‹ Histoire de Napoléon IerChapitre 75 sur 112 · Bonaparte à Talleyrand, 30iiOYembre · texte numérisé non relu

Bonaparte à Talleyrand, 30iiOYembre

duisirent par des attaques sourdes mafe incessatites de la part de Veminac ^. « Il est vrai, lui ècrivaîl Bo^ naparte, que vous êtes sans orgaiïîsatioD, sans gotivernement, sans volonté nationale. Povrquoi vos compatriotes ne feraient-ils pas un effort^? » Reding n'était pas hoBfimie à comprendre cet effort dans le sens des iésirs du Premier Consul ; aussi fut-il bientôt renversé^, et tel fat le soirt de tous ceux qui lui succédèrent, jusqu'à ce que Bonaparte, impatienté de la lenteur dUntelligence de ce peuple insensible aux avantages de sa médiation suprême, se la fit décerner par ses propres créatures et l'imposa S la tête d'une armée.

Les choses exigeaient beaucoup moins de ménagements en Italie, où les esprits étaient depuis long=temps façonnés à la docilité; aussi était-ce là que Bonaparte avait résolu de faire surgir révénementdestiné à avertir et à stimuler la France. Pour le rendre encore plus facile à réaliser, il a;vait à dessein maintenu dans le provisoire les institutions^ de la Cisalpine, en sorte que tout le monde y aspirait à oîie situation plus assise. Le ipoment venUy on fait répandre dansr tout le Milanais le bruit que la Cisalpin^ va être ap^ pelée à un ordre de chc^es plus solide et plus dura* ble, que les Italiens vont enfia connaître des^ jours meilleurs, être mis en demeure de prouver par leur patriotisme s'ils sont dignes du nom de peuple libre, que le Premier Consul s'occupe, de concert avec leurs^ plus éminents concitoyens, d'achever son ouvrage en donnant des lois à cette république fflle de son génie,

1. Histoire de la Confédération suisse t^^lt Jean de MuUer, t.XVII.

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