Napoléon à Berthier, 18 mai
2. Ce chiffre est emprunté à une feuille de situation en date du
indépendamment de celle de Portugal. Ce n’était pas assez pour soumettre toute une nation fanatisée par la haine de l’étranger, mais c’était assez pour occuper de bonnes positions défensives au centre même du pays, et pour battre toutes les armées de l’insurrection qui oseraient s’aventurer en rase campagne, jusqu’au jour où l’arrivée des renforts permettrait d’entreprendre davantage. De telles visées étaient trop modestes pour Napoléon. Il résolut d’écraser en même temps la révolte dans toutes les localités où elle s’était produite. Il lança ses troupes dans ces diverses directions, en prenant, il est vrai, la précaution de faire appuyer ces détachements par des corps de moindre importance, qui devaient les rejoindre en cas de besoin, mais sans prévoir le cas où ces corps ne pourraient pas opérer leur jonction, ce qui se réalisa le plus souvent. C’est ainsi qu’en dirigeant le maréchal Moncey sur Valence, il détacha de Barcelone le général Chabran, pour prendre position sur un point intermédiaire entre Barcelone et Valence . C^tte tactique fut appliquée sur tous les points. Un détachement de Junot et la division Vedel durent appuyer de loin le mouvement de Dupont sur l’Andalousie; la brigade Sabatier fut chargée de soutenir à distance l’expédition de Merle contre Santander2, de Verdier contre Logrono. Enfin il fit partir de Mais juillet suivant et qui porte le total de nos forces en Espagne à 116,000 hommes. Ce nombre n’avait pas pu varier sensiblement depuis le commencement de juin : il n’était d’ailleurs qu’un minimum.