NIC • FIDELIS • A - TVRC • ET • GAUL • OBS
La- Ville lit ëgalétnest grater sut marbre et pla<i cer au-dessus de la porte de la Tour de FHor-. loge public, une inscription latine pour célébrer cet événement. Elle y existait encore en 1764, puisque 1* Auteur des Voyages en Italie imprimés à Londres" cettd- même année ( Nouveaux Mémoires sur ritalici traduits du Suédois ) , parle de cette inscription qu^il trouve conçue en termes peu ménagés contre François !.•' , et s'étonne que les Français» ayenClaissé exister ce monument après la destruction du- •hftteau de Nica^
(A) Inscription tu-de5sus de. la porte principale de Tancienne Chapelle de Cincaire :
DIVO CAROLO m SABAVDIAE DVCE , SYBAL PINÔR. PRINCIPE, NICIAE COMITE. ANNO 1545. NICJA A GALLIS, ET TVRCIS , TERRA, MARIQVE OBSESSA, IPf ACERRIMO VTRIVSQ; JNIMICORVM EXERCITVS , AGGRESSIONIS CONFLICTV,MIRADEI OPTIMI MAX. GRATIA, EIVSDEMQ. MATRIS INTEMERATAE MARIÀE PUS PRECIB. r VIRILITER REPVLSIS HOSTIB. , XVIII KAL. SEPTEMB. EIDEM VIRGINI, SACRO TOTIVS CLERI , DECVRIONVMQVE SCITO , ANNVIS SVPPLICATIONIBVS AMBVRBIIS DE- CRETIS , SACELLVM HOC OMNIP. DEO, DEU PARAEQVE VIRGINI IN COELVM ASSVJI^TAE DICATVM ANNO MDLIL
(B) Inscription à Thonneur de Catherine Ségurana:
NICAENA • AMAZON IRRVENTIBVS • TVRCIS • OCCVRRIT . EREPTO • VEXILLO •4I,TRIVMPHVM • MERVIT MDXLIII
(C) Relation dé Jean JBadat sur le saecage et i/i* cendie de la faille de JSice , par les J'urçs,
» £ra Dotte buja , quando i Barbari figli di IVIao- »^ metto entrorono in ciità^<coii alcuni ladri Franpesi )^ per poria a sangue e sacco. I cittadini non 5Î ]^ aspettavano a taie perfidia , e già êransi ritirati » a letto, quando ad un trâlto si sentirono per ogni » dove in città urli feroci , grida e pianti atrocis* » simi. La soldatesca Turca rompeva le porte délie » case 4 maggasini , botteghe e Chiese , calpestando » le reliquie é vasi sacri , rubando le merci, d«nari » e gioje ; le vergini consacrate a Dio , le giovani » e nobili donzelle caddero innocenti vittime d^una » bestiale ferocia^ sMntendevano gli schiamasLzi del y> popolo , uomini , donne , fanciulli , monache e » Sacerdtti , che con violenza si strascinavano per » le contrade. alla volta délia marine, ove . i ladri » imbarcavano a forza questi sgraziati sulle galère » insieme aile allre prede, menando le mani contro » chiunque vbleva far resistenza. Taie lamentevole 5> scenà durô tutta la notte che fu d' un orrore ine- » sprimibile. Al far del giorno si alzô un romore )> che il fuoco era in città da varî lati , ed in fatti » si scoprirono ben presto le fiamme sui tetti. Quei 9 pocchi cittadini , a cui restava ancora qualche » forza 9 vedendo la partenza de' Barbari s' affblla- » rono dove era il maggior periglio , e secondati » da un distaccamento uscito dal castello riuscirono » a smorzar il fuocco , e cosl salvarono la città 1^ dair cstremo eccidio , ce. »
GHAPItltK ÏVl
Paix et traité de Crépi — Corwentian de Cagnes — Mort de François I.*' — Nour veUes constructions au château de Nice — Peste de i55o — RenouveUement de la guerre entre la France et V Autriche -^ Mort du Duc Charles III - — Émanuel Philibert^ vainqueur aux batailles de Saint- Quintin et de Gravelines, récouvre tous, ses états — Son vojrage à Nice — Récom-^ penses qiCil accorde aux habitans. — Cb/wtructions des forts de ViUeJranche ^ de Monialban et de S.t-Hospice.
Après le départ de la flotte Turqac pour les mers du Levant, T administration communale employs^ ses premiers soins à réparer les ruines dont la ville de Nice était environnée. II n*y avait pas une habitation qui n'eut plus ou mpins souffert ; les campagnes depuis le rivage .de la mer jusqu'à la sommité des plus hautes collines n'offraient par-tout que le triste tableau d^uào terre /désolée. Le zèle des Consuls pourvut. aux besoins les plus pressans de la population; ils s'occupèrent de réparer les différens monastères
«itnés hors de la ville, que les Tuiles avaieni çresqu'eniièrement détruits , sur-tout l'abbaye d# 'S.t-Poiis et le couvent de S.te-Croix; lès pieuses libéralités du Prince vinrent au secours de 1^ .Religion , et les gentilshommes du pays imitéreiit ce noble exemple ^i. Nous citerons parmi
*i L'Abbaye de S.^-^Pons fut restaurée en partie EUX frais du Duc de Savoie ; TEvéque Jean-Baptiste de Provana , TAbbé Honoré Martelii de Lantosca et les plus riches propriétaires de la ville voulurent prendre part à cette iœuvre pieuse. L* église reb&tîe à neuf dans un goût moderne , devint alors un des
^plus beaux monumens du pays ( Archiv. Mon. & Pont. ).
Nous avons déjà vu -que le monastère de S.^^- Croîx avait été fondé en 1461 par la munificence de la Ductiesse de Savoie , Anne de Lusignan;
•plus tard la maison Lascarîs consacra des sommes considérables à rembellissement de Féglise , renommée par sa vaste nef et ses ornemens d'archi- ' tecture. Les Turcs ayant ruiné cet édifice , TEvéque ordonna la translocation des Pères Mineurs de rObservance sur la colline de Cimiez , au local où existait jadis une petite chapelle consacrée à la Vierge Marie, dépendante de l'Abbaye de S.'-Pons; le nouveau couvent y fut bâti du produit des aumônes («Discours d'Honoré Pastorello et de François Giuglaris , J'ésuites ). *
Le couvent des Carmélitains , situé dans la basse ville , aujourd'hui ville vieille , ayant été incendié lors de Tévacuation de Nice , les Consuls assignèrent
le^ plus . gén ér^ux Jean : André-^Tonduti , seîir ^e.ùr de JFalicon,.et le colonel Erasme Gtdr léan y gvii tous les. deux ^ non contens . d'avoir veFS^ ieur sang pour la. défense de la. patrie^ cpusacrèrent une partie de leur fortune au soulagement de leurs concitoyens. Exemple de vertu, digne d'être suivi par ceux, <jui, élevés par la naissance au-dessus de la sfère conaznune;, aspirent à une véritable illustration*!!—.
