‹ Histoire de Nicolet, 1669-1924Chapitre 14 sur 83 · EPS FAMILLES SEIGNEURIALES DE L’ILE MORAS · texte numérisé non relu

EPS FAMILLES SEIGNEURIALES DE L’ILE MORAS

(Suite)

SOMMAIRE/ — 1. La famille Beaubien. — 2. La famille Manv.au. — 3. La famille Proulx. — Appendice. — Extrait de l’inventaire de» bien» de Paul Beaubien.

1. La famille Trottier de Beaubien. — (1715-1807) L’alliance de la famille Moras à celle des Beaubien fit passer Je fief de l’ile Moras, avons-nous dit, a cette dernier e famille. D’abord, en 1715, le mariage de Thérèse Moras avec Michel Trottier de Beaubien met ce dernier en jouissance du tiers du fief; plus tard, le 7 septembre 1722, il acquiert les deux autres tiers échus à leurs neveux et nièces, enfants de Pierre Moras fils, décédé en 1708. Cette famille, qui a gardé le fief jusqu’en 1807, mérite une mention particulière tant a raison des divers titres seigneuriaux qu’elle a détenus, que de la valeur des personnages qu’elle a fournis à l’Eglise et à l’Etat.

Michel Trottier, sieur de Beaubien est le premier titulaire de l’ile Moras du nom de Beaubien. C’était le petit-fils de Jules Trottier, venu de France en 1010, qui se fixa aux Trois-Rivières, où il mourut en 1055. De son deuxième fils Antoine, marchand à Batiscan, sont issus neuf garçons et deux filles, qui ont fait leur marque flans le monde et sont les souches de familles distinguées.

Les principaux sont:

Joseph, sieur des Ruisseaux, seigneur de i’Ile Perrot;

Pierre, dit Desaulniers, marchand de Montréal;

MICHEL, sieur de Beaubien, seigneur de la Rivièredu-Loup depuis 1702 et de l’Ile Moras de 1715 à sa mort;

Noël, sieur de la Bissonnière;

Julien, dit des Rivières, président du Conseil Supérieur de Québec.

François-Marie, dit Bellecour, souche de la famille Belcourt.

Alexis, sieur des Ruisseaux, premier capitaine de division du Détroit.

Michel Trottier de Beaubien est la souche de cette nombreuse et importante famille, qui s’est partagée en plusieurs branches. L’une est restée dans le district des Trois-Rivières, où elle s’est perpétuée. Le docteur Pierre Beaubien, de Montréal, l’honorable Louis Beaubien, l’abbé Charles Beaubien, ancien curé du Sault-au-Récollet, appartiennent à cette branche, qui se trouve présentement à Nicolet. — Une deuxième est passée dans le district de Québec, où elle s’est multipliée. — Une autre est allée se fixer au Détroit, où elle est devenue puissamment riche. C’est un des membres de cette famille qui a concédé le terrain où s’élève aujourd’hui la ville qui domine le Michigan et qui appartint longtemps aux Français. (1)

Michel Trottier de Beaubien, né en 1675, épousa aux Trois-Rivières, le 3 mai 1700, Agnès Godfroy, fille de Michel II. La prospérité de ses affaires lui permit d’acquérir dès l’année suivante, le 13 juin 1701, la seigneurie

(1) Hist. des grandes familles françaises, pp. 418, 436, 437.

de la Rivière-du-Loup, (1) qu’il acheta du juge Jean Le chasseur, lieutenant général civil et criminel des Trois-Rivières. Il vint y résider avec sa jeune épouse, dans un manoir seigneurial, qu’il améliora, de manière à en faire une résidence pleine de charmes, entourée dans la belle saison de verdure et de bosquets enchanteurs. (2) Il eut d’Agnès Godfroy de Linctot un garçon et deux filles, à qui il fit donner une instruction soignée. Ces deux dernières, formées chez les Ursulines des Trois-Rivières, s’y consacrèrent à Dieu, à la clôture de leur cours d’études, l’une sous le nom de Mère Trottier du Sacré-Cœur, l’autre sous celui de Sœur Saint-Michel. Toutes deux devinrent l’honneur et la gloire du monastère, surtout la Mère du Sacré-Cœur, qui fut élue première supérieure locale, le 21 novembre 1731. Elles avaient eu la douleur de perdre leur mère dès leur plus tendre enfance avant leur entrée en religion; elle était décédée en octobre 1714.

