CHAPITRE VI
PAIX n'AMXEHS. AMHISTXE DES EMIGRES. ^ néÉLECTION DU PaKMIER CCVSCL
POUH DIX iLHHÉiS. LBOIOV-O^BOnrHEUR.-— COVSULA.T A VIE.
L'ankée 1802, sur laquelle il a fallu anticiper pour
DE NAPOLtoir. t45
ne pas rejeter trop loin le récit des changemens opérés en Suisse et intimement liés avec ceux que le pre- . mier Consul accomplit dans le même temps en Hollande et à Milan , commença , ainsi qu'on Ta vu plus haut, par l'affiliation de la république italienne à la république française :1e a 5 février, fut signée lapais entre la France et Tunis; le aS mars , Paris entendit proclamer le traité de paix d'Amiens , entre la république française, l'Espagne, la république batave et l'Angleterre. Ce traité, qui décidait, à l'honneur immortel du premier Consul, la grande question de la liberté des mers que le Nord avait perdue depuis la roort de Paul V% restituait à la France et à ses alliés toutes les possessions conquises par les Anglais , excepté la Trinité et Ceylan. Le cap de Bonne-Espérance retournait à la république batave ; il était ouvert au commerce et à la navigation des parties contractantes ; l'île de Malte , déclarée indépendante, rentrait sous la puissance de TOrdre de Saint-Jeande- Jérusalem. Cet Ordre religieux et militaire , dépourvu de toute sympathie avec la France républicaine etl'Angleterreprébystérienne , avait été l'objet de la plus singulière adoption de la part de l'empereur schismatique de toutes les Russies , qui prenait le titre de grand-maître. L'Ordre n'était, au fait, qu'un émigré dépouillé dans toute l'Europe , et dont la politique de Londres devait faire un banni éternel. On remettait l'Egypte à la Porte Ottomane, dont les possessions étaient garanties : celles du Portugal l'étaient également. L'État romain et le royaume de Naples seraient évacués par les Français, ainsi que tous les ports de la Méditerranée et de l'Adriatique