à ces Religieux un autre local dépendant dé Tëgliae
^paroissiale de S.*-Jacques , où pourtant ils ne se
retirèrent qu'à la. fin de Tannée i555 ( MS. délie
cose di Nizza ). , . . • .
On transporta le couvjent des Religieuses de Citeaux dans un autre emplacement non loin de Jk porte de S.^-Eloi, au .voisinage du Pagli.09, attendu que la. maison de Richîeri et le Mbnastié au quartier, de Camas , se trouvaient inhabitables ; cette translocation résulte d'un acte reçu le 5 juillet 1S44» par le Notaire Ludovic Milonis , par lequel on voit que le nombre de ces Religieuses se trouvait réduit à huit , et que la maison où elles s'étaient réfugiées, n'était pas sujette à clausure. Cet état de choses continua jusqu'en i55i , que les Consuls leur firent construire un autre monastère dans la haute ville , au-dessus .de l'église paroissiale des Augustins ( MS. délie cose di Nizza ).
''^i Erasme Galléan obtint en récompense de seê services le commandement de la ville de Nice, "où il mourut le 16 juin i544> extrêmement regretté de
Idèpuis le retour du Duc de Savoie en'Pié^M^nt, les affaires avaient pris une touifnure Ëtvoralile; la supériorité de Tarmée Impériale /commandée^ par le Marquis du P^ast y lui fit espérer reatièrô et prochaine délivrance de tous ses états ••u....«( Cependant la bataille de Cérésole changea' en*, core une fois la face des affaii:;es» Cette action jnémorable s'engagea aux environs . de . la -yiUa d'Asti le 1 4 avril 1 544* Les Français , cpm^ mandés par le Duc dEnghien y j remportéi^enil; une victoire complette^ et le. Général ,Espagnol|, forcé de se sauver en Lombardie.^ abandonna le Duc de Savoie au ressentiment de ses, ennemis. Parmi les victimes de cette. journée .dé-sastreuse nous citerons Jean-Baptiste GrùnaUU, seigneur d'Ascros; il mourut en combattant à côté du Duc (TEnghien , et reçut ainsi le juste prix de sa trahison *i. Le Pape Pae^III, alar-» mé des progrès des armées Françaises en Ita|ie ,
toutes les classes des habitans. Son corps fut enterré avec beaucoup de pompe dans Véf^ise des Do** minicains, où sa famille possédait une chapelle. Le Duc de Savoie lui donna pour successeur Chrîs«p tophe Pallavicini , et quelques mois après , Etienne Doria Marquis de Dolceacqua.
*i MS. histi alp.'marit. liv. x6.^ ; hist. mîHlairê du Piémont par le Comte Alejnndre <k Sabice^ . j-
ai Fol. IL
3aa renouvela ses instances ^our mettre tin termf aux calamités de la guerre; ses soins obtinrent une suspension d'armes conclue le i8 du mois de septembre.. Les deux Souferains rivaux ^ fatigues d'une longue lutte y se montrèrent plii^ dociles h. ses prières ; ils consentirent enfin \t poser les arm/es ^ et le traité de Crépi y signé le^ 1 4 ôctobif'e suivant y ramena la paix (ïanjs toute FEurope. François I renonça formellement h fautes ses prétentions sur la ville y le Goînté àé Nice et la vallée de BarceloiÉneite , àVêè prèmesse d'évacuer la Savoie et le PiéiÉotil au^tôt que Philibert d'Orléans àfariât épousé \i fille cadette dé Charles Quint. Oà cànrini aussi que dés Goïnmi^aires Français et Savô^ardi se réuniraient immédiatement au village de Cà-* gnes en Provence > potir détei^lné? y <}Uant au Comté de Nice, la ligne de froiiliè*e^ l'éva'^ cuation de Barcelonnetté, l'échange èês prison-, xiiers çt les indemnités réciproques. Charles dci Savoie nomma pour ses Commissaires Ludosfic de Prejr et Jean de ViUette., Mv'^ de Grignany Gouverneur-Général dé la Ptbvéiièè , s'y fit représenter par les sieurs Ajmdra de Paucluse et Henry de CourcelleSy munis de pleins-pouvoirs au nom du Roi de Fralxee» Us Conclurent
le i6 décembl^ une conyentiooi^ diaprés laquelM ies Français s'djligèretit à évacoer dans le délai de i5 jours toute la vallée âe B^eelonnette y sûnsi que les châteaux- de Cjtiiittaumes^ Ûoji.4 fraires , Gillette y TonretterHavcis^ et Gattiérasf pù ils tenaient encore gavnison ; l^aote de oôn«f Tention^ rëdi^ par les nataifeaiS^/^ (tjéixf^ et Jeari Àcchiardi de Nice ^ ' Sociétaire de te Tille, fut ratifié six jours après par' le Gouvei^ neur Paul Siméon de Ba^ , m nom du Dù<| de Savoie'^ et par Her^ry de Qrignan aa noui du Roi de France *i, Dans cette oonfôrence les Consuls de la ville de iC^ice insistÂrent fupi!(és des GomodssaiFès Français povprobtenil* }ê réim boursement des sommés ptmsidérs^es qu'un n4^ gociant de Lyon, nonâié Léorme^ rd'^Jl^Cy dirait eux armateurs de Villefranche pour solde dei feumitures et constructions faites danâ^ «Q'pixrt avant la rupture de la trêve 4^ iS3S'^ toqr demande ayant été rejetlée , ' îts envôyèyetit à Paris Clémenê de Berra, Ihabiiè danS' le lïa^ inement, des affiiires; ^ o1^t^<>onse3 Hoyêl h condanmation de LéorMÊfTifAibëy ; ' '> La mort de Frariçofs I ça 1 5^n ççn^SQJjida
