‹ Histoire de Napoléon IerChapitre 90 sur 112 · INSTRUCTION PUBLIQUE · texte numérisé non relu

INSTRUCTION PUBLIQUE

tement lorsqu'il disait : « L'institution que Ton vous propose n'est pas purement morale, elle est aussi une institution politiqiLe.... Elle a pour but d'unir au gouvernement et la génération qui commence et celle qui finit,... d'attacher au gouvernement les pères par les enfants et les enfants par les pères, d'établir une sorte de paternité publique. * En conséquence, l'État exerçait sa paternité en nommant les titulaires à six mille quatre cents bourses, sûr moyen, en effet, de tenir les pères par les enfants. C'était le fonctionnarisme commençant dès le collège. Il y avait, en outre < des méthodes consacrées par TÉtat, > il y avait aussi une littérature d'État, des sciences reconnues ou non reconnues par l'État. C'est ainsi qu'on avait rayé du programme de l'enseignement l'histoire et la philosophie, connaissances qui élèvent le plus Tesprit. de l'homme, mais que l'État jugeait superflues ou dangereuses. En revanche, on installa dans les lycées des « professeurs d'exercice militaire. » « On a cessé, lisait Rœderer, de faire de l'histoire un enseignement particulier, r histoire proprement dite n'ayant besoin que (fêtre lus pou/r être apprise^. » Voilà à quelles inepties aboutissait dès lors l'influence des préoccupations potiques dans l'enseignement. On toléra pourtant la logique, moins suspecte de sédition. C'est en vertu du même principe, c'est-à-dire de la prétendue utilité de l'État, qu'onavait à la fois réduit le nombre des centres d'instruction, car trente lycées étaient loin d'équivaloir à cent écoles centrales, et restreint l'enseigne ment scientifique, car, disait encore Rœderer « il im-

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