‹ Histoire de Napoléon Ier (tome 4)Chapitre 18 sur 124 · Napoléon à Talleyrand, 20 mars · texte numérisé non relu

Napoléon à Talleyrand, 20 mars

suspension d’armes de trois ou de six mois1. » Le 16 avril, il accepte officiellement la médiation en insistant encore pour l’armistice2 3; mais bientôt il se ravise. Avant tout armistice, il veut avoir Danzig et Graudenz que son armée serre de près; il blâme Tal- Ieyrand d’avoir admis pour base le status j^ræsens ; il lui enjoint de ne s’engager à rien, de faire l’igno rant, de traîner en longueur; il regarde l’intervention de l’Autriche comme un malheur; il faut donc que tout, et « jusqu’au lieu même où doit se réunir le congrès, puisse devenir un objet de discussion*. » Dans toute cette négociation dont il est si fâche de prévoir le dénoùment, son manque absolu de principes et de toute règle de conduite, l’incroyable mobilité de ses idées qui n’avaient d'autre boussole que l’intérêt du moment, envisagé sous le point de vue le plus personnel et le plus éphémère, dégénèrent en imprévoyance et en déraison. 11 n’en fallait pas tant pour faire échouer un projet qui n’avait été pour l’Autriche qu’un expédient, et que les autres puissances n’avaient pas pris au sérieux un seul instant. Elles acceptèrent en principe la médiation autrichienne, mais en fait elles s’en tinrent à de vagues déclarations, et il n’y eut de réel et de définitif dans leurs démarches que la convention de Bartenstein (26 avril) qui resserra plus étroitement encore l’alliance de Frédéric-Guillaume avec Alexandre. Les deux souverains s’unissaient de nouveau pour la dé-

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