J()an de MaUei
laurs forces respectives. » U annonçait «a conséquence la nécessité d'adopter des mesures de sûreté dans l'intérêt méntïe de la paû. Ce langage, quoique fernte clans sa modération^ était loin de répondre à la véhémence et à Tanimosité des sentiments de la nation tout entière qui avait senti le défi et qui commençait à porter dans ce débat la passion concentrée, mais forte, profonde et persistante du caractère anglais. A la Chambre des lords, Thomme qui était alors le bras droit et le glorieux boudin de l'Angleterre, Nelson, parla le premier, comme celui qui avait acquis le plus de droits à rolever le défi. H parla avec la dignité simple qui va si bien à l'homme d'action et se borna à exposer dans une allocution brève et énergique, la nécessité de soutenir les alliés de l'Angleterre et le devoir de maintenir intact l'honneur national. « Je suis un homme de paix, dit-il, et j'ai horreur des maux de la guerre ; mais notre honneur est le plus |pr.écieux de nos intérêts^ c'est à lui que aous devons le respect des nations du continent; «t ce serait acheter la paix trop cher que de la payer d'une seule iparcelle de l'honneur anglais*. » Tous les anciens adversaires du cabinet Addington se levèrent après Lui;, dans les deux Chambres, pour triompher des embarras du ministère et l'accabler <ie :Sa déconvenue. Voilà donc ce qu'elle ,avait duré, cette paix dont il était si fier, cette paix signée au mépris de leurs prévisions 1 II venait aujourd'hui, après tant de belles promesses leur déclarer lui-môme qu'il fallait de nouveau se préparer à la «guerre. Mai3 sur <juoi