‹ Histoire de Napoléon (volume 3)Chapitre 7 sur 31 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

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11 ne restait plus de la coalition que l'Angleterre, le Portugal, sa colonie , et la Porte, dont la guerre d'Egypte avait fait son satellite. Au-delà de l'Elbe tout était neutre. Une neutralité armée liait égale-*

DE NAPOLÉON. tl3

ment les cours du Nord, celles de France, d'Espagne et d'Italie, contre le despotisme maritime de la Grande-Bretagne. Jamais plus formidable déclaration n'éclata contre la souveraineté des mers. Cet acte restera comme un des plus beaux monumens du consulat de Bonaparte. En deçà de l'Elbe, tout subissait le joug du traité de Lunéville. Victime de la défaite de rAutriche , le Corps Germanique avait été compris, sans même se voir cité au tribunal du vainqueur, dans les sacrifices imposés à l'empereur. C'était encore l'Allemagne qui avait dû indemniser de la perte de leurs États le duc de Modène et le grand-duc de Toscane. Les Français possédaient ou occupaient toute l'Italie en deçà de l'Adige ; l'abdication planait sur la royauté piémontaise et sur la république génoise ; le nouveau royaume d'Etrurie lui-même ne présentait qu'une existence viagère sous un prince maladif et trop faible pour se maintenir long-temps vassal de la France ; le procès de la cour de Naples n'était pas jugé; mais, en attendant sa condamnation , ses États se trouvaient saisis et frappés d'interdiction. Tous les princes temporels de la Péninsule avaient perdu leur puissance ; le souverain pontife conservait seul la sienne : le pape obtenait la pleine jouissance de son indépendance politique, à la condition de fermer ses ports aux Anglais; et le suprême magistrat de la république française i^connaissait les foudres du Vatican.

Le général en chef Murât, à qui le premier Consul

ordonnait, par l'entremise du ministre de la guerre,

d'assister à quelque grande cérémonie religieuse ,

avait été chargé auprès du Saint-Père d'une négocia-

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