‹ Histoire de Normandie: depuis les temps les plus reculés jusqu'a la conquêteChapitre 11 sur 82 · XXXVI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXXVI INTRODUCTION

Alors, k Voûte du ciel crèvera; Loké, suivi de tous les enfans ^e Tenfer et aidé des géans, du loup Fenrir et du serpent de Midgard , attaquera les dieux y qui engageront le combat contre ces ennemis conjurés à leur perte. Le loup, ouvrant sa gueule immense , de manière à toucher la terre avec sa mâchoire inférieure , et le ciel avec sa mâchoire supérieure , lancera le feu par ses narines et par ses yeux ; le serpent remplira l'air et les eaux de son venin. Surtur, muni d'une épée flamboyante , combattra avec eux ; Odin attaquera le loup , mais il en sera dévoré i cependant , le loup , à son tour > sera déchiré par Widar.

Thor pensera un coup mortel au serpent ; en même temps , il éprouvera Tefifet mortel dti venin que le monstre aura lancé contre lui.

Loke, à son tour, périra av^c Heimdall> qu'il aura combattu.

Surtur ificendiera tonte la terre ; lés diéu^t , les Ëinheries , ou héros reçus dans le Yalfaalla , et les hommes auront péri ; mais il restera ohé

MYTHOLOGIE D^S «GAUDINAVES. XJUYIC

demeure pour les hommes v^rtueui:, et une

autre pour Iç^ perv^r» , daD3 le Nastrond , bâti par les sçrpens et rempli de pointes déchirantes. Une |[|ouvelle terre sortira du sein de la mer. Les çhap]^p9 y prodi^iront des fruits , sans i|u'il ^it nécess^e de les cultiver. Les fils de Thor y yiendro|i);^ ainsi que Balder, qqi aura été délivré de Vempire d'Héla. Un couple de la race humaine qui aura échappé au feu dévorant de Surlwf, se propagera sur cett? nouvelle tçrre, et avra uijp po;|térité. nopil^ry^use*

Pour réçjj^Bfuei: maiqt^ant les idées des Scan^ difiaves sur la. çpsipolpgiie , iwm» dirons qu'il* cçmprensiient ],e séJQur ^^ ^h^%> i d^s hommM ç% défi e3pr^fSi .WW troi» grandes division^, r^sg^^rdrlfl Widgaapd e* VÏÏtg^W^d^ o« le ciel, ^ Ijerrç. et ^e, s^pw 4es gé^»*! •% às^ esprit^

pu la deWVre.d!^ *li«WF» r«irfei?|iiiait 1« V4? halla^ où se réunissent les âmes des braves, ou plutôt les braves mêmes qui succombent dans le combat. On n'avait pas d'idées très çla.ires«

xxxvai INTRODUCTION.

à ce qu'il paraît, sur la position relative de ces trois grandes divisions du monde. Le peuple se figurait la terre comme ronde et plate, entourée d'eau, assise sur la mer, et ayant au milieu une montagne élevée jusqu'aux nues.

D'après cette idée grossière, la terre était le Midgaard, le sommet de la montagne T Asgaard , et la sombre mer au-dessous du disque de la terre, comprenait l'Utgaard *.

Le poème de Voluspa, dont il sera question plus bas, parle de neuf régions, que l'on peut, jusqu'à un certain point, concilier avec les trois grandes divisions ci-dessus indiquées. Là plus élevée de ces régions, qui est lé monde de la lumière ou des esprits luihineux ,^ le Muspellheim, ou le môhde de feii, et le Godheim; ou le sé]6\ir des dieux, répondent à 1* Asgà'atd; ou à la première des trois grandes divisions;

tandis que la deuxième division , qui létàît le

' Voyez VEdda-Lœren, de M. Finn-Magnusen. Copenhague, 1324-26 , 4 vol. în-8*». ' "

MYTHOLOGIE DBS SCANDINAVES. xxxtt

Midgaard , répond à trois autres régions ; savoir : celle des vents et des nuages , ou le Vanaheim ; la région des hommes et celle des géans. L'Utgaard, enfin ^ comprenait la région des esprits noirs , Fenfer ou le séjour d'Héla , lieu ténébreux pour les pervers. Cependant, on regardait aussi le séjour des géans ou des Jaettes comme appartenant déjà à l'Utgaard,

ou aux régions sombres ; car les géans étaient les ennemis des dieux , qui les considéraient connue des esprits du monde infernal.

Quoi qu'il en soit de ces diverses idées , toujours parait-il ceJiain'que Fon supposait deux mondes in^périssables : le séjour des dieux et celui des régions infernales ; et qu^entre ces deux inondes on se figurait le séjour périssable des hommes. Ceux qui ont succombé dans le eombat passent dans le séjour d'Odin. Ce n'est pas précisément l'immortalité de lame qu'enseigne la mythologie Scandinave. Les guerriers repre^Mient • leur vie matérielle dans le ValhaUa. 1,1s y. combattent pour leur amuse-

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