‹ Histoire de Napoléon Ier (volume 2)Chapitre 83 sur 310 · En date du 27 juillet · texte numérisé non relu

En date du 27 juillet

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la cour de Rosne a pris i l'occasion da meartre dn doc d'SBgliiea» ce qui était pour elle un titre de gloire ; il retient sur les intrigues df Markaff, que SQo caractère d'aiBbassadeur n'avait pas présenré d'un autraga puUic, et dont le seul véritaUe tort avait été d'être trop dairvoyant; il se prévaut enfin, pour justifier nos envabissemenla en Europe, de l'occupation de la république des Sept lies par les troupes mssesi. Cette occupation s'était aecoispliaen effet, mais du consentement de la Franoa qui, ne pouvant se flatter de défendre les lies ioaniennes contre l'AnglÊterre, les avait laissé prendre à la Russie, afin de s'en faire plus tard un argument pour se passer toutes ses veloutés sur le continent. Cotte dernière récrimination était seule quelque peu spécieuse, mais Targumeit dédsîf, la seul sur lequel Napoléon comptât, œlni qui ^it toiqours le dernier mot de sa diplomatie, c*était la menace directe qui terminait la dépêche de Talleyrand : « L'empereur des Français, disait-il, veut la pais ; mais avec l'aide de Dieu et de ses arméeê, il est dana le cas de ne craindre personne. •

Ainsi nous en étions vienus à ce point que c'était la Busaiey un gpufameoieiit k peine sorti de la barbarie, qui représentait contce nous, le droit, l'équité, la sécurité des intérêts généra», c'était elle qui pouvait invoquer contœ nous la cause de la civilisation, de la liberté des peuples ! rapproche naeot accablant pour la politique qui avait produit un pareil renversement de rôles. D^Oobrii répondit à Talleyrand en maintenant toutes ses conclusions et en demandantaes passe-ports. Alors comme toutes les fois qu'on osait lui tenir tête avec énergie, Napoléon essaya de revenir en arrière;

HISTOIRE DE NAPOLEÛM 1".

il retint d'Oubril sous diirérenls prétextes ; il dicta à Talleyrand une nouvelle note ', pour protester de ses bonnes intentions, pour demander qu'on oubliât le passé : * son inclination particulière l'avait toujours porté à une liaison de confiance, d'estime et d'amitié avec l'empereur Alexandre ; » dans ce cas il eût été bon de ne pas l'oulrager préalablement en lui jetant au vis.ige une imputation de parricide. Ces vaines tt tardives paroles furent prises pour ce qu'elles valaient, et nos relations avec la Russie demeurèrent interrompues sans toutefois que la guerre fût déclarée. Voilà à quel dénoûment aboutit en quelques mois notre politique envers une puissance qui s'élait présentée à nous comme médiatrice, et nous avait montré les plus amicales dispositions.

Il s'en fallait de foil peu tn ce moment que l'Autriche ne suivit l'exemple de la Russie ; elle n'était retenue que par l'insuflisance de ses préparatifs. Lors de l'élévalion de Bonaparte à l'Kmpire, le premier mouvement du souverain autrichien availété de profiler de cette occasion pour obtenir en échange de sa reconnaîfsance le titre héréditaire d'empereur d'Autriche, comme il avait déjà le titre électif d'empereur d'Allemagne. Mais ayant eu depuis à se plaindre de i'inlluence française dans le règlement des affaires d'Allemagne, où Bonaparte soutenait de tout son pouvoir les petits Ëtats contre l'Empire, et combuttait avec succès les prétentions surannées de la noblesse immédiate, le cabinet autrictiien s'était refroidi pour celle idée. Il montrait peu d'empressement à recon-

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nattre TEmperear des Français malgré ses promesses réitérées, il semblait même craindre, ce qui est assez significatif, que Napoléon, après avoir obtenu la reconnaissance autrichienne y n'éludât de donner la sienne à l'empereur d'Autriche. Napoléon perdit pa^ tience, et selon son habitude mit fin aux temporisations en montrant la pointe de son épée. Il prescrivit à M. de Champagny de prendre s'il le fallait un engagement signé pour rassurer le cabinet autrichien; mais si ses défiances n'étaient qu'un jeu, de le mettre en demeure de se prononcer, en le poussant dans ses derniers retranchements. • Vous direz, lui écrivail-il, qu'il y a un commencement de coalition qui se formCi et que je ne donnerai pas le temps de la nouer; que Ton se tromperait étrangement si l'on pensait que je ferai une descente en Angleterre tant que l'empereur n'aura pas envoyé sa reconnaissance ; qu'il n'est pas juste que par cette conduite équivoque il me tienne 300,000 homnr.es les bras croisés sur les bords de la Manche; que si ton est assez insensé à Vienne pour vouloir recommencer la guerre^ tant pis pour la monarchie autrichienne M > Ce ressort unique, la menace, employé dans les petites comme dans les grandes choses, devait s'user à la longue ; il n'était pas suffisant pour constituer une politique. Dans' Tère de discussion, de publicité, de raisonnement à laquelle les nations européennes étaient parvenues, il fallait recourir à d'autres moyens de persuasion ; elles n'étaient ni assez faibles, ni assez avilies pour suppoiter longtemps un tel langage. On devine facilement quelle impression

l. Napoléon à M. de Champagny, 3 août 1804.

^^^j^ .QT xoif ^oar autrefois si Gère. Ce ,; ■' -.itir : isi jue rimmiaence même de a : :*^*'7'a î M détoumait pas XMM)léon ^^o. 5^*^ -ra»H blessantes et péremptoires. Il i xfri iu.VZIe$ lui créaient sans rien faire ^ i jè*^«;-wr. il en voulait même à Ta^leyrand de 3s •*»«««. **^ î"^ "^ '^* atténuer dans ses dépêches; il ^ j^^.ii ;a5 que Talleyraiid crût au danger qu'il ^*. ix-jneice signalé tout le premier : « il y aurait, j^ i^-rvc&.k-.i à la date du 20 août, non point folie mais ;*i;<^^i)ù-tê absolue à la maison d'Autriche de lever •uk..Ksii2-'i ciV la rébellion j seule et même avec la Bus- ^. • Oe mot de rébellion appliqué à Tempire d*Au- (•^*ie exprime à quel degré d'infatuation et d*enivreiivuc il était df^jd parvenu. Mais il y avait quelqu'un ^ il tenait enr.ore bien plus à convaincre de Timpos- ^biiité d'une nouvelle coalition, et ce quelqu'un c'étoit xu public français. Pour lo tromper plus sûrement il ne craignait pas d'avoir recours à de honteuses supercheries, du genre de celles dont il s'était servi pour perdre Moreau, et dont les gouvernements les plus dégradés ont dédaigné de se servir dans notre siècle : « Les notes que vous m'avez remises sur Vimpuissance de la Rusiie^ écrivait- il à Fouché, sont faites par un homme de beaucoup d*e;»prit... faites-les imprimer dans un journal comme iraduiies d'un journal anglais^ vous en choisirez un dont le nom soil peu connu '. » \jB. coalition que tantôt il contestait et tantôt déclarait impuissante, n'en était pas moins dans un état de formation avancée, et au lieu de chercher à la pràve-

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