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renouvela ses instances ^ur mettre tin terme" aux calamités de la guerre ; ses soms oblinreniT tmé suspension d'armes conclue le 1 8 du rtioi» de septembre.. Les deux Souferains rivaux ^ &-' ligues d'une longue lutte y se montrèrent plu^ dociles ïk ses prières ; ils consentirent enfin 9 poser les arinies ^ et le traité de Crépi ^ signe le^ 1 4 octobif'e suivant , ramena la paix Asoïs tonte FEurope. François I renonça forjtoeUément h toutes ses prétentions sur la ville ^ le Gointc dé Nice et la vallée dé Barceloiniette , aVèé pretnesse d'évacuer la Savoie et le Piétfiolft aâ^ tôt que Philibert cPOrléahs abrat épousé là, fiUe cadette dé Charles QidfU. Ofi cânrini anssi que dès Goïnmi^aires Français et Savoyards se réuniraient immédiatement au vîti^é de Cà-* gnes en Provence , potir détewninéf ,- <}tiant au • Comté de Nice , la ligne de frorilièrè ^ Téva*^ cuation de Barcelonnetté, l'échange dés prison-, xiiers çt les indemnités réciproques. Charles de Savoie nomma pour ses Commissaires Ludovic de Prejr et Jean de ViUette., M.'^ de Grignan^ Gouvei^neur-Général de la PtbvéMè, s'y fit représenter par les sieurs Ajmdra de P^ducliise et Henry de Courcelles^ munis de pleins-pouvoirs au nom du Roi de Frattce. Us tonclureiU
it i6 àécembte une conyentiooi^ diaprés laquelle les Français s'djligèretit à évacuer dans le délai. de 1 5 jours toute la vallée âe B^^ielonnette ^ sùnsi que les châteaux • de Qiiittaumes ^ Ûos<l fraires , Gillette y Tonrëtte^Hesvcisjt et Gattiérasf où ils tenaient encore gavnison ; Faote de oôuk vention^ rédi^ par les notaiteaj^wr^ ^ÂiXf et Jean Àcchiardi de Nice y ' Sociétaire de là ville, fut ratifié six jours après par le Gouvei^ neur Paul Siméon de Ba^ , au nom du Dù<| de Savoie, et par Henry de Qrignan au noui du Roi de France *i, Dans cette conférence lés Consuls de la ville de !Cfice Insistèrent fupt^és des GomQiJssairès Français povpr obtenir }ê Fém-fc boursement des sommes çtmsidérsddes iqu'un né^ gociant de Lyan^ nonmié Léorf^et d'Âliiéy devait eux armateurs de Villefranche pour solde dei fournitures et constructions faites dans 60 "port avant la rupture de la trêve 4^ iSSd'f» leqr demande ayant été rejeltée , ' îts envôyèyetit à Paris Clémeni de Berra, kÀiiè daîis^ lé ma*niemem des affiiires, <fai o%ûAt 'd{)f(!!onse3 Hoyêl la condanmation de LéonMird'Àlbë. • > La mort de François I ça i5^a ççn^SQJjida
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renouvela ses instances 'pour mettre- tin tenndT' aux calamités de la guerre ; ses soins oblinrenlT tmé suspeif sion d'armes coticlue le 1 3 du Mois^ de septembre.. Les deux Souverains rivaux^ fe-^ ligués d'une longue lutté > se montrèrent plii^ dociles h. ses prières ; ils consentirent enfin i' poser les arnijcs ^ et le traité de Crépi ^ sîgnté l6^ i4 octobif'e suivant^ ramena là paix dans toute' FEurope. François I rendnça formellèmeat if toutes ses prétentions sur la ville ^ le Coipté dé Nice et la vallée dé Barcelonitette , dVéé j«^ tnesse d'évacuer la Savoie et le PiéiÉiolïl a^dàii-« tôt que Philibëtt d* Orléans titxml épousé \i fille cadette de Ghai'les Quint. 0& cénvitii anssî que dès GotittÂi^aires Français ëiSdfèyardfl se réuniraient immédiatement au village de Gagnes en Provence , potir détemiiné? 5 <}tiànt ak Comté de Nice, la ligne de froniiàbe,- l'éva-t cuation de Barcelonnette', l'échangé dés prison-, xiiers çt les indemnités réciproques. Charles rfe jSa^oie nomma pour ses Commissaires Ludovic de Prejr et Jean de F^Ulette j M/ de : Grignan^ Gouverneur-Général de la Plrbvéftèè, s'y fit représenter par les sieurs Àjmàra de P^ductiise et Henry de CourcelleSy munis de pleins-pouvoirs' au nom du Roi de Fratice. Us 'eonclurent
ie i6 àécembtè une conyentiooi^ diaprés laqueUé les Français s'djUgèretit à évacoer dans: le délai de 1 5 jours toute la vallée âe B^eelonnette ^ sùnsi que les châteaux - de * Cjtiiittaumes ^ Ûoji<c fraires , Gillette y TonrëtterHesvcisjb et Gattiérasf où ils tenaient encore gavnison ; l^acte de oôn«f Tention^ rëdi^ par les notaif68:j%»r^ d^jéiXf et Jeari Acchiardi de Nice /Sociétaire de là yille, fut ratifié six jours après par* le Goutei^ neur Paul Siméon de Bà^ y mi nom du Dùq de Savoie*^ et par Her^ry^ de Qrignan aa noui du Roi de France *i, Dans cette oonfôrence liés Consuls de la ville de !Cf ice InsistÂrent f upi!»és des GomodssaiFès Français poi|r oblenlt* }ê réim boursement des sommés ptfDsidâ^sddês qu'un né'' gociant de Lyon^ nonâoé Léor(»^d''Jl^ey devait eux armateurs de Villefranche pour solde dei fournitures et construotions faites dané^ «Q'pixrt avant la rupture de la trêve 4^ iS3S'^ teqr demande ayant été rejetlée , ' îts env6yè»dtit à Paris Clément de Berra , kÀiiè dasis lé nfia^ inement des affiiires; ^ ol^^t ^(>onse3 Hoyài, la condanmation de Léonn&ritjélbëy ; ' > La mort de François I ça i5^a ççn^sçjjida
*x Papon» kisL feu. di fVoVtiitf*.- -«^ ::>.i f>up
3a4 les bien£dt8 dé la paîx! Son successeur
Henry II monta sur le trône de France ;iu mi* lieu des orages de la guerre civile suscitée par le Ëmatisme religieux. Charles de Sct^^oie pré** voyant une rupture prochaine ^ prit d'avance les. précautions que commandaient les circonstance^ i\ ordonna de mettre en état de défense le chà-^ teau de Nice , et d'ajouter de nouvelles fortifications à la partie du couchant , qui avait le plus souffert pendant le siège de i543- Ces travaux furent exécutés par le Gouverneur Paul Sùnéon de Balbs y ainsi que cela résulte d'une inscription de i548, rapportée dans le manuscrit historique des Alpes maritimes ^i. Giùffredi é\X^ également des lettres^patentes Ducales 'en date du I.** jtun'^i549, expédiées en fs^veur ^Ajmond Bestent , Architecte et gardien de l'hôtel des Monnaies à Nice^ par lesquelles on voit que cet employé jouissait à cette époque d'un traitement annuel de vingt écus d'or^ à la charge de., surveiller là fabrication des djucats et autres toaonnaies d'argent ; qu'on y frappait pour le compte du Souverain.
