‹ Histoire de Napoléon IerChapitre 78 sur 112 · Bonaparte à Talleyrand» 35 sept.; ft Bertbier, ^d · texte numérisé non relu

Bonaparte à Talleyrand» 35 sept.; ft Bertbier, ^d

TRAITIÊ D' AMIENS. 383

Au reste, le PremierGonsul sentait si bien que cefttQ politique ne pouvait supporter la discussion que, lorsque les conférences s'ouvrirent à Amiens entre Joseph et lord Cornwalis, son premier soin fut d'établir que toutes ces questions serai€nt écartées des délibérations. Dès Tourerture des négociations il faisait écrire à Joseph : « Vous regarderez comme positif que le gou* vernement français ne veut entendre parler ni du roi de Sardaigne, ni du Stathouder, ni de ce qui concerne les dff'aires intérieures de la Batavie^ de CAUemagnCy de rHelvèlie et des républiques d* Italie. Tous ces objets sont absolument étrangers à nos discussions avec l'Angleterre, et le peu qui a été dit sur quelques-uns d'entre eux dans le cours de la négociation pour les préliminaires, prouve suffisamment qu'il ne faut sous aucun rapport y revenir aujourd'hui *. »

C'était dire en d'autres termes que rien de ce qui se passait en Eurcfpe ne regardait plus l'Angleterre, et il y avait une illusion singulière à espérer d'elle une semblable abnégation. Au reste cette omission systématique convenait également à l'Angleterre qui avait absolument besoin d'un temps d'arrêt et d'un repos momentané ; aussi, en faisant ses réserves contre ce que le gouvernement français accomplissait dans ces divers États à ses risques et périls, consentit-elle à passer sous silence les changements qui étaient en voie de s'y opérer, convaincue qu'elle ne pouvait ni les approuver, ni s'y opposer pour le moment. Grâce à ce sous-entendu sur le vrai sens duquel on ne pouvait ^e méprendre ni d'un côté ni de l'autre, le ter-

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