‹ Histoire de Napoléon IerChapitre 71 sur 112 · Cari,^ Botta : Sloria d'Italia dal 1789 al · texte numérisé non relu

Cari,^ Botta : Sloria d'Italia dal 1789 al

compliments d'usage, on s'assoit autour d'une table; on présente Tacte au cardinal. Mais au moment où il prend la plume, quel n'est pas son étonnement, lorsqu'en y jetant les yeux il s'aperçoit que non-seulement l'acte est très-différent de la rédaction définitive, mais qu'il est la reproduction exacte du premier projet du gouvernement français! Confondu de surprise il se récrie avec indignation : Joseph aussi surpris que lui proteste qu'il ne sait rien, qu'il arrive de la campagne ; Dernier qui a apporté la malencontreuse copie affirme qu'il l'a reçue du Premier Consul et rejette tout sur ce dernier. On se remet à discuter pendant dix-neuf heures consécutives * et le projet ramené à sa teneur primitive est porté à Bonaparte qui entre en fureur et le met en pièces. A l'audience suivante, il aborde Consalvi et l'interpellant avec violence : « Si Henri VIII qui n'avait pas la vingtième partie de ma puissance, s'écrie -t-il, a pu changer la religion de son pays, bien plus le saurai-je et le pourrai-je faire moi ! Je la changerai non-seulement en France, mais dans toute l'Europe! Rome versera des larmes de sang... mais il sera trop tard, il n'y aura plus de reiBède.... partez donc, partez.... quand partez-vous? — Après dîner, général, » répond froidement Consalvi.

Au fond ni l'un ni l'autre ne voulait ce départ. L'article qui était la cause principale de ces emportements et de ces supercheries, prélude édifiant de la réconciliation entre l'Église et l'État, était conçu en ces termes : « Le culte sera public en se conformant aux règlements de police. » Aux yeux de Consalvi, cette

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