*i Gîoffredi , MS. hîst. alp. mark. liV. 17.* --* Voyez à la fin de ce Chapitre TinscTiption latinç 4jue nous transcrivons ^ la note (A},:
Aux monclàâôns dé.Tanniée x544^ qui aë^ truisirent toutes les rëcoltes et dévastèrent ^ let plus belles propriétés y aux alamies continnelléf de voir renouveller la guerre avec la France^ se joignirent les ravages d'un fléau plus terfiblé.^ lia peste s'introduisit à Nice au mois de février i55o^ et porta la désolation dans toutes les &milles y tantôt paraissant diminuer de fureur^ .tantôt redoublant de violence et d'acharnement» 'Un recensement de la population £dt par ordre ;des Consuls au commencement de i55i ^ élevA 'la ;perte des habitans de Nice , seulement dan» l'intérieur de la ville , à 3534 individus de tout âge, sexe et condition '^^i*
On ne peut concevoir comment , au milieu des calamités appesanties sur les peuples , l'ambition des maisons d'Autriche et de France osa recommencer une lutte funeste ! I ... é Henry YL renouvellant la honte de .son père , conclut une seconde alliance avec les Turcs! Malgré la saison avancée > lé Maréchal Duc de . Brissàe reporta en i55i le théâtre de la guerre en Piémont. Vainement le Prince Émanuel Phi^ Ubertytéàxxil alors à servir dans l'armée Espagnole
*x MS. dellc. cQsc di i2Vj9jak
«biis les ordrei;:de J3iojA' l^érremi (Sonzàgtu^^ fit dés îprodige» êe valear ixnirsirréter les pvogrèB^ dëà Français 4 le Maréchal^ làiperieui: ea foréeà^ tnomplia des obstacles ;^ fi>rça toutes les placer jKàrtès du JH^eoièiÉt ^ ék s^empara diï plat pàyB.y îusqû^iaiii fi*omiàres de Ik Lbmbardié. Daas{.& mënre teitis la flotèe Française :«ojnmaiid^ par Léon Stromij grahd-^neur de Gapoue, réporafe dans k Méditenranée ^ menaçant les côteâtddi jG&nitë de Nice et de la Xigurie. Au premi^ aris de oétie 'ap{>arution^ André Doria'^Vrm6» de MeM;^ ianit du port de Gênés ^ avec vmg^* <kix galères^ décidé à coni^ttre son. rival; H le rencontra sur les parages «ntre Vintumlle «t Meinon; mais Famira} ' Français n'osant ae* t^epter le cofx^t^ battit èb retraite , et yivemeikc ■çouf sttivî , se retfugia dattsle port de Villefranche* ïi'alisininb se fépa^dit aussitôt dans la ville de fNice^ é«as la qioît ^ Ta mer orageuse ayant jâo%cié''t^s galères de Gènes , Strozzi se hâta ^ i ^'^en.profîti&r Bt de gagner les cotes delà Provence^ r Ce ïttaria, célèbre par la surprise de Barccferme, oùie Prince Émanuel Philibert de Savcfie tifeurut'les^plus gt-ands dangers^ devint la victime des ambitieux puissants, dont la jalousie s?irrite
^i MS. hist. aljL marit. ifv.- -vf^.^
«ord avf»c Je. Coi^iëtdlpfle 4^ MorUmçrmor^ Jl^^wvm 4*i|tfçlligçsce ?yfiç,j§? ,E^agi»ols^..€jt «(ft>tiiit ilpr^ç^ 4l5 .%SQ^ :^i:esiatipn. L'a«;ûral;^ iDforfm.de cette jtiyui^^jSQCopdé par Jfeâi^ Jifyre^o A0 Ni<}e^ c[V¥ s.' 4ffât attaché à sa:.foi>- «W!e,»^:Ua 1(6$ j^es fvi*^ lui t^d»t, et|)af^iiM; ji 66t^r4« Mj^«deîUe^'ay^,^U^^pifi8.gal^ il po^vAH HiÀs^^r -V ... t :.
. hsL d^^ipa ^ Gï^roPTfie^r de G^)s(Mir /pt*w é^^p^^i^t jieqrêftî ip^pr }a yUleî de JN'ice , ;çar ^ j^lgflt ^i^pjyûHaer^ >4oi}t elle a'^ ^dcjà éprQ^vé Ja l>rayoijire 4Qn$ du ^ège de ' 1 543 ^ inspirait pae inqiiiétlicje .^é^al^^ à cause de son carAPtèçe eptriepr^^WLQt ^ pousse jusqu'il la •témcrité. ï^ fCoipi^e de Car^z jsucçéda à 30a commaudement. Inforoué que la rflotte dGcënoisi^ sortie de £arceloiu|| (Êdsoit voile vers les :c6tek •de ritalie^ ayant àdxurdJe .Roi, de .Bohême.. et •le Prince Emanuel JRèàiibert y il entreprit de .hasarder une action d'éclat y jet d'enlever les deux illusures voyageurs. i)oiria: cependant gagna les Français de vitesse et entra heureusemeof
, ^ I . Jean Tonso , vie d'Ematiuel Philibert, de Savoij^ ♦a M S. hist. alp, marit. lir. 17*.
