‹ Histoire de Napoléon Ier (tome 2)Chapitre 73 sur 107 · C'était l’irctievêque de Matines · texte numérisé non relu

C'était l’irctievêque de Matines

LE CONCORDAT

il pressait sans relâche la cour de Rome d’en finir sur ce point, lui adressait instances sur instances, refusait de recevoir son légat Caprara, jusqu’à ce quelle lui eût donné satisfaction; mais son zèle si nouveau pour les intérêts religieux n’était pour rien dans cette ardeur. Dans sa recherche incessante de l’effet, de l’impression à produire sur les imaginations, il avait conçu le plan d’un coup de théâtre d’un nouveau genre, d’une sorte de Marengo diplomatique destiné à éblouir par la paix ceux qu’il avait jusque-là éblouis par la guerre. Il voulait que tous les traités de paix qu’il venait de conclure successivement avec les puissances européennes fussent annoncés le même jour et à la même heure dans une grande fête de la Paix donnée à l’anniversaire du 18 brumaire, et à tous ces traités il voulait joindre le Concordat, « afin que la paix de l’Église et la paix de l’Europe fussent publiées en même temps dans toute l’étendue de la république 4. » Il avait ordonné de grands préparatifs pour cette solennité, il avait fait incruster le Régent sur la garde de son épée1 2, symbolique déplacement des insignes du pouvoir tombés désormais de la couronne au glaive. Mais malgré tant de soins et de combinaisons, ce grand coup d’éclat fut manqué par suite des éternels retards de la Cour romaine, qui prétexta n’avoir pas eu le temps nécessaire pour recevoir la réponse des évêques réfugiés en Allemagne. Et ce qui achève de peindre les sentiments qui avaient inspiré cette mémorable négociation et le genre d’importance qu’on y attachait,

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