Napoléon à Bess'ores, 3 juin
drid un petit corps de trois à quatre mille hommes, pour renforcer au besoin les dix mille hommes qu’il envoyait contre Saragosse, sous les ordres de Lefebvre-Desnoettes *.
Partout c’est la même obstination à vouloir occuper le pays tout entier au moyen de corps échelonnés, et c’est le même éparpillement de ses forces. II est convaincu que ses troupes n’auront qu’à se montrer pour dissiper ces méprisables rassemblements. Partout aussi ce sont les mêmes instructions qu’il donne à ses généraux: Faire des exemples. Ils savaient depuis longtemps ce que ce mot signifiait dans sa bouche, brûler, piller, fusiller, tel était le programme sanglant dont quelques-uns d’entre eux éludèrent noblement 1 exécution, mais que le plus grand nombre réalisa avec une rigueur qui était déjà passée
dans les goûts aussi bien que dans les habitudes de l’armée.
Ces dispositions, quelque insuffisantes qu’elles fussent, eurent d’abord un semblant de succès. Nos troupes eurent facilement raison des insurgés lorsqu elles les rencontrèrent en rase campagne ou retranchés dans des villes sans fortifications. Verdier les battit sans peine à Logrono , Frère à Ségovie, Las die à Torquemada (6 juin), où commença la série es exécutions par un massacre en règle, puis au pont de Cabezon, devant Valladolid, où Gregorio de la Cuesta lit combattre ses troupes adossées àune riwère. Merle, envoyé à Santander, après avoir aidé Lasalle à vaincre, battit Velarde avec aussi peu de