I. — 2*ÊDIT
Le Directoire se jetait à la tête de l'Autriche, à la moindre occasion , pour obtenir la paix , tant il avait besoin de sa tranquillité au Luxembourg. Cette faiblesse, déguisée sous l'apparence de la force et de la colère , n'éclatait que trop dans l'ordre qu'il avait donné au général d'écrire à l'empereur d'Autriche, de le menacer de la destruction de son port de Trieste , s'il n'envoyait pas des plénipotentiaires à Paris ; mais la lettre de Bonaparte à l'empereur rejetait sur le Directoire la violence de cette proposition ; « Sire, l'Europe veut la paix. a Cette guerre désastreuse dure depuis trop long- « temps. J'ai l'honneur de prévenir Votre Majesté a que, si elle n'envoie pas des plénipotentiaires à « Paris pour entamer les négociations de pais , Je « Directoire exécutif m'ordonne de combler le « port de Trieste et de ruiner tous les établisse- ■o mens de Votre Majesté sur l'Adriatique. /«*- « qu'ici j'ai été retenu dam l'exécution ■ plan, par V espérance de ne pas accroître le a nombre des victimes innocentes de cette gae!'! ■ « Je désire que Votre Majesté i V malheurs (|ui menacent !
« repos et la tranquillité ^