‹ Histoire de Napoléon Ier (volume 2)Chapitre 89 sur 310 · III. ÎO · texte numérisé non relu

III. ÎO

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,.^^-T^; 73^ NAPOLÉON i".

fe '"r-T'T^^ dans une circonstance dif-

...,p i *r-î n«riW •> mer qui n'ait ras été exposé

^•^rr ' ^^ mprécations de Napoléon; tous les

/.^^ .-r- m*L^ — -^^^ mérite, Decrès,Gant€aum'%

•' iç.f^ i| »:essy, Dumanoir, Villarct, Linois,

cui-i^** -.jril^siand, Magon, Rosily, ont eu à subir

^^ *;tr'--?:?* .Hi *on dénigrement. D'après le thème

,^ ■-: s \-irt?n:e fourni à ses historiens, il est de mode

« ^^*:î:'^r 'ue la mort de ces deux hommes a été la

,-r^* jr!^ . sinon la seule cause de Téchec de l'expé-

-s x« '>» deux marins étaient sans doute des hom-

..^ î»fTir!eîits, mais ils n'ont rien fait qui permette

V c< mettre au-dessus d^ Décris, de Ganteaume, de

^.'-.eneiive et de Linois, Ij vainqueur d'Algésiras. Si

iiiitr? part le succès de l'expédition tenait à la vie

X ieux hommes ou plutôt d'un homme, car l'état de

i..'lesse de Bruix était tel qu'on ne put jamais son-

^yr À lui confier un pareil commandement, il faut re-

v»nnaître qu'elle était bien défectueuse. Au reste ce

iVst que beaucoup plus lard qu'on songea à leur at-

cribuor cette importance.

Napoléon lut très-vivement contrarié de la raort de Lalouche-Tréville. Mais loin de renoncer à ses projets, \l leur donna une extension qui en rendait la réalisation beaucoup plus diflicile. L'Angleterre ayant rompu brusquement avec l'Espagne vers le commencement de septembre 1804, pour la punir de son alliance avec nous, déguisée sous la forme de subsides, Napoléon se trouva maître de tous les ports et de toutes les ressources maritimes de TEspagne, ce qui lui permit de donner l'essor à des conceptions démesurées pour lesquelles il n'avait déjà que trop de penchant. Sa

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floUilla nefut une nouvelb orgMisatioo qu'il se plot à décorer du Bom < d'établissement fixe et immua* ble * » comme pour répondre aux doutes qu'avaient dû foire naître ses incessantes métamorphoses ou pour iairt croire qu'elle était désormais en état de se suffire à elle«méme» Las constructions et les armements de vaisseaux fureot en même temps poussés avec une activité extrême dans too6 les porbk Mais les résultats rapidea et surprenants que Napoléon obtint an épuisaat nos ehaotiers et en surmenant nos populations maritimes ne firent que le tromper plus iôrement. On eut des vaissesuix en assez grand nom* bre, mais la quantité fut obtenue au détriment de la (|Dalit6. mal construits, plus mal équipés, radoubés avec de mauvais fers et de mauvais bois, ils marchaient mal , étaient mis hors de service par le premier coup de vent '. Leurs équipages formés à la h&te, composés 4» matelots qui pour la plupart n'avaient tenu la mer que dans l'intérieur d'un port ou d'une radCyde soldats de marine inexpérimentés, d'artilleurs incapables de pointer leurs pièces , étaient recrutés en partie au moyen de la pr^^^e,. détestable institution, doublemoat odieuse dans un pays où elle n'était pas consacrée par la tradition, mais qui ne pouvait manquer d*étre adoptée avec empressement par l'homme qui avait relevé l'esclavage. On voit par la correspondance de Napoléon que l'emploi de ce procédé bnital répugnait au ministre de la marine. La résurrection de cet odieux abus Ait exclusivement due à l'inspira-

1. Napoléon à Décris, 9 septembre 1804. 1. Correspoodanc? de Villeneuve, publiée par Tfticiral Jnrlea de la Gravière : Guerres maritimes.

.^ Sl^r.MRl DE NAPOLÉOÎI 1".

j^isififudW Je Tempereur; il stimulait sans cesse

» -jcivi k i^le insufCsant de Decrès ; il lui sem- T'u' JuVtt n^vait jamais assez pris : « Ordonnez une * ^. yturfhr/^, lui écrivait-il le 2 juillet, il y a encore V s:>ititê d'enlever des matelots, > et le 28 août suir*t ; « II y a encore des matelots.... Davout m*écrit jttll P^u^ enlever huit cents hommes. » Cette envie jf^vofr des matelots à tout prix venait de porter mal- ^eur i Ift république de Gènes. Napoléon lui imposa vers la même époque un traité par lequel elle s'en- Mgeait à lui fournir non plus quatre mille mais six fNiV/^ matelots, concession énorme qui ne lit que surexciter son avidité, et retarda seulement de quelques mois incorporation définitive du territoire génois à rEmpire français.

Ma'gré tous ces efforts d'une volonté révoltée contre la force des choses, nous n'avions au fond que les apparences d'une marine. Nos flottes, si brillantes sur le papier, avaient comme le cheval de Roland un petit défaut qui rendait toutes leurs qualités inutiles, elles étaient à peine capables de se mouvoir. De ces vices qui lui avaient maintes fois élé signalés par ses amiraux, Napoléon ne tenait aucun compte; il avait tant d'hommes, tant de canons, tant de vaisseaux, cela suflisait ; il attribuait à ses vaisseaux la valeur de ses rêgimeiits, faisait manœuvrer sts flottes comme ses armées de terre, appliquant à la guerre maritime sa méthode d'agir par grandes masses, sans voir qu'ici la matière dominait Thomme, que le secret de la supériorité était moins dai s le courage individuel que dans l'exi crience et le maniement de ces puissantes i}}achines, qu'enfin les grandes cor. ccrtrations, telles

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