‹ Histoire de Napoléon IerChapitre 105 sur 112 · ilansard's : Parliamentary hUtory · texte numérisé non relu

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avait-il pu fonder ses illusions T Les ministres avaientils pu se flatter que le Premier Consul allait du jour au lendemain changer de système et de nature? Les avertissements leur avaient-ih fait défaut ? Ne l'avaientils pas vu pendant la négociation même des préliminaires de Londres et du traité d'Amiens, s'établir en Hollande,s'emparer de la république Cisalpine, vendre à beaux deniers la Toscane, étendre la main sur le Piémont? Avaient-ils pu croire que la réunion du Piémont ne deviendrait pas définitive ? Mais l'encre avec laquelle on avait écrit le traité était encore humide, la cire qui l'avait scellé était à peine refroidies que Bonaparte se hâtait d'achever ce qu'on lui avait si patiemment laissé commencer, il saisissait le Piémont et Ttle d'Elbe, il mettait la Suisse sous le joug, il consolidait sa domination en Hollande, il bouleversait de fond en comble la vieille confédération germanique ; tout récemment encore il venait de confisquer le duché de Parme pour en disposer selon sa convenance. N'y avait-il rien là de menaçant pour l'indépendance de l'Angleterre? Voulait'On attendre qu'il se fût emparé 'de tout le continent pour agir contre lui ? Bonaparte, s'écria Shéridan, a fait un pacte avec les Français ; ils consentent à lui obéir, mais à la condition qu'il les rendra les maîtres du monde I

La conclusion naturelle de toutes ces récriminations, c'est que le ministère était incapable et qu'il devait se retirer pour faire place au seul homme qui pût sauver l'Angleterre dans cette situation difficile. Cet homme était Pitt. Gomme tous lescara tères vrainrent grands,

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