‹ Histoire de Napoléon Ier (tome 2)Chapitre 41 sur 107 · HÉLIOPOLIS · texte numérisé non relu

HÉLIOPOLIS

cieux compliments. Il le chargeait de féliciter en son nom l'armée de ses immortels travaux : « Quant à vous lui disait- il, qui avez si bien justifié le choix du Premier Consul lorsqu'à son départ de l’Égypte il vous confia le commandement de l'armée, vous ne doutez point de la satisfaction qu'il éprouve de votre retour et de la conduite que vous avez tenue pour soutenir l’honneur français.1 2 » Mais à peu de temps de là il écrivait aux consuls : « Je regarde comme infâme qu'on ait abandonnèV Égypte* . » Et àTalleyrand : « faites mettre au Moniteur que si je fusse resté en Égypte cette superbe colonie serait encore à nous, que le grand vizir n’avait pas au delà de trente mille hommes... que l’escadre de Brest qui portait 6000 hommes serait parvenue à jeter un mois plus tôt un mois plus tard des secours en Égypte , etc. »

Le grand vizir avait, non pas trente mille, mais quatre-vingt mille hommes, l'escadre de Brest ne porta aucun secours, ni un mois plus tôt, ni un mois plus tard; cependant l’évacuation n’eut pas lieu. On sait comment la capitulation d'El Arysch fut rompue. Dans son empressement d'épargner à son pays les efforts et l’effusion de sang sans lesquels on ne viendrait pas à bout de notre armée d’Égypte, sir Sidney Smith, se croyant sûr d'obtenir l’adhésion de son gouvernement, avait pris dans ces négociations le titre de ministre plénipotentiaire de S. M. Britannique, titre qu’il avait eu en effet, mais qu’il n’avait plus depuis l’envoi de lord Elgin à Constantinople. Mais peu de jours après

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