'au malheur et qui avaient mille fois plus de prix que tous ceux qui a>*aient salué ses triomphes! Ces témoignages d*une pitié réduite à se cacher furent la seule récompense qu'il emporta d'un pays auquel il avait rendu de si glorieux services. Pendant ce temps, l'auteur de son infortune, Thomme qui Favait entraîné en brunMire 1 <x>mmettre la faute presque unique qu'on pùi î»5qoe4à reprocher à sa vie, Thomme dont Ja carrière politique comparée 1 celle de Moreau n'avait été qu'une long«e suite de trahisons, de violeoees et de criminelles intrigues, marchait d'oyalionsen ovations, acclamé par un peuple de prétoriens; exemple de justice distributive qui n'est ni nouveau ni unique