L’année suivante, le 27 octobre 1715, Michel de Beaubien, épousait Thérèse Mouet de Moras, fille du seigneur de l’Ile Moras. — Il s’obligeait à nourrir et entretenir suivant sa condition sa belle-mère Marie Toupin, tant en santé qu’en maladie. Elle vécut avec lui jusqu’à sa mort en 1723. Vers 1719, quatre ans après son deuxième mariage, il quitta son manoir de la rivière-du-Loup, pour venir à Nicolet, occuper la maison Moras, que son épouse et sa belle-mère n’avaient quitté qu’à regret. Il ne manqua pas de la réparer et améliorer, et les années suivantes la résidence seigneuriale avait revêtu, malgré sa simplicité, un cachet tout à fait enchanteur.

Malheureusement il ne put jouir longtemps de sa

(1) Concédée le 3 novembre 1672 au Sieur de Manereuil, qui la vendit à Jean Le chasseur le 20 avril 1683. Ce dernier la revend a son tour en 1691 à Nicolas Perrot, qui ne pouvant payer la lui remet

en 1698. T OQ,

(2) Hist. des Ursulines des Trois-Rivieres, I, p. 235.

nouvelle résidence. Quatre ans après son installation à Nicolet, en mars 1723, une lourde épreuve vint frapper sa maison. Une maladie, dont nous ignorons la nature, enleva trois de ses membres en l’espace de quinze jours: le seigneur lui-même fut la première victime, enlevé le 7 mars. La belle-mère Marie Toupin, veuve Moras, mourut ensuite et fut inhumée le 14 mars. — Puis le neveu Jean-Baptiste Moras, inhumé le 24 mars.

Le sieur de Beaubien, se voyant très malade, ainsi que presque toute sa famille, demanda à se retirer à l’hôpital des Ursulines, où sa fille, la mère du Sacré- Cœur venait de prendre l’habit. “La communauté, dit l’Histoire des Ursulines, saisit avec empressement une occasion si favorable de faire plaisir à un ancien ami. Le cher malade reçut avec bonheur les soins assidus de sa fille chérie et des sœurs hospitalières. Elles eurent la douleur de recueillir les derniers soupirs d’une personne si tendrement aimée.”

Le 6 mars, veille de sa mort, il transporta sa seigneurie de la Bivière-du-Loup aux Ursulines, (1) moyennant 8000 lbs, dot de sa fille Françoise Beaubien, 4000 livres à payer à sa femme Thérèse Moras, et 2000 à ses enfants mineurs. (2) Il légua en outre à la communauté une somme de trois cents livres.

“M. Beaubien, ajoute l’Histoire des Ursulines, était un de ces rares chrétiens qui suivent la voie des joies austères, mais assurées que donne la foi, et il réveillait l’énergie de sa volonté par l’amour le plus noble et le plus pur.” — Il n’avait que quarante-huit ans.

(1) Le 13 octobre 1701 les Ursulines avaient déjà obtenu la concession d’une terre de trois quarts de lieue de front sur deux lieues de profondeur située entre la seigneurie de Beaubien et celle de Maskinongé.

(2) Cinq enfants du second lit lui survivaient, dont la dernière, née posthume est l’ancêtre des Jutras de la Baie-du-Febvre.

