M. LE DOCTEUR WILLIAM GILMOUR
à l’agriculture et exploita la magnifique ferme voisine des Quarante Arpents, tous embrassèrent les carrières libérales:
Pierre-Joseph devint le premier avocat résidant à Sherbrooke. Il se noya, dans l’hiver de 1835, en traversant sur la glace aux Trois-Rivières, âgé de quarantedeux ans;
Claude s’établit à Verchères, où il fut instituteur et mill-right d’un moulin à vent;
Luc-Michel, le plus célèbre d’entre eux, est resté à Nicolet, où il a pratiqué le notariat. Déshérité, comme ses frères, du titre seigneurial par la transaction du 9 janvier 1819, il n’en fut pas moins intimement lié à l’administration de la seigneurie, ayant été l’homme de confiance, le conseiller, et quelque temps le procureur du seigneur Chandler, jusqu’à la mort de ce dernier en 1850 (29 janvier). Nous parlerons plus tard de ce singulier personnage.
Guillaume, le cinquième fils, mourut jeune, étudiant en médecine.
Louis-Charles devint avocat et mourut aux Trois- Rivières en 1836, âgé de trente-deux ans. (1)
Quant aux cinq filles, dès qu’elles furent d’âge de commencer un cours d’études, le seigneur, comme nous l’avons vu, se retira avec sa famille aux Trois-Rivières, où il les confia aux religieuses Ursulines. L’aînée, Louise-Charlotte avait alors dix ans (1817).
Les deux plus jeunes, les seules qui nous intéressent, ont vécu à Nicolet,— Marie-Josephte comme épouse de Jean-Paul Beaubien, seigneur de l’Ile Moras, qu’elle avait marié en 1825; Calixte-Hélène, qui épousa en 1831 le fameux docteur William Gilmour.
(1) Il était marié à Julie-Angélique Badeaux. L’un de ses fils, Auguste-Barthélémi, a été avocat aux Trois-Rivieres, ou il a épousé en en 1859 Georgina Prendergast.
Jean Cressé, le cultivateur, et le notaire Luc-Michel sont les seuls qui ont laissé à Nicolet des descendants du nom de Cressé.
De Jean sont issus Joseph Cressé, qui hérita du bien paternel, et Pierre Cressé, marchand, qui tint un comptoir d’escompte en la résidence actuelle de M. Noël Côté. L’une de ses filles Caroline, (1) épouse de Joseph Côté, est la mère de Messieurs Joseph, Théophile et Alexandre Côté, de cette ville.
Du notaire Luc-Michel, est issu Philippe Cressé, époux d’Emélie Lozeau, seigneuresse, qui a vécu dans la résidence Saint-Joseph actuelle.
Le nom de Cressé est disparu de Nicolet depuis assez longtemps. On compte encore du côté maternel, outre les familles Côté susdites, les descendants de Jean- Paul Beaubien, marié à Marie-Josephte Cressé, savoir: Charles, et ses sœurs Marie, Caroline et Adélaïde.
(D Demi-sœur de Pierre Cressé> fille de Marie-Anne Crevier, mariee 30 juin 1818. Pierre est fils de Marie-Louise Beaubien, mariée 30 janvier 1826.