3i8 'dati^ le port de ^illefranche aùk apcelamatiodi' lies habitans ; le lendemain F amiral Fratiçais s'ea «ppirocjia avec toute l'escadre et menaça de yenir raual|tier dans la rade même. U fallut s'opposer ^ son audace. Émanuel Philibert , presse do ae retirer dans le château de Nice^ répondil t -^ Mîôn -poste est là, où mon épée et mott- )v exemple peuvent décider la victmre » • Étiennoc ID&ria de 'Dotceacqua , Colonel -, commandant d'armes à Nice , lui amena un ren&rt de troi» ^co^pagnies ; la canonnade s'engagea dans l'après« •tmdi dit i4 x^ai i55a ; la première attaque des Français leur réussit ; ils forcèrent trois gSK lèi:es ■ Catalanes placées à Feutrée du part , et s'cidtpârèrent de quelques bâtimens légers , auxquels ïls mirent le feu; mais le Prince Émanuel Philibert , et F Amiral Génois repoussèrent k leur tour les Français et les obligèrent à prendre le. large. L'action recomm^o^ vers le soir, h la lîue de Nice , sans aucun résultat décisif; la. Buit sépara les combattans....^' Emanuel Philibert courut le risque d'être pris pendant i'ji^ction^. en cherchant à s'emparer de la galère commandée par le Comte de Carsez *i-
^i Hist.alp. marit. liv. 17.^; Notizie istoriche dî Gioanni Badat.
îagf • 'Le cimrftge brillâtit que ee Prince fit paraître 4u condMil ^val de Villefraiiche , n- était que le prélude des victoires mémorables qui devaienc Lieotât immortaliser fe commencemeat de som
règne J
Dans- le mém§ tems un nouvel orage s'étail fix^mé dans le Comté de Niée. Anne Lascaris^ Comtesse de Tende ^ sollicitée ^ar^Claude son fils Gouverneur des États de Provence^ voukit profiter des circonstances pour agrandir Ys^ panage de sa fiunille ; elle arma ses Vassaux et demanda des secours au Hoi de France. Quelques compagnies d'aventuriers poussées par l'espoir du butin y passèrent le Var à ^S.t-Martin , et pénétrèrent^ par les mqntagnes , jusques dans la vallée de la Roya^ où elles coiftmirent d'horribles dévastaticms. Le château de Saorgio tomba en leur pouvoir * 1 1 1 Au premier avis de cet événement le Gouverneur de Nice fit partir Lucien Cals y Chevalier de S.t-Jean de Jérusalem, avec quatre compagnies, tirées de la garnison, autquelles se réunirent en route les milices des communes de Lnceram, Scarena, Sospello et fireglio *2. Ce brave gentilhomme marcha rar
"^i MS. hist. dp. marlt. liv. 17*.
*a Albert! 9 ist, di Sosp^Uot '
jiidemeni q^tre; les çnnei^i^; }Q.j:<hà(<5^.de ^Saorgio y situé sur un roc presiju^iixa^â^es^ible^ .capitula à son arrivée. Caïs ût ua pont 4!<if' nux Français.; ils se retirèrent ea Provence^ f la Comtesse de Tende ^ abandonnée à elle-jn^^éaië^ .:ne tarda pas à ^e repentir .de sa témérité.
Ce suc(fès fut .suivi d'une perte bien jdoul(Nir ireuse ! Charles de Savoie mourut au cfaate^V de Verceil le i6 septembre i653 à l'&ge .:âr 66 ans y victiuie d'une fièvre lente qu'oo vomr .-lut attribuer au poison ; U est. plus îusl^..4e .croire que l0s disgrâces et les cbagnins , s^çis •nombre , dont il fut constamment abreuvé ...pei^'- .dant un règne orageux de 49 années ^ jabrér
Jugèrent sa vie? Ce Prince surnôoMné Je Bon^
et aussi justement le Malheureux ^ était pourtant dis:ne d'un meilleur sort. L'histoire le désigne bienfaisant, sensible, observateur religieux de sa parole, doué d'un esprit pénétrant lise vit entraîné , tnaîgré lui , dans, un tourbillon -d'infortunes, au milieu des débats sanglans qui s'élevèrent en :Europe. Il termina sa carrière avec la perspective d'un plus triste avenir po^r son fils unique ! De tous ses États il ne lui restak que quelques forteresses, dont le château de '^ice formait la principale ressource.^ Le Ciel .avait
^bnrtani iKfeerré^ à ' ÉmaTMÊllPhilibért une bril»- Ikrite destinëe.i F Avant d'entreprendre le récit di'tine noovdle époque ^ fondée pur 4e génie d'm^ ^and Prfaoee^. nous devitt» âei payer ùn\ juste hommage aux hommes ill astre v^^^q^i^l^ 1^ ^îU^ -de Nice se glorifie d^amr .donné lé. )our^ sou» le régne de Charles Èmanuâl WL '• Jacques Dalpozzo ^ né ki^oe ten j5o8^ s'4tant distingué ^de-^boime heure- dams la carriâre ^ecclésiastique , pari son «Bpfit y {JBfL piété et seâ Tertus y acquit plus tard une ^^fande réputation '^ns Tétuder de la 'fu^isprudence' et 'de ia diéologie $ envoyé à fteme «par r^ir^que Jsaîi'- Baptiste Provanà , pavr quelques intérêts du Diocèse , il s'y ix remarquer ;par sem habileté à manier les affaires ; le Pape Jules III , qui savait apprécier le mérite v 1^^ donna d^abord ÏÉvéché de Barri dans le royanme de Naples , -puis le Chapeau de Cardinal sous le titre de S.t-Simeon; nommé ^ en i55o ^ Général de -l'Inquisition et Légat au Concile de Trente y • son élévation ne lui fit jamais oublier ce qu'il devait à sa patrie ; les habitans de Nice ne cessèrent de trouver en lui un citoyen dévoué , un modeste protecteur ^ un bienfaiteur généreux; les monastères p les églises et les étabîiss^meps
<le charitë ëprouvèreot pendant su vie , et .k, af., mort y des nombreux bienËdts. Le Cardinal DeJipozzo a laisse plusieurs ouTrages imprimai^ parmi lesquels un traite très-estime sur le change des monnaies "^i. . i
Honoré Caïs, né eniSii, étaii encore ei^ fant y lorsqu'il fut envoyé à la Cour de Frane^ en qualité de Page ; s'étant fait remarqua par ses taleus , le Roi le combla de faveurs ,. èV li^ confia en i549 l'ambassade prés la Cour i]e Portugal. Quoique fils de ce Gaspard ,qxû. avait si mal figuré pendant le siège de i5'43> il ne partagea jamais les sentimens de son père ^ jet ne cessa d'employer son crédit pour éviter .^ ses concitoyens les malheurs d'une nouvelle in-^
vasion *3.
Lucien CaiSy son cousin ^ fît son apprentissage dans la carrière des armes sous le Colonel Erasme de Galiéan , et surpassa même, la réputation de son maître. Nommé Chevalier dis S.t-Jean de Jérusalem ^ il se distingua dans plusieurs caravanes sur les galères de la Religion,
*i Hist. Ecclësiast. Pontif. Jules III; Notizie ist €li Gioannî Badat.