La veuve Beaubien devenue seule héritière de File Moras, par suite du décès de sa mère, de son mari et de son neveu, (1) attira l’attention du jeune René Guay ou Leguay, de Nicolet, qui demanda sa main et l’épousa en 1728. Les nouveaux époux demeurèrent au manoir Moras, et leur union, amenée peut-être plus par l’intérêt que par l’amour sincère, parut heureuse jusqu’en 1744. A cette époque quelques difficultés les contraignirent de se séparer. Par acte du 28 avril, René Guay garde son fils René, âgé de quinze ans, et Thérèse Mouet ses deux filles mineures du premier lit. Le même jour elle partage l’Ile Moras entre ses quatre enfants du premier lit, Louis et ses trois sœurs, M.-Magdeleine, Marie-Joseph, mineures, et Marie-Anne, épouse de Joseph Cailla, à chacun un quart excluant de la succession le jeune René Guay. Ce dernier n’eut pas trop à le regretter, puisqu’il devint plus tard seigneur dominant de la Baie-du-Febvre.

Thérèse Mouet mourut à la Baie en 1773.

LOUIS BEAUBIEN est le deuxième titulaire que fournit la famille Beaubien à la seigneurie de l’Ile Moras. Nous verrons quatre seigneurs de même nom occuper successivement l’Ile Moras, et former dans le domaine seigneurial ce qu’on pourrait appeler la dynastie Beaubien. Tous se sont distingués comme citoyens marquants et ont fourni à l’Eglise et à l’Etat des personnages dont la mémoire est en vénération. Les bornes de cet ouvrage nous obligent à les signaler très sommairement.

Louis, le deuxième seigneur, est le premier Beaubien né à Nicolet, en l’Ile Moras. Baptisé le 6 mai 1719, il épousa le 13 février 1752 Marie-Louise Robida-Man-

(1) Foy et hommage rendus le 27 février 1725.

seau, dont il eut douze enfants. Propriétaire du quart de l’île, il ne tarda pas, à mesure que les circonstances le permirent, d’acheter la quote-part de ses sœurs, et de plus un morceau de terre de quatre arpents de front, que son frère René du premier lit était parvenu à acquérir et devint ainsi seul propriétaire de l’île. Parmi ses enfants, citons: Jean-Louis et Paul, le plus jeune des garçons, qui hérita de l’Ile Moras.

Jean-Louis, qui épousa en 1784 Marie-Jeanne Manseau, vint s’établir à la Baie-du-Febvre, sur la terre aujourd’hui voisine de la route à Pépin, dans le Bas-dela-Baie. C’est le père du curé Jean-Louis Beaubien, qui pendant quarante-quatre ans a dirigé la paroisse de Saint-Thomas-de-Montmagny; — et du docteur Pierre Beaubien, de Montréal, qui, après avoir étudié à Paris sous le célèbre docteur Récamier, devint l’un des plus illustres professeurs de l’Ecole Victoria, de Montréal. De lui descendent en outre plusieurs notabilités: dans le clergé, l’abbé Charles Beaubien, auteur de l’Histoire du Sault-au-Récollet et autres écrits, son frère l’abbé Hippolyte-Eugène, les abbés Ovide et Narcisse Beaubien; dans le monde, les honorables Joseph-Octave Beaubien, Louis Beaubien, et autres.

Le seigneur Louis Beaubien mourut en 1796 et fut inhumé à Nicolet le 13 décembre, âgé de soixante-et-dixsept ans.

PAUL-BEAUBIEN, son fils, lui succéda comme seigneur dominant de l’île. C’était le plus jeune de ses enfants, celui à qui il avait confié le soin de sa vieillesse, et c’est sans doute cette intention qu’il s’était donné à lui le 30 mars 1780. Paul était encore célibataire. Louis lui renouvela et compléta cette donation, lors de son mariage avec Claire-Charlotte Duroclier, célébré le 3 octobre 1795. Dans son testament fait ce jour-là au presbytère de Nicolet, il l’institua son légataire universel, avec charge de payer 600 lbs à ses frères et sœurs pour

leurs droits dans File. Paul s’empressa de les acheter dès le 18 novembre suivant, et devint ainsi seul seigneur de

rîle.

