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armistices et de quoi forcer le Prince royal à s’humilier devant nous. »
Nonobstant ces pronostics fâcheux, tout concourait à faciliter une solution pacifique. La mort de Paul 1" avait porté un coup décisif à la Confédération des Neutres, et le Danemark, — isolé comme il allait l’être, — ne pouvait donner carrière à ses ressentiments. Dès qu’il s’agissait de négociations et de paix à conclure, Nelson cessait d’être l’homme de la circonstance. On envoya un autre amiral, sir Charles Maurice Pôle, pour prendre le commandement en chef de la flotte anglaise dans la Baltique. Nelson, qui, malgré tout, voulait croire au renouvellement des hostilités, et qui se serait reproché, le cas échéant, d’affaiblir les forces britanniques, eut la pensée, en quittant ses compagnons d’armes, de traverser le Jutland dans sa chaloupe et sur des canaux qui l’auraient mené jusqu’à Tonningen, au bord de l’Eyder; mais ses collègues refusèrent cette marque de dévouement à la chose publique; ils permirent seulement à Nelson de prendre un simple brick au lieu de la frégate à laquelle il avait droit. En arrivant à Yarmouth, son premier soin fut d’aller visiter l’hôpital, où il porta des secours et des consolations aux glorieux blessés de Copenhague.