*2 Mezcray, hîst. de France; MS. hîst. alp. mar. Kv. i7«.
•onibâttit Tailkmméiit les infidèles^ et fût gratifié par le Grimd^Maitre de là Gommànderie de Valence en Dauphinë. Lorsque la France envahit leë états de Savoie, il s'en^ressa d'of- £rir ses services à son Souverain ; obtint le rang de Colonel, fit deux campagnes en PiémcMit, «hassa les Français de la pilace de Saorgio eà i553, et mourut à Nice quelques années aprè^ au sein de sa fandUe, étant Commandant d'armes de la plâce'^i.
Honoré Drago , Docteur, ès-lois , ^ Sénateur Ducal à Turin , puis Juge-Mage ?de la ville de J*fice, eut' sous le régne du Duc Charles .vom grande réputationcônune jurisconsulte et comme littérateur ; il cultiva avec succès la* poésie latine; malheureusement les sujets qu'il traita, puisés dans la froide jurisprudence , n'étaient guère du domaine des muses. Son poëme intitulé Ze institute di Giustiniano, remarquable par beaucoup d'originalité , fit quelque bruit dans le monde savant *2.
Honoré Grimaldi y fils de Charles et de Philippine Richieri / embrassa , jeune encore ^
♦i MS. hîst. alp. marit. lîv. 17*.
^slVlS. delfe 'Cose di Niiza-, MSI hist. alp. toar, liv. 17".
334' la carrière du barreau; il fit son «ourç de.'j«bf<i rispnidence h Avignon sons la dicection de acm oncle Barthélend Bichieri , célèbre professent dans cette écdfe. Appelle quelque tems aprài^ à Toulouse auprès d'un- autre oncle de cetter même &mille^ Chanoine de S.t-Étienne d^Agei^ il continua ses études avec tant de succès, qu» Guillaume de Goulard, premier Président du Parlement de Bordeaux ^ juste appréciateur -dw talens y lui fit accorder la chaire de jorispniH. dence à Toulouse. \ .
GrimcUdiy entièrement livré, à Fétiide dé cette science ^ devint l'oracle des législateurs de son tems , et surpassa tous se» déyaàcien par la profondeur de ses connaissances, la. clàrtd de ses décisions et la pureté de ses sentimens* Nommé Chevalier de S.t» Jacques de l'Épée , il refusa constamment tous les emplois qu'on lui offrit, pour ne pas quitter la chaire de Tau* louse ''^i. Dans plusieurs chartes et manuscrits Languedociens et Provençaux,^o/2ore Grimaldi est communément appelle Praéclarissimus Jun risconsuUorum Princeps.
*i HÎ8t. du Languedoc 5 Papou, hist. de ProY. ;
MS. hisl. alp. marit. liv. 17®,
' Kous Giterojâ^wsi Ludovic Griaussemnd lù? Isnard Porcellet^ tou» les deux Professeurs* de tnstàiémmtfm^ et de beiles-lettres à Véeo\^ de Nk^ 5 ^ €ttit faisise ]^usiei(rs dé leuirs ou-' trages, ^eriur €ii ktiâ'ét é» langiie Prol^encale *i. Ce* notices kist^qliès servent à prouver/ ^e^ msrlgré les Câdamitës d'un règne mfalheu- ^eux^ îîîce, déjii célèbre comme pl^ce forie/ figurait tÊùMsi parmi les villes de la Provence/ qpk cultivaient avec succès la législation et les belles-lettreSi
Emanuel'PhiUberû commandait Tarmée Im-' périalô en Flandres ^ lorsqu'il apprit la inort de son père ; jamais tVince Souverain ne s'éiai^ trouvé dans une potâtion plus difficile. Le Pié-^" tnont et la Savoie étaient entièrement envahis par les Français , et le Comté de Nice sef trou-^ Vfiit menacé d'une invasion imminente. Confiant dans son courage y il conçut l'espoir de la victpire [
• Certain de la fidélité des habitans de Nice^ il leur envoya François Costa y seigneur d' Arignan , avec une lettre odiwséfe âttx Consuls ; dans laquelle il leur promettait de venir bien*
*i Papon, hiat. gën. de Provence j MS. hîst. alp. nuirit. liv. 17*.
tôt visiter l-asile de'flon enfante^ Us s'e sèrent de faire partir pour Bruxelles Jean Pas^ taly licencié eh dh)it^ j)our assurer le Duc de l'entier dévouement de ' toute la population *i;
Cependant un événement imprévu fit m^tre ^des espérances de paix : Charles Quint y "Bià^ gué du poids des affaires , prit tout-à«-cpup la résolution de céder la Couronne Impériale à aoa frère Ferdinand L", Roi de Hongrie et- de Bohème ^ et celles d'Espagne ^ de Naples et des Pays-Bas à son fils Philippe II ; il quitta hii^ même la pourpre pour le fi:*oc^ et alla s'enfeiN -mer dans un cloître aux fi*ontiêres du Portugal C'est-là qu'il termina, quelque tems- après ^ sa carrière!! Philippe voulut marcher sur les traces de son père. Le feu- de la guerre se ralluma avec plus de violence que jamais , dès Tannée 1557. Une victoire mémorable signala cette première campagne. L'armée Impériale , forte de 3^,000 hommes , et commandée par le Duc de Savoie Emanuel Philibert, fut vivement attaquée le 10 du mois d'août sous les murs de S.t-Quîntîn par le grand Connétable de France Anne de Montmorencjr, Lea
^i MS. délie cose di Nizza.
Français ' s'aYancerënt avec leur fougue nàtfi4 relie contre les lignes ennemies ^ et s'emparèrent d'abord de plusieursretraachemens; maisiEma^ manuel Philibert , à là : tété des vieilles bandés Espagildles '^ ayant repoussé cette première attaqlte j ' s'élança à son tobr sur le centre de Far* mèe !Fraiiçaise ^ la perÇa dans toute son étendue^ et la mit .dans une déroute complette. Le Connétable de Monûmorenejr Siysjït perdu son artillerie y ses bagages et une quantité de drapeaux^ fut lui-même fait prisonnier avec l'élite de se% officiers.' Si l'armée Espagnole^ eût niàrcM > à l'instant même sur Paris ^ cette capitale, pirise au dépourvu, lui aurait peut-être ouvert ses portés. La place- de -S-t-Quintin' capitula deux jours après ; les vmnqueurs y firent un butin im-
mense *i.
