ÉTAT DE LA
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A l'kpoqoe dk lxurs nrvAsioiis n frahcb st en anglbtierk.
On a pu Yoir^ par les chapitres précédens^ que les habitans de la Scandinavie n'étaient point dès peuples dépourvus de goût pour les lettre^ et les arts ^ et qu'ils avaient un système mytho* logique^ une poésie > une écriture^ sinon très ancienne/ au moins particuli^e ^ enfin ^ un recueil très considérable de traditions historiques et romanesques.
Il nous reste à ajouter quelques traits propres
cxuv INTRODUCTION»
à faire connaître Tétat de la civilisation des peuples que Ton ne tardera pas à voir paraître en France, et spécialement dans la Neustrie, et qui influa sur le sort et les événemens des royaumes voisins de l'Océan. Cependant, pour ne pas répéter ici ce qui a été dit à cet égard dans V Histoire des Expéditions maritimes des Normands , nous nous bornerons à quelques traits essentiels.
L'agriculture , la chasse , le soin du bétail , occupaient la partie de la nation qui restait dans le pays; l'autre partie, surtout celle qui habitait les îles et les côtes, se livrait aux excur^ fiions par mer, et cherchait à gagner, dans d'autr^a contrées, ou même dans d'autres îles ou parages de la Scandinavie , une subsistance qui lui manquait che3 elle 5 o^ qu'elle ne pouvait •cquérûr qu'à force de trayaU.
Les Scandinaves étaient forts et habitués à un climat rude« Us bravaient le^ fatiguer et )e# dangers des mers , et les évitaient ed partie par Imir lnbito»6 dans la navîgatioi;i. lU n'avaient ^
MoetJias BfiS SCAIfDlKAVBS* cxLV
généralement que de petits navires qui leut» serraient à la fois à longer les côtes maritimes et à pénétrer dans les fleuves qui y débouchent. Pour les expéditions lointaines > ils en rassemblaient un grand nombre. Chez eux', l'héritage paternel passait à l'un des fils ; lesautres , obligés de chercher à s'établir ailleurs » préféraient^ pour la plupart, suivre quelque chef «itreprenant dans àes parages éloignés. Ces excursions se bornèrent probablement pendant long-temps à la mer Baltique et aux Ûes et cÀtes océaniques voisines de la Scandinavie ; mais , peu à peu , enhardis par le succès , les marins Scandinaves se hasardèrent dans TOcéan, et arrivèrent aux côtes d'Angleterre et de France. lisse mettaient, comme les Germains dont parle Tacite, au service d'un chef, et devenaient ses fidèles compagnons, partageaient avec lui le danger et le butin. Hien ne leur paraissait plus honora^ ble que de chercher à acquérir de la gloire dans leS' contrées étrangères , et èe combattre pour mériter une place dans le Walhalla. Us