‹ Histoire de Napoléon IerChapitre 18 sur 112 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

SESSION DE l'an VIII. — LA CENTRALISATION.

Cependant un organe restait encore à Topiiîion publique : c'était la tribune; non plus la tribune retentissante d'où étaient partis tant d'éclairs de génie et de décrets souverains, mais la tribune amoindrie, abaissée, entourée de silence et d'obscurité. Dans ces conditions plus que modestes, le pouvoir législatif n'avait guère de quoi porter ombrage à un gouvernement aussi fort que celui du Premier Consul. On n'avait pa$ jugé prudent de se passer du concours de ce pouvoir dans la tâche éminemment législative qui consistait à réorganiser la France ; mais, en acceptant ce collaborateur forcé comme un mal nécessaire, on aurait voulu lui ravir toutes ses anciennes prérogatives excepté le droit d'approuver les plans du gouvernement. Des quatre assemblées entre lesquelles Bonaparte avait réparti une faible pc^rtie des attributions qui avaient appartenu autrefois à une assemblée unique, une seule était animée de quelques sentiments d'indépendance,c'étaitcellequelaGonstitution avait traitée avec le plus de défiance, parce qu'elle avait

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