Le Roi de France essaya de réparer ce désastre , au mois de juillet de l'année suivante ...
^i Emanuql Philibert avait auprès de lui un corps de troupes Savoyardes, qui faisait le service auprès de sa personne; il était presqu^entièrement composé de gentilshoftimes volontaires , parmi lesquels nombre de Niçards formant deux compagnies û*anches. Elles combattirent à ses c6tés à la bataille de S.*« Quintin et a*y couvrirent de gloire ( MS. délie cos& di Nizza ).
2a Fol. IL
^3R le Maréchal tle Thermes attaqua les laipériaiix campés aux enviions de Gravelines , et perdit une seconde bataille ; l'armée Française repoiissëe sur tous les poinl&céda le terrain et) pleine déroute ; le Maréclial y laissa la vje en combattant à la tète de la réserve , et, à la suite de celle vicinii-e , Henry II se vit forcé à demander la paÎK , ou plutôt à la recevoir de la mam de son ennemi. Elle fut siynée ij Caieau- Cambresis , le 3 avril iSSg.
Parmi les conditions de ce traité voici celle* qui iméi'esscnt Tliistoirc que' nous éurivons. Xa ïloi de France donna en mariage Marsuefî^ i de Valois, sa sœur, au Dur Énninnet ^Ô^ ' èertj et s'obligea à év;icucr i Ëtats dft J&^j^^^^^^ÛBdaniat cpie des
consentir ^i. Les Français ëvàcuèrent au' mois /ie «eptembre la vallée de Barcelonnette Qt plusieurs châteaux dont ils s'étaient empa^rjés , le long de la frontière du Yar^ au grai^d- dëpîl ai Honoré Comte de Tende , Gouverneur général de la Provence ^ qui au moyen dç l'écjiangj^ pi^posé s'était flatté de pouvoir ggrandir leif ^domaines de sa maison *3. . ,.
% Jaloux de tenir la promesse qu'il avait £iite aux ]ia])itaris de J^fice, hmanuel Philibert ^ malgré la rigueur de la saison , s'embarqua au port d^ Marseille avec Marguerite de Valois son épouse^ au moi» de janvier i56o, et vint consoler .par sa présence une population fidèle* . Les 'Consuls .avaient fait préparer un. pont d^ Ixiteaitx qui «"avançait dans la mer et traversait ensuite tout le jgravier jusqu'à la porte Marine. C'est-là qi3te les Souverains furent reçus ajvec le plus grand cérémonial : la Duchesse traversa la ville-, montée sur une haqueaée couverte d-un drap d'or y marchant sous un baldaquin de velours cramoisi à franges d'argent ^ que portaient
-! "^i' Notizie istoriche di Giovanni Badat; bist. milic» du. Piémont , par le Marquis Alexandre deSaluces| Jkii>erti , ist. di SospeJio» .
*2 MS. hist. alp. marit. Iîv..ji8^^ .. , . ;r
34o les Magistrats de la ville ; vingt jeunes gentil^r» hommes vêtus de satin blanc y et autant de bourgeois habilles en satin rouge y raccompagnaienl eti guise de pages , les premiers à droite , les seconds à gauche ; le cortège se rendit directement k- la Cathédrale du château pour rendre à Dieu des actions de grâce ; les Augustes Époux se retirèrent ensuite au palais Ducal^ où ils reçurent les hommages de la noblesse et âe la première bourgeoisie *i- Malgré Fer* trème clisette, qui se faisait sentir au comment cernent de cette année ^ le peuple se liyrd tout entier aux vifs transports de sa joie *3. i
Le Duc consacra unç cannée entière i verser ses bienfaits sur la ville de Nice, n se plaisait à dire que sans Ta conservation du château^ jamais peut-être il n'eût recouvré le reste de ses états ; aussi il voulut en agrandir
^i Ces détails sont tirés du MS. délie case di Nizza y en parlant de la parure de la Duchesse , J'anonyme dit qu'elle était richement parée, et portait un superbe collier de diamàns , con trè perle lunghe e grosse corne pera moscatella.
*2 Pendant la disette de Tannée i56o, les habi« tans des montagnes furent réduits la plupart à vivre d'herbes et de racines sauvages ( Alberti , istor. di 3ospello^ pagt 245). • -^'1
les fortificatiôûs en; y consacrant' des soiQme^ considérables^ provenant de la rançon despri-* sonniers faits à la bataille de S.t-Quini^n. Éga** lement intéressé à protéger le commerce et à j^ermer l'entrée du port de Villefranche aux flottes enneo^ies y il* ordonna la construction de trois nouvelles forteresses , destinées à rendre les approches difficiles. Les forts de S.t-Hospice , de Villefranche et de Montalban, ajoutèrent à l'importance du château de Nice *i^ et una nombreuse artillerie y trophée de gloire de 1$, journée de S.t-Quintin, servit à garnir ces nouveaux remparts j les travailleurs animés par
*i Déjà , depuis Tannée x55y , le Gouverneur dé Nice , André de Leiny , avait , d'après les ordres du Duc , fait tracer le plan et poser la première pierre du château de Montalban. Cela résulte d'un mémoire cité par le MS. délie cose di Nizza^ écrit «n langue vulgaire , où Ton trouve le rapport sui"* vant : » Al nom de Dieu , Fan iSSj e lo giort cinq. » d'aprii aven comensat la forteressa dessus la Colla î> de Momboron , e lo 111.* Sig.' Andréa de Lîni H » a mes a nom Monialban , e jeu Giaume delli » Banchi ai mes la prima peira de ma . man pro- 9^ prio ». Les malheurs et les circonstances, tirent ensuite suspendre cette construction qui ne fut reprise que trois ans après ï^xvï>l^^ du Duc £pianu«i Philibert. . .'
