‹ Histoire de Napoléon Ier (tome 4)Chapitre 83 sur 124 · Moniteur du 25 juillet et du 6 août · texte numérisé non relu

Moniteur du 25 juillet et du 6 août

trouvait pas, disait-il, un sou dans les caisses publiques % tout le monde désertait autour de lui ; une implacable hostilité était dans tous les regards. Il sentait lui-même tout le premier que ces sentiments d’animosité n’étaient que trop motivés, et il s’indignait honnêtement des excès commis par nos troupes contre ses futurs sujets. Il avait déjà dénoncé à son frère les honteuses déprédations de certains de nos officiers qui avaient arraché les boucles d’argent des harnais de la cour pour se les approprier 1 2; il lui dénonce bientôt un commerce plus hideux encore, celui des objets du culte dérobés dans les églises et les couvents des villes mises au pillage : « Si Votre Majesté, écrit-il à Napoléon le 22 juillet, faisait écrire au général Caulaincourt qu’elle est informée du pillage froidement organisé dans les églises et les maisons de Cuenca, elle ferait beaucoup de bien. Je sais que le brocantage des vases sacrés fait à Madrid a fait beaucoup ch mal ici . » Le surlendemain 24 juillet, il insiste sur c4 point et sur les autres difficultés de sa situation; il dénonce des généraux qui ont imité Caulaincourt; il supplie son frère de rappeler les voleurs 3. Il compare avec raison le mouvement espagnol à celui de la Révolution française. Si la France, dit-il, a pu mettre un million d’hommes sous les armes, pourquoi l’Espagne n’en mettrait-elle pas cinq cent mille ? « J'ai pour ennemis une nation d’habitants braves, exaspérés au dernier point. On parle publiquement de mon assassinat...*

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