Claire-Charlotte Durocher, était la sœur de l’abbé Alexis Durocher, vicaire du vieux curé Louis-Marie Brassard, qu’il remplaça à sa mort comme curé de Nicoïet en 1800. C’était un parti des plus avantageux au point de vue pécuniaire, vu qu’elle appartenait à une famille tout-à-fait fortunée. L’un de ses frères, Benjamin Durocher, était grand propriétaire aux Cayes, Ile de Saint-Domingue. Il était très riche, si l’on en juge par son testament en date du 8 août 1810. Il lègue des sommes considérables à ses enfants et une rente viagèie de 1500 francs à une ex-religieuse française. Un autre de ses frères Thomas Durocher tenait un commerce considérable, rue Saint-Paul, Montréal. A ce dernier, Benjamin léguait 40,000 lbs.

Claire-Charlotte héritait de 6,000 livres et le curé de 2,400 livres, s’il en avait besoin.

Paul Beaubien eût de cette union six enfants: Jean-

Baptiste-Louis, Louise-Charlotte, Alexis-Hippolyte (Clerc-

tonsuré), Blanche, Marie et Eléonore.

Il eut la douleur, en 1817, de perdre sa femme à peine âgée de 41 ans. Elle lui laissait tous ses biens, (11 qui étaient assez considérables pour le temps. L estimation, qui en a été faite, est un document intéressant, où l’on voit en détail ce qu’était l’établissement seigneurial à cette époque. L’évaluation des biens meubles et immeubles montre combien le coût de la vie était modique, comparé à nos jours. Ainsi les vaches sont cotées à huit piastres, les chevaux à trente piastres chacun.

(1) Pour en jouir sa vie durante, s’il ne convole pas en seconde noce après laquelle jouissance et usufruit éteints, les dits biens doivent retourner aux héritiers légitimes de la dite feue Marie- Charlotte Durocher. — Testament du 4 juin 1815.

L’ensemble du document nous remet devant les yeux le mode d’existence de nos pères, et les articles que nécessitaient le genre de vie des anciens canadiens. Dans la cuisine, on voyait, outre les ustensiles de nos jours, ceux qui étaient destinés au teu de la cheminée, tels que chenet, crémaillère, crochets, poêle à frire avec sa longue queue. Près de la maison la laiterie dont les tablettes étaient garnies de terrines en terre cuite, puis le four, qui fournissait à la famille un pain brun bien plus nutritif que notre pain blanc aristocratique: détail étonnant, -ce four est évalué au gros montant d’un écu. Dans la remise, la gentille calèche, (1) voiture de gala des anciens: elle est évaluée à quinze piastres seulement. A la grange, point de batteuse, à la place les fléaux à mains dont nos pères frappaient en cadence les épis pour en séparer le grain, puis le van, les faucilles, etc. Enfin, dans le cellier, il fallait le baril de rhum, c’était l’usage du temps, à moins d’être dans l’indigence, personne se privait d’une liqueur à la mode et à la portée de toutes les bourses.

Paul Beaubien devenait veuf dans toute la force de l’âge et de la santé: il avait à peine quarante-cinq ans. Maître de l’île entière, il avait droit d’en garder la seigneurie jusqu’à sa mort, même la quote-part des enfants, s’il ne convolait pas à une seconde noce. Il valait la peine d’y songer, puisqu’il vécut encore quarante-etun ans. On est donc étonné de le voir, dès le 21 novembre 1822, quelques mois seulement après la mort de sa femme, faire donation de tous ses biens à son fils aîné Jean-Baptiste-Louis Beaubien, lieutenant-aide-major pour la division de Nicolet, pour le récompenser de ses services,” avec charge de le pensionner chez lui ou de lui fournir les aliments, etc. Il fut prudent toutefois en exigeant une très forte pension en nature, pour le cas

(1) La calèche canadienne était une voiture légère à ressorts et à deux roues.

où ils seraient obligés de se séparer. Rien n’est oublié, pas même les huit gallons de rhum, que son fils devra lui fournir annuellement.