34^ la présence du Duc ^ aussi bon iugënieùr qu^tuK
bile capitaine , poussèrent ces constructions avec?
nne telle activité , qu'en moins d'une année
elles s'élevèrent comme par enchantement atf
milieu des rochers et dès anciennes ruineSii^
Pendant qu'il assistait aux travaux de Ville*'
franche ^ un événement imprévu faillit de' Ivâ être funeste,
' Depuis quelque tems tin renégat Calabrais/ nommé OchiaRy parcourait la Méditerranée avec tme escadre de gàliotes', armées au port d'Alger , et portait la terreur de son nom sur le^ côtes d'Italie ; peu content d'avoir dévasté le» rivages de Final et d'Oneille , d'avdùr pillé 1^ ville de Taggîa et incendié le château de Roquebruhé , il conçut l'entreprise plus hardie d'enlever le Duc de Savoie *i. Sachant qii« ce Prince , occupé à surveiller les travaux de Villcfranche , ne prenait aucune 'précaution pour la garde de sa personne , il hasarda un coup de main dans la nuit du 29 au 3o
avril i56o S'étant furtivement approché
du golfe de S.t-Hospice, l'audacieux corsaire mit à terre une partie de son monde , traversa
^1 Muratori, annal. d'ItaL
eti silenôe k- petite làtigué de terre qui séparé les deux mers^ et parvint jusqu'à Thakitatioa du Duc ; le^' eris des voisins dcmnèrent Iç signal d'alarme* Le Prince^ éveillé en sursaut^ eut à-< peine le tems de se sauver par une petite porte du Jardin attenant à cette maison ; aussitôt il' demande des armes pour 'punir le téméraire renégat. En vain se» fidèles serviteurs le pressent de se soustraire au danger : « Le n vainqueur de S.t-Quintin , leur répond^il , ne & reculera pas devant un misérable corsaire » ; el k l'instant^ se mettant à la tête des gentilshommes de sa maison et de quelques bourgeois mal dr-» mes, il marche témérairement . contre ces for*» bats. Ceux-ci supérieurs eu nombre s* élancent sur la petite trotape du Duc en poussant des cris affreux: des gens peu accoutumés au maniement des armes ne pouvaient long-tems faire téie h des marins déterminés. Les bourgeois priren; la fuite ; il ne resta que quelques gen*^ tilshonnies, qui, serrés autour du Souverain^ «e dévcuèrent à sa défense *i. On a prétendu €pi Enunuel*PhiUberû f entraîné par deux Afri-»
*i Sàmiel Guichenon , hist. de la Maison de Sa« v«»ie$ MS.bîst. alp. marit.; MS. d^l le ws^ M Nizza.
cains ^ fut un instant leur prisonnier^ mais que. l'intrépide courage de trois gentilshommes Savoyards le délivra de ce danger^ au péril de leurs propres vies: l'histoive ne nous a. pas conr
serve leurs noms glorieux !Nous les citerions
avec admiration parmi ces braves , dont les actions sublimes ont consacré la renommée!!
Quoiqu'il en soit^ le Duc ne se tira.. de ce mauvais pas qu'en se sauvant derrière une muraille y OÙ sa petite troupe se défendit vaiUam-^ ment jusqu'à l'arrivée d'une compagnie d'arquebusiers^ qui descendit en toute hâte du Col' dd. Montalban; alors Ochialî se retira en bon ordie . jusqu'à ses navires ^ amenant avec lui plusieizrs prisonniejTS , parmi lesquels deiii: gentilshommes^ auxquels le Duc devait particulièrement sa délivrance. Ce bon Prince , entraîné par le sentiment de sa gratitude , oublia l'orgueil de son rang , et envoya Georges Costa , son grand Chambellan, pour traiter, de leur rançoi avec le renégat. Elle fut fixée à deux-mille écis d'or; mais en sus du marché, l'impudent Corsaire exigea impérieusement qu'on lui présentât la Daçhesse, afin d'obtenir la faveur de lui baiser la main: » Cet honneur, dit-il, rendra mon noîn célèbre ^ dans toute l'Europe )>. Vainement on lui fit
seutir rincoQTJBnaoç^ de sa demande; il persista^ menaçant d'amener les prisonniers. Un éxper. dient trompa son .audace : on lui prësenla une }eune personne mstgnifiquement habillée^ à la place de la Duchesse. Ochialî lui baisa la main a^ec respect . et fier de cette bizarre aventure ^ mit à la voile . glorieux et. .triomphant ^^ i .
Pendant son séjour à Nice, le Duc de. Savoie* ne borna pas l'activité de son génie à fortifia seulement le littoral maritime ; toutes les branches de r administration , toutes les sources de la pros* périté commerciale et de l'industrie publique, intéressèrent également sa sollicitude. Il augmenta considérablement sa marine , fit réparer les chantiers de constructions et ordonna le creusement! à Vill^firanche du bassin nommé la Darse, fixant, au nombre de quatre, les galères permanentes, destinées à protéger cet établis-^
sèment.
, Nous avons déjà vu que, lors de la fondation de Villefi-anche en 1 296 , Charles <ÏAnjot^ avait établi la perception d'un droit de passage
^i Cette anecdote , tirée en grande partie du MS, de Jean Badat , intitulé Notizie isioriche , noua a paini assez intéressante pour trouver pla<;^ dan^ ç^ récit.
sur la valeur de» marchandises. Ce droit tOÊ^ sacre par une foule de transactions était enûè» rement tombé en désuétude^ -^ k ^te à^ vicissitudes de trois siècles^ notamment depui^^ que la maison de Savoie avait été écrasée pai^ la puissance Française* La victoire y en restitiiaiid k Émanuel Philibert ses états héréditaires^ Itf mit à même d'en revendiquer le rétabUssement ; mie ordonnance du 1 5 avril 1 56o confirma le4 anciens^ privilèges du port de Villefiranche j offris asile y protection et entière liberté à tous les hâtimens^ de commercé^ avec commission au Capitaine général des galères de courk* sur les navires qui chercheraient à éluder le droit de transit -*i. Une autre ordonnance régla la venta des prises et des saisies au profit du trésor Ducal y et nomma deux Consuls de commerce^ choisis dans le corps des négocians , leur accordant ample jurisdictiôn en matière commerciale *3 ; c'est sur ces basés que Charles Emanuel I.*' établit 53 ans après la franchisa des ports de Nice , de Villefranche et de S.t*
Hospice, monument d'un sage politique, dont
*i Archives dé la BiMiot. de la ville , recùeH fl'actes et ordonnances.
*z Azuni , Dictionnaire du commerce^
bientôt nous aurons occasion de p^Ier plus^eil détail.
La Cour de Savoie , appellëe en Piémont par tes yœux de tout un peuple^ quitta la ville do Nice vers la fin du mois de novembre i56i,
La naissance d'un Prince destiné par le Ciel à surpasser la gloire de son père '^i y consolidât les bienfaits de la paix ; et l'évacuation de Turin et des autres forteresses du Piémont^ occupées jusqu'alors par les Français^ signala une nouvelle époque plus beurcuse^
*i Charlea Smanuel I.*' né !• 12 janvier i56f.
( (A) Inscfiption placée en i548 sur le Bastion,
Rojral,