‹ Histoire de Napoléon Ier (tome 1)Chapitre 43 sur 48 · HISTOIRE DE NAP0LÏ20N · texte numérisé non relu

HISTOIRE DE NAP0LÏ20N

ment ne songèrent à prendre des garanties contre une ambition si flagrante. Chacun stipula pour ses intérêts ou pour ses convoitises, nul ne pensa à stipuler pour la liberté. Sieyès se contenta d’assurances générales, soit qu’il fût dupe de sa vanité de législateur au point de croire qu’il imposerait son fameux plan au général, soit qu’il jugeât dès lors toutes les précautions inutiles contre un tel coopérateur et qu’il fût résigné à lui tout céder sans résistance. La question constitutionnelle resta donc à l’état de débat théorique. Bonaparte avait tout intérêt à n’aborder ce point délicat qu’après la victoire ; il l’éluda facilement en affectant de s’en rapporter là-dessus aux lumières de son savant collègue.

Ces résolutions ayant été adoptées par les chefs du complot, la commission des Anciens, présidée par Cornet, l’un des conjurés, employa toute la nuit du 8 au 9 novembre à rédiger, volets et rideaux fermés pour prévenir toute indiscrétion^, les pièces néces^ saires, aûn que le Conseil n’eût plus qu’à les voter. On convoqua les Anciens pour sept heures du matin et les Cinq-Cents pour onze heures, en ayant soin de ne pas adresser de lettres de convocation aux membres dont on redoutait l’indépendance ou l’hostilité. De son côté Bonaparte prenait ses disxDositions militaires. Anticix>ant sur un commandement qu’il n’avait pas encore, et prenant pour prétexte une revue, il fit prévenir les généraux et les officiers sux>érieurs dont il voulait se servir de se trouver le lendemain 18 bm-

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