Le jeune nouveau seigneur était encore garçon, et son père vécut heureux et en paix avec lui jusqu’à trois ans après son mariage. On voit par un acte d’accord survenu entre le père et le fds le 15 avril 1828, que le père veut sa pension en nature et se sépare de son fils pour vivre dans une maison distincte, au village de Nicolet. Il continua à vivre dans le célibat, jusqu’à sa mort arrivée en août 1858. Il avait quatre-vingt-six ans.

JEAN-BAPTISTE LOUIS BEAUBIEN, dit JEAN- PAUL BEAUBIEN, (1822-1867) succédait à son père dans la seigneurie de Pile, âgé seulement de vingt-six ans. Ce dernier lui donnait sa part afférente, la moitié de l’île, et l’usufruit de l’autre moitié sa vie durante, (1) avec charge de payer à son décès 400 livres à chacun de ses frères et sœurs, pour les droits de leur mère. (2)

Ces derniers, prévoyant sans doute la longévité de leur père qui retarderait indéfiniment la jouissance de leurs droits successifs, s’empressèrent de les vendre dès les années suivantes. Ces transactions partielles eurent l’effet de morceler le fief de Moras déjà si restreint. Pour éviter la confusion résultant de la multiplicité des parts seigneuriales, on dut bientôt procéder à un partage légal, qui eut lieu, par devant le notaire Antoine Leblanc, le 6 septembre 1830.

Le jeune seigneur Jean Beaubien épousa le 17 octobre 1825 Marie- Josephte Cressé, fille de feu Pierre-

Ci) En 1833 il remit cet usufruit à son père, en déduction sur la pension, qu’il trouvait trop onéreuse.

(2) Foy et Hommage, 2 mars 1829.

Michel Cressé (1) et de Marie Fafard-Laframboise des 1 rois-Rivières. De cette union naquirent seulement deux enfants, une tille, Julie-Caroline-Henriette, infirme par malheur, que la mort lui enleva en 1860, âgée de trentetrois ans, et un fils sur lequel il fondait les plus belles espérances. Persuadé qu’il serait un jour l’héritier du fief, il lui donna au baptême le prénom de Moras et lui ménagea une solide éducation au collège de Nicolet. Le jeune Moras répondit à sa sollicitude. Après un excellent cours classique, il entra dans la carrière du droit, qu’il associa à celle de cultivateur, et devint bientôt l’un des citoyens les plus influents de Nicolet, dont il fut assez longtemps maire et préfet du comte. En 1856 il épousa Louise-Narcisse-Eulalie Lozeau, cousine germaine de madame Philippe Cressé, seigneuresse de la Baie-Saint- Antoine. Il en eut six enfants: Marie-Louise-Catherine, Marie-Anne-Marguerite décédée en 1696, Marie-Eulalie- CaroMne, Marie-Julie-Adélaïde décédée en 1889, Jean- Charles-Joseph et Marie-Adélaïde-Marguerite.

Jean-Paul Beaubien était fier de son fils unique en qui il mettait tout son espoir. Devenu vieux, il quitta Pile en 1865 pour se retirer au village et lui confia l’administration du fief qu’il avait l’intention de lui léguer. La carrière de Moras Beaubien fut brisée, hélas! au milieu de sa course, trop tôt pour lui permettre d’hériter du titre seigneurial dont il portait si honorablement le nom.

En 1867 fut établie la confédération canadienne, dont la constitution composée de soixante-et-douze articles fut signée par la reine Victoria le 29 mars, après avoii été adoptée par le parlement en 1865. Le nouveau

(1) Dernier seigneur de Nicolet, du nom de Cressé. — Peu de temps avant sa mort arrivée en août (s. 14 août) 1819, il vendit sa a Fj,'s- Ie 9 juin 1819. Ce dernier étant insolvable,

les henUers Cresse firent vendre la seigneurie par le shérif, le 8

janvier ioji,

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