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tion dont la tradition ne se rattachait qu'au Gk aine de rÉglise. On prescrivait également au générai Soult et à son état*major d'aller à la messe dans le royaume de Naples, et de bien vivre avec les prêtres. Nul doute que ces généraux n'eussent obéi ; mais ce que l'on dut regarder alors comme un ordre de simple discipline militaire couvrait un grand secret entre le pape et Bonaparte.
Cependant y tandis que lltalie entière portait le joug de la république, un port d'une île voisine du littoral toscan offrit, par sa longue résistance, une exception honorable à la domination française. Par le traité de Florence, du nS mars, entre la France et Naples, la reine Caroline nous abandonnait la piwcipauté de Piombino et ce qu'elle possédait dans l'ile d'Elbe , dont le reste appartenait k la Toscane. Mais les Anglais gardaient l'ile entière militairement , et les ports napolitains Porto-Longone et Porto-Ferrajo, d'où s'élançaient les croisières britanniques, bloquaient étroitement le royaume d'Étrurie , dont plus d'un intérêt exigeait le prompt affranchissement. En conséquence. Murât eut la mission de se rendre maître de l'ile d'Elbe; Bonaparte, conune dominé par une prévision fatale, prit tellement à coeur cette affaire , qu'il envoya lui-inéme le plan d'attaque. L'expédition partie de Corse le 3o avril , sous le commandement du colonel Mariotti, n'éprouva d'opposition que de la part de quelques postes anglais, qui furent repoussés; le gouverneur napolitain de Porto-Longone remit , en vertu du traité , la place aux Français. L'expédition sortie de Piombino sous les ordres du général Thurreau , n'obtint
DE NAPOU^ON . 1 I S
pas le même succès devant I\>rta-Ferrâjo : le goii* vemeur était Anglais, et en cette qualité il ne voulut point reconnattre )e traité de Floraace. Il fallut ise résoudre à un siège régulier , dont le général Watrin eut la conduite; mais bientôt la flotte de l'amiral Warren forma l'investissement de l'ile. Les Frailçids éprouvèrent quelques pertes maritimes, et tes troupes du siège se trouvèretit entièrement isolées de k terresferme. Porto-Ferrsqo, défendu par quelques centaines d'hommes, résista courageusement aux plus rudes assauts, et soutint même un bombardement : cette ville suivit la fortune de là nation à laquelle appartenait son gouverneur : dlle ne passa sous les lois de la France qu'à la signature des préliminaires du traité d'Amiens, cinq mois après la descente du g^i^ral Thurreau. Ainsi la volonté impatiente de Bonaparte se brisa contre ce port que la destinée réservait pour asile à sa chute; il semblait entraîné malgré lui à faire ^ pour ainsi dire, une reconnaissance sur l'avenir; il avait déjà donné une preuve remarquable de cette singulière disposition de son esprit, lorsque, après le traité de Lunéville, il avait dit aux députés belges : ce Quand même V ennemi au» rait eu son quartier-généml au faubourg Saint- Antoine, le peuple /mf9tais n eût jamais cédé ses droits , m renoncé à la réunion de la Belgique, »
L'Angleterre régnait sur les mers et se trouvait embarrassée de son empire quand tous les ports de l'Europe luiétaient interdits. Elle avait voulu rompre cette confédération du Nord , conclue à riifstigation de la France dans le mois de décembre 1 800 , entre la Russie , la Prusse , la Suède et le Danemarck. Mais